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Immobilier et coût du crédit — couple examinant des annonces dans la vitrine d'une agence, devant des façades résidentielles françaises après la pluie.
Immobilier

Immobilier : la reprise reste freinée par le coût du crédit

Les prévisions publiées à la rentrée situent les ventes de logements anciens de 2026 entre 920 000 et 955 000. Le crédit reste actif, mais la remontée des taux réduit le budget accessible aux acheteurs.

Par Julien Marchal3 min de lecture
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Des prévisions encore sous le million de ventes

Les prévisions pour 2026 situent le marché de l'ancien entre 920 000 et 955 000 transactions. SeLoger-Meilleurs Agents anticipe environ 955 000 ventes, tandis que la FNAIM en attend 920 000. Ce sont des scénarios professionnels, pas un décompte définitif. SeLoger-Meilleurs Agents estime qu'il faudrait près d'un million de transactions dans l'ancien pour un marché pleinement dynamique.

Les prix ne signalent pas non plus un redémarrage net. Ils sont stables sur un an à l'échelle nationale selon l'indicateur de SeLoger-Meilleurs Agents. Les dix plus grandes villes de province affichent un recul de 0,4 %. Thomas Lefebvre, directeur scientifique de SeLoger et Meilleurs Agents, résume : « Les acheteurs sont toujours là et le marché n'est pas bloqué. »

Le crédit reste ouvert, mais plus cher

Le taux hors renégociations (Taux moyen des nouveaux prêts accordés, en excluant les anciens crédits dont les conditions ont été renégociées.) s'est établi à 3,27 % en juin, après 3,21 % en mai, selon la Banque de France. Il s'agit du taux moyen des nouveaux crédits à l'habitat, hors prêts dont les conditions ont été renégociées. La production mensuelle désaisonnalisée de ces nouveaux prêts a pourtant atteint 13,2 milliards d'euros, contre 11,4 milliards le mois précédent.

Taux moyen des nouveaux crédits à l'habitat, de janvier à juin 2026 : progression de 3,17 % à 3,27 % malgré un léger repli en mai.
Le taux moyen des nouveaux prêts hors renégociations a augmenté sur deux des trois intervalles observés.LaBanque.org — données : Banque de FranceSource

Depuis le printemps, la Banque de France observe une stabilisation des prêts aux primo-accédants, des ventes et des crédits accordés à l'ensemble des emprunteurs. Les taux relevés par le courtier Pretto atteignent 3,54 % en moyenne sur 20 ans en septembre. Cet indicateur par durée ne se compare pas directement à la moyenne de la Banque de France, calculée sur les prêts effectivement signés toutes durées confondues.

Le contraste est plus marqué dans le neuf. Les réservations de logements collectifs y restent autour de 15 000 à 16 000 par trimestre, contre près de 30 000 avant la crise sanitaire, selon SeLoger-Meilleurs Agents.

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