Assurance : les recours au médiateur ont bondi en 2025
La Médiation de l’Assurance a reçu 46 830 saisines en 2025, soit 28 % de plus qu’un an plus tôt. Ce recours gratuit peut aider après l’échec d’une réclamation, mais seuls les dossiers qui respectent des conditions précises sont examinés.
14 220 litiges ont été résolus, selon la Médiation de l’Assurance.
7,6 mois : c’est le délai moyen observé pour aboutir à une solution.
Une hausse, mais pas tous les litiges examinés
La Médiation de l’Assurance a reçu 46 830 demandes en 2025, en hausse de 28 % sur un an. Sa série détaillée en recense 46 829 : l’écart d’une unité entre les deux publications officielles ne change pas l’évolution annoncée.
La courbe progresse chaque année entre 2019 et 2025. L’accélération commence en 2023, sans que le rapport permette d’isoler une cause unique.
Cette hausse ne signifie pas que chaque demande conduit à un examen du litige. Une saisine (Demande formelle adressée à un médiateur pour tenter de régler un litige sans procès.) est une demande formelle adressée à un médiateur pour tenter de régler un différend sans procès. En 2025, 20 846 saisines ont été déclarées recevables, soit 45 % des demandes reçues.
Les demandes reçues ont augmenté lors de chacun des six intervalles de la série, de 14 758 en 2019 à 46 829 en 2025.LaBanque.org — données : La Médiation de l’Assurance, rapport d’activité 2025Source
Les plus fortes hausses concernent la complémentaire d’assurance santé (+97 %) et l’assurance auto (+81 %). Elles touchent aussi l’assurance emprunteur (Assurance liée à un crédit, qui peut prendre en charge tout ou partie des échéances selon les garanties prévues.) (+77 %) et l’assurance habitation (+48 %). Ces pourcentages portent sur les demandes adressées au médiateur, non sur les cotisations ou les indemnités.
Le rapport avance plusieurs explications : une meilleure information des assurés, la simplicité du dépôt en ligne et les préoccupations de pouvoir d’achat. Il ne mesure pas la part de chacun de ces facteurs.
La réclamation écrite reste le point de départ
Le médiateur est un recours de second niveau. L’assuré doit d’abord tenter de résoudre le différend par une réclamation écrite auprès de son assureur ou de son intermédiaire.
Depuis la réforme du parcours de réclamation appliquée en 2023, l’assureur doit répondre dans les deux mois. Sa réponse écrite doit indiquer le médiateur compétent et les modalités de saisine.
Il n’est pas toujours nécessaire d’attendre l’expiration de ce délai. Une réponse définitive qui ne satisfait pas l’assuré permet de saisir le médiateur immédiatement. À défaut, le recours est ouvert deux mois après la première réclamation écrite.
La procédure est gratuite. Elle ne ferme pas la voie judiciaire si l’avis du médiateur ne satisfait pas l’assuré ou n’est pas suivi par l’assureur.
Une saisine recevable (Demande qui respecte les conditions permettant au médiateur de l’examiner, notamment une réclamation écrite préalable.) doit être déposée dans l’année qui suit cette réclamation. Elle est aussi écartée si le litige est déjà examiné par un tribunal ou par un autre médiateur. La date de la réclamation écrite sert de repère pour ce délai d’un an. Conserver l’envoi et la réponse permet d’établir l’ordre des démarches.
Le dépôt s’effectue souvent en ligne : 70 % des assurés ont utilisé cette voie en 2025. La Médiation constate que les demandes numériques se sont allongées de 21 % entre le début de 2025 et le début de 2026. Elle évoque un effet possible de l’intelligence artificielle, sans établir sa part dans la hausse des recours.
La saisine peut relancer le dialogue
La Médiation de l’Assurance indique avoir résolu 14 220 litiges en 2025, 40 % de plus qu’en 2024. Dans 55 % des dossiers résolus, l’issue a été favorable au réclamant, en tout ou partie. Ce n’est pas un taux de décisions imposées aux assureurs.
Une part des dossiers se règle après la saisine, sans proposition formelle du médiateur. Dans 36 % des dossiers recevables, l’assureur a formulé une proposition de règlement amiable. Le recours peut donc relancer le dialogue, sans créer un droit automatique à indemnisation.
Les délais restent variables. 36,4 % des réclamants ont obtenu une solution dans les 90 jours suivant leur saisine. Le délai moyen de résolution a atteint 7,6 mois.
Après un incendie, les mensualités de crédit immobilier continuent en principe de courir. La banque peut accepter un report, ou le juge accorder un délai. Les mesures annoncées pour les sinistrés concernent d'abord l'assurance habitation.
Le gouvernement prépare un décret pour porter de 100 à 200 € le montant annuel maximal des franchises médicales et participations forfaitaires. La hausse viserait surtout les personnes qui consultent souvent ou suivent des traitements réguliers, tandis que les publics aujourd’hui exonérés conserveraient leur protection.
La Médiation de l’Assurance a reçu 46 829 saisines en 2025, soit 28 % de plus qu’un an plus tôt. Ce total ne correspond pas au nombre de dossiers examinés : il faut d’abord avoir adressé une réclamation écrite à son assureur.
Après les incendies, les particuliers et les entreprises concernés ont jusqu'au 31 août 2026 pour déclarer leur sinistre à l'assureur. La couverture des dommages reste ensuite déterminée par les garanties prévues dans le contrat.