Canicules : Bercy estime 0,1 point de PIB en moins
Bercy estime que les canicules et la sécheresse retireraient 0,1 point au PIB français en 2026. Le choc passerait d'abord par l'agriculture. Le chiffrage reste une estimation.
La Direction générale du Trésor a présenté son chiffrage le 2 septembre lors d'une table ronde à l'Assemblée nationale. Il porte sur l'ensemble de 2026 et correspond à 0,1 point de PIB en moins, en moyenne annuelle.
Un point de croissance (Écart entre deux taux de croissance : passer de 1,0 % à 0,9 % retire 0,1 point.) mesure l'écart entre deux rythmes de progression. Une prévision de 1,0 % ramenée à 0,9 % perd ainsi 0,1 point.
Le canal principal est agricole. Les comptes rendus évoquent un recul de 8 %, mais ne désignent pas le même indicateur : AFP cite la production agricole, LCP la valeur ajoutée. Ce chiffre doit donc être lu comme un ordre de grandeur de l'impact sur l'agriculture, pas comme une mesure définitive pour toute l'économie.
Selon Bercy, les données disponibles ne signalent pas de « décrochage généralisé de l'activité ». Le Trésor cite aussi le travail, les chantiers, les transports et l'électricité parmi les canaux possibles. Aucun coût distinct n'est chiffré pour ces postes en 2026.
Le maïs montre l'ampleur du choc agricole
Agreste estime la récolte française de maïs grain, semences comprises, à 9,0 millions de tonnes en 2026. Cela représente 35 % de moins qu'en 2025. Le rendement moyen prévu atteint 70,3 quintaux par hectare, sous l'effet de la sécheresse et des températures caniculaires.
Cette baisse ne s'explique pas par la seule météo estivale. Dès juin, Agreste anticipait des surfaces de maïs grain en repli de 19 % sur un an, à 1,31 million d'hectares. La prévision de récolte combine donc des rendements plus faibles et une surface cultivée déjà réduite. Les chiffres agricoles restent des prévisions de campagne et pourront être révisés au fil de nouvelles estimations de campagne.
La Banque du Canada a laissé son taux directeur à 2,25 % le 2 septembre. La reprise s’affermit, mais la hausse des prix de l’essence et les tensions commerciales maintiennent l’institution en alerte.
Entre mars et août 2026, la banque centrale néerlandaise a relocalisé environ 86 tonnes d’or vers Londres. Le stock national n’a pas diminué. L’objectif est de pouvoir en mobiliser une plus grande part en cas de crise.
Pour son entrée en Bourse à Hong Kong, Shein a chuté jusqu'à 17,59 % avant de clôturer à 48,50 HK$. Le repli final atteint 0,12 % par rapport au prix d'émission. Les comptes récents du groupe donnent un contexte plus large à cette cotation.