L'Insee ramène à 0,0 % la croissance française du deuxième trimestre 2026, contre +0,2 % dans sa première estimation. Les stocks ont largement effacé les soutiens de la consommation et du commerce extérieur. Le pouvoir d'achat des ménages recule aussi de 0,6 % par unité de consommation.
Au deuxième trimestre 2026, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) retient une croissance nulle. Le produit intérieur brut (PIB) en volume est resté stable. Sa première estimation, publiée le 30 juillet, prévoyait +0,2 %. Le premier trimestre est aussi revu, de -0,1 % à -0,2 % après arrondi.
La révision du deuxième trimestre atteint -0,2 point après arrondi. L'Insee l'explique notamment par des données plus dégradées pour l'agriculture. Les prix des services marchands ont aussi été plus élevés qu'attendu, en particulier dans les transports.
À l'issue du semestre, l'acquis de croissance pour l'ensemble de 2026 s'établit à +0,3 %.
Les quatre points montrent +0,4 % au troisième trimestre 2025, +0,3 % au quatrième, -0,2 % au premier trimestre 2026 et 0,0 % au deuxième.LaBanque.org — données : InseeSource
Les stocks masquent une activité plus contrastée
Dans la demande intérieure, l'investissement total a reculé de 0,3 %. Il a limité l'effet de la hausse de la consommation (La consommation rassemble les achats de biens et services des ménages, du logement à l’alimentation, et les choix de budget qui les accompagnent.) des ménages. La demande intérieure finale hors stocks a néanmoins contribué pour 0,2 point à l'activité. L'investissement a été freiné par les services marchands et la construction.
La consommation des ménages a progressé de 0,3 %. Les exportations ont gagné 2,9 %, contre 1,1 % pour les importations. Le commerce extérieur a ainsi apporté 0,6 point au PIB.
Les variations de stocks, soit l'écart entre les biens disponibles et ceux vendus, ont retiré 0,7 point à la croissance. Elles avaient ajouté 0,9 point au trimestre précédent. Ce déstockage a largement effacé les soutiens de la demande intérieure et du commerce extérieur.
Le signal est aussi défavorable pour les ménages. Leur revenu disponible brut a augmenté de 0,5 %, mais les prix de leur consommation ont progressé de 1,0 %. Le pouvoir d'achat (Le pouvoir d'achat mesure la quantité de biens et de services qu'un revenu permet d'acheter, une fois l'évolution des prix prise en compte.) par unité de consommation a donc reculé de 0,6 %. Le taux d'épargne est revenu de 17,9 % à 17,2 % du revenu disponible brut.
Pour aller plus loin
Consommation — comprendre les règles et les démarches
L’Insee a révisé à 0,0 % la croissance française du deuxième trimestre 2026, contre +0,2 % estimé fin juillet. Le pouvoir d’achat par unité de consommation recule de 0,6 %, les prix ayant progressé plus vite que les revenus.
Le gouvernement annonce vouloir maintenir l’indexation du RSA et de l’Aspa sur l’inflation en 2027. Aucun taux ni montant futur n’est fixé, et les deux aides ne suivent pas le même calendrier de revalorisation.
Bruno Le Maire propose de déplacer une partie du financement de la protection sociale du salaire vers la consommation. Hausse de TVA, désindexation et allègement des successions : aucune de ces pistes ne modifie aujourd'hui les règles applicables.
La DGCCRF a demandé à Conforama France de cesser des pratiques jugées trompeuses sur les promotions affichées sur son site. L’avis vise les prix barrés, sans préciser les produits ni les prix concernés.
À quelques heures de la décision de la Banque centrale européenne, les grands indices oscillent faiblement. Les investisseurs suivront le niveau des taux, puis les indications de Christine Lagarde sur leur évolution.
Le CAC 40 gagnait 0,3 % dans la matinée du 10 septembre, après sa baisse de 1,94 % la veille. Les marchés attendaient les annonces de la Banque centrale européenne prévues dans l'après-midi. Ce rebond restait un instantané de séance.