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Inflation américaine et Fed — façade institutionnelle en pierre à Washington, drapeau américain au vent et passants lointains sur le trottoir.
Bourse

Kevin Warsh laisse ouverte une hausse des taux américains

Kevin Warsh estime que l’inflation américaine reste trop élevée et garde ouverte la possibilité d’un relèvement des taux. Le comité de la Fed se réunira les 15 et 16 septembre. Sa décision est attendue le 16 septembre.

Par Julien Marchal2 min de lecture
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Warsh garde une option ouverte

Le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, a durci son message le 28 août à Jackson Hole. Dans son texte préparé, rapporté par Axios, il a demandé que la Fed soit convaincue d’un retour clair et assez rapide de l’inflation sous-jacente (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) vers 2 %. « Otherwise, we have work to do », a-t-il ajouté.

Cette formule ne constitue pas une annonce de hausse. Le Federal Open Market Committee (FOMC) se réunira les 15 et 16 septembre, avec de nouvelles projections économiques. Sa décision est attendue le 16 septembre. C’est donc un signal pour les marchés, non une nouvelle décision monétaire.

L’inflation PCE (Indice des prix des dépenses de consommation, utilisé par la Fed comme référence pour son objectif d’inflation de 2 %.) a progressé de 3,7 % sur un an en juillet. Hors alimentation et énergie, elle s’établissait à 3,3 %. Le taux global a reculé après 4,1 % en mai, mais il est resté stable par rapport à juin.

Inflation PCE américaine d’avril à juillet 2026 : hausse de 3,8 % à 4,1 % en mai, puis repli et stabilité à 3,7 %.
Après un pic à 4,1 % en mai, l’inflation PCE a reflué à 3,7 % et s’y est maintenue en juillet.LaBanque.org — données : U.S. Bureau of Economic AnalysisSource

Ces données expliquent le ton ferme de Warsh. Le reflux depuis mai ne ramène pas encore l’inflation au niveau recherché par la Fed.

Le discours ne précise ni calendrier ni ampleur d’un éventuel relèvement. Pour les marchés, le message reste conditionnel. Une inflation durablement élevée renforcerait l’argument d’une hausse. Un reflux plus net conforterait le statu quo.

Un vote de juillet déjà divisé

Le 29 juillet, le FOMC a maintenu le taux directeur américain entre 3,50 % et 3,75 %. Le vote a été de neuf voix contre trois. Beth Hammack, Neel Kashkari et Lorie Logan demandaient déjà une hausse immédiate de 0,25 point.

Ce vote montre qu’une ligne plus ferme existe au sein du comité. Il ne permet pas de déduire l’issue de septembre : Warsh préside le FOMC, mais il ne fixe pas seul les taux.

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  • Inflation — comprendre les règles et les démarches

Sources

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