Le CAC 40 rebondit avant l’intervention de Kevin Warsh
Le CAC 40 a rebondi vendredi matin, dans le sillage des places européennes. Le marché attendait l’intervention de Kevin Warsh à Jackson Hole, tandis que les indicateurs français offraient un tableau plus contrasté.
À 7h08 GMT, le STOXX Europe 600 gagnait 0,6 %, à 655,64 points. La place parisienne menait alors le mouvement régional, avec une hausse d’environ 1 % après un plus bas d’un mois la veille.
Vers 9h10 à Paris, l’indice gagnait 0,9 %, à 8 396 points. Il restait alors en séance : ces niveaux ne préjugeaient pas de la clôture.
La Fed et les indicateurs français en ligne de mire
Ce mouvement précédait l’allocution de Kevin Warsh, président de la Réserve fédérale américaine, attendue à 16h à Paris. Les investisseurs anticipaient d’éventuels messages sur l’inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) et les taux d’intérêt. Ils ne pouvaient pas encore réagir à un discours qui n’avait pas été prononcé.
Nommé le 22 mai 2026, Kevin Warsh participe pour la première fois à ce rendez-vous dans cette fonction. Des taux durablement élevés pèsent généralement sur la valorisation des actions (Titres qui représentent une fraction du capital d'une entreprise cotée.), en augmentant le rendement exigé par les investisseurs. Toute inflexion de ton de la Fed est donc scrutée bien au-delà des États-Unis.
Le symposium de Jackson Hole se tient du 27 au 29 août. Kevin Warsh devait ouvrir la session du vendredi. Le FOMC (Comité de la Réserve fédérale américaine qui décide notamment des taux directeurs.) est le comité américain qui fixe notamment les taux directeurs. Jackson Hole n’est pas une réunion de décision de ce comité.
L’Insee a estimé l’inflation d’août à 2,4 % sur un an, après 2,1 % en juillet. L’énergie et les produits pétroliers expliquent principalement cette accélération. Les résultats définitifs sont attendus le 15 septembre.
L’institut a aussi révisé la croissance française du deuxième trimestre à 0,0 %, après -0,2 % au premier. La première estimation faisait état de +0,2 %. Ces statistiques ne suffisent pas à expliquer un mouvement intrajournalier, mais elles éclairent la prudence du marché.
Le CAC 40 gagnait 0,3 % dans la matinée du 10 septembre, après sa baisse de 1,94 % la veille. Les marchés attendaient les annonces de la Banque centrale européenne prévues dans l'après-midi. Ce rebond restait un instantané de séance.
La taxe sur les transactions financières est bien en vigueur à 0,4 % sur certains achats d’actions françaises. La Cour des comptes constate qu’elle rapporte 2,5 milliards d’euros en 2025, mais régule peu les marchés. Pour un particulier, elle s’ajoute aux frais du courtier lors d’un achat taxable.
Un rapport de la Cour des comptes, publié le 9 septembre, juge la taxe sur les transactions financières peu efficace pour réguler les marchés. Elle a néanmoins rapporté 2,5 milliards d’euros en 2025. L’écart s’explique par une assiette qui ne couvre qu’une part limitée des échanges.
Le CAC 40 a évolué près de l'équilibre lundi matin, soutenu par les semi-conducteurs mais freiné par les tensions sur l'énergie. Le marché attend surtout la décision de la Banque centrale européenne jeudi.
L’économie américaine a créé 162 000 emplois en août, bien plus que les 65 000 attendus. Wall Street a reculé, car ce rebond renforce la possibilité de taux plus élevés. L’inflation d’août devient le prochain test.
À quelques heures de la décision de la Banque centrale européenne, les grands indices oscillent faiblement. Les investisseurs suivront le niveau des taux, puis les indications de Christine Lagarde sur leur évolution.