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Taux directeur maintenu au Canada — hall bancaire en pierre et verre, comptoir en noyer et drapeau canadien visible à l’extérieur.
Bourse

La Banque du Canada maintient son taux directeur à 2,25 %

La Banque du Canada a laissé son taux directeur à 2,25 % le 2 septembre. La reprise s’affermit, mais la hausse des prix de l’essence et les tensions commerciales maintiennent l’institution en alerte.

Par Julien Marchal2 min de lecture
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Une pause qui dure depuis l’automne 2025

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur (Taux fixé par une banque centrale pour les prêts à très court terme entre institutions financières, qui influence ensuite les taux du crédit.) à 2,25 %, son niveau depuis le 29 octobre 2025. Le taux officiel d’escompte reste fixé à 2,50 % et la rémunération des dépôts à 2,20 %.

Le Conseil de direction juge que l’activité et l’inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) évoluent globalement comme prévu en juillet. Le produit intérieur brut (PIB) canadien a progressé de 3,3 % au deuxième trimestre, en rythme annualisé, après un début d’année très faible. Le taux de chômage a reculé à 6,4 % en juillet.

Taux directeur de la Banque du Canada, d’avril 2025 à septembre 2026 : deux baisses à l’automne 2025, puis un plateau à 2,25 %.
Après deux baisses à l’automne 2025, le taux est resté à 2,25 % lors des sept décisions suivantes.LaBanque.org — données : Banque du CanadaSource

La banque centrale estime toutefois que l’économie conserve des capacités inutilisées. La reprise doit encore se confirmer. Son gouverneur, Tiff Macklem, a expliqué que les données récentes étaient « largement conformes » aux prévisions de juillet.

L’essence porte l’inflation à 3 %

L’inflation a atteint 3,0 % sur un an en juillet, contre 2,8 % en juin. Hors essence, elle est restée à 2,2 % pour le troisième mois consécutif. La Banque du Canada attribue le niveau élevé de l’inflation globale surtout aux prix persistants de l’essence.

Les mesures d’inflation fondamentale sont restées proches de 2 %. Cet écart éclaire la prudence de l’institution. Elle surveille le risque que le renchérissement de l’énergie se propage aux autres prix. Elle suit aussi le conflit au Moyen-Orient, les nouveaux droits de douane américains et les contre-mesures canadiennes.

La décision influence surtout les taux courts, notamment le taux préférentiel utilisé pour certains prêts à taux variable. Elle ne fixe pas les taux hypothécaires. Les taux fixes dépendent aussi du coût de financement des prêteurs et des taux de marché à plus longue échéance. La prochaine décision, accompagnée d’un Rapport sur la politique monétaire, est prévue le 28 octobre.

Sources

Dans le dossier « Inflation »

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