La surtaxe des grandes entreprises pourrait rester en 2027
La prolongation de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises en 2027 n'est pas décidée. Bercy l'étudie parmi d'autres pistes budgétaires. Le droit actuel ne couvre que les exercices 2025 et 2026.
Une piste budgétaire, pas une reconduction acquise
La contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises pourrait figurer dans le budget 2027. Mais sa prolongation n'est pas décidée. Bercy a indiqué à l'AFP que « plusieurs pistes sont étudiées dans le cadre du budget, mais rien n'est arbitré ».
Le droit en vigueur limite cette contribution aux deux premiers exercices clos à compter du 31 décembre 2025. Pour une société qui clôture ses comptes le 31 décembre, il s'agit donc de 2025 et 2026. Une application en 2027 demanderait une nouvelle disposition votée par le Parlement.
Si le gouvernement retient cette option, il devra l'inscrire dans son projet de loi de finances pour 2027. Ce texte doit être déposé au plus tard le 6 octobre 2026.
Comment fonctionne la surtaxe actuelle
La contribution ne concerne pas les particuliers. En 2026, elle vise les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés dont le chiffre d'affaires réalisé en France atteint au moins 1,5 milliard d'euros.
Elle ne s'applique pas directement aux ventes ni au bénéfice comptable. Son calcul repose sur la moyenne de l'impôt sur les sociétés dû pour 2025 et 2026, avant crédits et réductions d'impôt.
La majoration est de 20,6 % lorsque les chiffres d'affaires pris en compte restent sous 3 milliards d'euros. Elle atteint 41,2 % si l'un d'eux atteint ce seuil. Des mécanismes de lissage s'appliquent près des limites.
Ces pourcentages ne sont pas le taux total d'imposition des bénéfices. Ils s'ajoutent au taux normal de 25 % de l'impôt sur les sociétés. La loi de finances pour 2026 prévoit 7,3 milliards d'euros de recettes pour cette contribution. Cette prévision éclaire son poids budgétaire, sans chiffrer une éventuelle recette en 2027 : les seuils et les taux d'une prolongation ne sont pas connus.
Depuis le 1er juillet 2026, l'Union européenne taxe les petits colis de moins de 150 euros. Ce droit forfaitaire de 3 euros par catégorie d'articles fait bondir les prix finaux. En France, les commandes s'effondrent sur les plateformes chinoises comme Temu et AliExpress.
Sébastien Lecornu promet une baisse en 2027 de la surtaxe payée par les très grandes entreprises. Aucun nouveau taux ni seuil n'est encore connu. Le pacte Dutreil serait maintenu, avec les restrictions entrées en vigueur en 2026.
Le déficit commercial américain s'est creusé à 88,6 milliards de dollars en juillet. Les importations ont augmenté tandis que les exportations ont reculé. Le déficit cumulé depuis janvier reste néanmoins inférieur à celui de 2025.
Édouard Philippe propose de créer une allocation familiale unique de 350 euros par mois versée dès le premier enfant. Cette mesure de campagne pour 2027 s'accompagnerait d'une réduction d'impôt sur le revenu pour soulager le pouvoir d'achat des classes moyennes.
Le gouvernement libère 10 millions de barils de gazole pour faire baisser les prix de 12 à 18 centimes pendant trois mois. Cette manœuvre sur les stocks stratégiques évite toute dépense publique, alors que l'exécutif doit ramener le déficit public à 5,0 % du PIB en 2027.
Le Rassemblement national a présenté le 6 octobre 2026 son contre-budget 2027, sans effet juridique immédiat. Il vise 140 milliards d’euros nets d’économies en 2032. Le programme annonce aussi 30 milliards d’euros nets de baisses d’impôts et 15 milliards de dépenses provisionnées pour de nouveaux droits.