Lecornu promet de baisser la surtaxe des grandes entreprises
Sébastien Lecornu promet une baisse en 2027 de la surtaxe payée par les très grandes entreprises. Aucun nouveau taux ni seuil n'est encore connu. Le pacte Dutreil serait maintenu, avec les restrictions entrées en vigueur en 2026.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis de baisser la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (Surtaxe temporaire qui s'ajoute à l'impôt sur les sociétés pour les entreprises au chiffre d'affaires très élevé.) dans le projet de budget pour 2027. Le courrier, rendu public le 9 septembre, était adressé aux chefs d'entreprise. Aucun projet de loi ni barème pour 2027 n'a encore été publié.
La loi de finances pour 2026 a reconduit cette contribution pour un an. Elle vise les entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse 1,5 milliard d'euros. Le seuil était fixé à 1 milliard d'euros en 2025. Ce relèvement a exclu les entreprises de taille intermédiaire.
Son montant ne dépend toutefois pas directement de ce chiffre d'affaires. Les taux sont de 20,6 % jusqu'à 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, puis de 41,2 % au-delà. Ils s'appliquent à la moyenne de l'impôt sur les sociétés dû en 2025 et 2026, avant réductions et crédits d'impôt.
Pour les entreprises concernées, un changement ne pourra intervenir qu'après l'adoption de la loi de finances.
Le pacte Dutreil reste soumis aux règles de 2026
Le courrier promet aussi de préserver le pacte Dutreil. Ce maintien ne rétablit pas les règles appliquées avant 2026. La loi de finances pour 2026 a exclu de l'avantage les actifs non exclusivement affectés à l'activité opérationnelle.
Elle a aussi porté de quatre à six ans l'engagement individuel de conservation. Les actifs concernés comprennent notamment les logements sans usage professionnel, les objets d'art, les véhicules de tourisme et les bijoux.
Le courrier évoque enfin un « pacte Papin » pour faciliter les transmissions d'entreprises aux salariés. Ses modalités ne sont pas publiées. Le projet de loi de finances pour 2027, attendu le 30 septembre, devra préciser la portée juridique de ces annonces.
Depuis le 1er juillet 2026, l'Union européenne taxe les petits colis de moins de 150 euros. Ce droit forfaitaire de 3 euros par catégorie d'articles fait bondir les prix finaux. En France, les commandes s'effondrent sur les plateformes chinoises comme Temu et AliExpress.
Le déficit commercial américain s'est creusé à 88,6 milliards de dollars en juillet. Les importations ont augmenté tandis que les exportations ont reculé. Le déficit cumulé depuis janvier reste néanmoins inférieur à celui de 2025.
Les États-Unis appliquent de nouveaux droits de douane sur certains drones et composants importés depuis le 3 septembre. Le taux de 100 % ne vise pas tous les appareils : les drones de 25 kg ou moins dépourvus d’imagerie thermique relèvent en principe de 25 %.
Le Conseil d'analyse économique préconise un redressement budgétaire d'au moins 125 milliards d'euros d'ici 2032 pour stabiliser la dette publique. Cet assainissement vise à freiner l'explosion des intérêts d'emprunt et nécessiterait des arbitrages majeurs dès 2027.
Le Premier ministre réunit les distributeurs de carburants lundi 12 octobre à Matignon pour caler une baisse de 12 à 18 centimes par litre de gazole. Issu du déblocage de réserves stratégiques, ce rabais de trois mois doit apparaître à la pompe dès les premiers jours de novembre.
La commission des finances a maintenu le 8 octobre 2026 la réforme de l'apport-cession, rejetant sa suppression grâce à la gauche. Les députés ont toutefois voté un compromis qui préserve l'exonération lors d'un décès et protège les stocks de plus-values déjà constitués.