Bolloré prévoit d’arrêter la production des bus Bluebus
Bolloré projette d’arrêter la production de bus électriques Bluebus à Ergué-Gabéric, dans le Finistère. Deux procédures distinctes visent 115 postes, sans que les départs soient encore définitifs.
L’annonce a été faite aux équipes de Bluebus le 8 septembre. Le projet concerne l’arrêt définitif de la production sur le site d’Ergué-Gabéric, dans le Finistère.
Chez Bluebus, une procédure d’information-consultation est ouverte sur un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi : procédure encadrant des suppressions de postes, avec consultation des représentants du personnel et mesures d’accompagnement.)), qui vise 74 postes. Le chiffre ne correspond donc pas, à ce stade, à 74 licenciements définitivement actés.
Les 115 emplois mentionnés dans les premières informations additionnent aussi les 41 postes visés par un autre PSE, chez Blue Solutions. Cette société sœur développe des batteries. Sa procédure est distincte et accompagne le recentrage de sa stratégie sur une nouvelle génération de batterie.
Bolloré explique le projet Bluebus par un marché français moins dynamique qu’attendu, une concurrence (La concurrence organise la rivalité entre entreprises pour attirer les clients par les prix, la qualité, le choix et l’innovation.) intense et une pression sur les prix. Le groupe estime que l’activité n’a pas la taille suffisante pour rivaliser avec les autres acteurs du secteur.
Le suivi des bus déjà livrés doit rester assuré
L’arrêt projeté porte sur la fabrication, pas sur le service des véhicules déjà en circulation. Bluebus prévoit de conserver une organisation réduite pour le service après-vente et le suivi des flottes. Le groupe comptait plus de 700 Bluebus en circulation dans le monde au 31 décembre 2025.
Une offre d’un industriel européen pour reprendre l’activité de recherche et développement de Bluebus doit aussi être présentée aux représentants du personnel. Elle pourrait entraîner le transfert de 17 contrats de travail, mais le nom de l’acquéreur potentiel et l’issue de l’opération ne sont pas publics.
Les procédures d’information-consultation doivent encore suivre leur cours. Bolloré sollicitera ensuite les autorisations administratives nécessaires. Le groupe n’a annoncé ni date effective d’arrêt de la production ni calendrier pour ces étapes.
Les prix de la réassurance devraient encore baisser en 2027, selon deux agences de notation. Cette couverture est achetée par les assureurs, pas directement par les ménages. Elle ne préjuge donc pas d'une baisse des cotisations habitation ou automobile.
Le groupe belge Rossel négocie l'achat d'environ 80 % du Groupe Sud Ouest, détenus par la famille Lemoîne. La cession reste à finaliser, après la consultation des représentants du personnel, avec un objectif annoncé avant la fin de 2026.
Les taux des crédits immobiliers remontent dans les barèmes de septembre. Sur vingt ans, les moyennes observées vont de 3,43 % à 3,54 % selon les courtiers ; un retour vers 4 % reste un scénario, pas un taux déjà appliqué.
Sébastien Lecornu promet une baisse en 2027 de la surtaxe payée par les très grandes entreprises. Aucun nouveau taux ni seuil n'est encore connu. Le pacte Dutreil serait maintenu, avec les restrictions entrées en vigueur en 2026.
Le prix de gros du gaz européen a brièvement dépassé 80 €/MWh le 9 septembre, sur fond de tensions sur les livraisons mondiales. Ce pic ne se répercute pas automatiquement sur les factures françaises. L'offre souscrite et le prix repère de la CRE comptent aussi.
Selon une simulation de la CRE, les capacités renouvelables ajoutées depuis 2020 ont réduit les prix de gros de l’électricité en 2025. Ce gain pour le système ne garantit pas une baisse immédiate de la facture de chaque foyer.