Le déficit commercial américain se creuse en juillet
Le déficit commercial américain s'est creusé à 88,6 milliards de dollars en juillet. Les importations ont augmenté tandis que les exportations ont reculé. Le déficit cumulé depuis janvier reste néanmoins inférieur à celui de 2025.
Les importations ont bondi, les exportations ont reculé
Le déficit commercial (Situation où la valeur des importations d'un pays dépasse celle de ses exportations.) américain a atteint 88,6 milliards de dollars en juillet, selon le Bureau of Economic Analysis et le Census Bureau. Il s'est creusé de 17,4 milliards en un mois, après révision du chiffre de juin à 71,2 milliards.
Les importations ont augmenté de 10,8 milliards, à 399,3 milliards de dollars. Les exportations ont reculé de 6,6 milliards, à 310,7 milliards. Ces deux mouvements expliquent l'écartement du solde des échanges américains avec le reste du monde.
Les données sont corrigées des variations saisonnières, mais pas de l'évolution des prix. Elles décrivent donc des montants courants, pas les volumes échangés.
Entre avril et juillet, la série compte deux hausses, une baisse et aucune stabilité : le déficit passe de 52,883 à 88,576 milliards de dollars.LaBanque.org — données : Census Bureau et BEA, série relayée par FREDSource
Sur les trois mois achevés en juillet, le déficit moyen atteint 78,5 milliards de dollars. Il progresse de 11,9 milliards par rapport à celui calculé à fin juin.
Les biens d'équipement ont porté l'essentiel de la hausse des importations, avec une progression de 14,4 milliards de dollars. Les ordinateurs, leurs accessoires et les semi-conducteurs figurent parmi les postes en hausse. Les importations de services ont diminué de 0,6 milliard, à 78,7 milliards. À l'export, les ventes de biens ont diminué de 6,2 milliards, notamment sous l'effet du recul des fournitures et matières industrielles.
Le recul cumulé depuis janvier demeure net
Le déficit des biens a atteint 119,6 milliards de dollars. L'excédent des services a progressé de 0,2 milliard, à 31,0 milliards, sans compenser la dégradation du solde des marchandises.
Le chiffre de juillet ne permet pas d'attribuer ce mouvement aux droits de douane (La douane contrôle les marchandises et certains fonds qui franchissent une frontière, pour appliquer les taxes, interdictions et formalités.) ou à une politique commerciale précise. Sur les sept premiers mois de 2026, le déficit des biens et services reste inférieur de 29,6 % à celui de la même période de 2025. Les exportations ont progressé de 12,0 % sur un an, contre 1,9 % pour les importations.
Les États-Unis appliquent de nouveaux droits de douane sur certains drones et composants importés depuis le 3 septembre. Le taux de 100 % ne vise pas tous les appareils : les drones de 25 kg ou moins dépourvus d’imagerie thermique relèvent en principe de 25 %.
Depuis le 1er juillet, un droit de douane européen de 3 € s’applique à certains achats en ligne importés. Bercy y voit un premier recul des petits colis, mais sans publier les données qui permettraient de le mesurer précisément.
Le Canada appliquera, le 8 septembre, des droits de douane supplémentaires de 15 % à 50 % sur certains biens américains. Le dispositif couvre 27,6 milliards de dollars canadiens d'importations et répond aux droits américains de 50 % sur des produits canadiens.
Volkswagen a validé un plan prévoyant environ 50 000 ajustements de postes supplémentaires dans le monde. Le total de 100 000 souvent cité additionne cette mesure à des réductions déjà convenues en Allemagne, selon deux périmètres et modalités distincts.
Le groupe belge Rossel négocie l'achat d'environ 80 % du Groupe Sud Ouest, détenus par la famille Lemoîne. La cession reste à finaliser, après la consultation des représentants du personnel, avec un objectif annoncé avant la fin de 2026.
Les actifs éligibles à l'indemnité carburant de 100 euros ont jusqu'au 30 septembre pour la demander. Le guichet reste ouvert, mais l'aide n'est pas nouvelle. Agriculture, pêche et BTP bénéficient aussi d'un soutien prolongé jusqu'en octobre.