Les actifs éligibles à l'indemnité carburant de 100 euros ont jusqu'au 30 septembre pour la demander. Le guichet reste ouvert, mais l'aide n'est pas nouvelle. Agriculture, pêche et BTP bénéficient aussi d'un soutien prolongé jusqu'en octobre.
Vérifiez votre éligibilité avant de déposer la demande
Les actifs qui n'ont pas encore sollicité l'indemnité carburant doivent passer par impots.gouv.fr avant le 30 septembre 2026. Le versement reste fixé à 100 euros. Le Gouvernement indique que 1,4 million de Français ont déjà demandé l’aide.
Cette aide ne prend pas la forme d'une remise appliquée à chaque plein. Elle vise les personnes qui utilisent pour leur travail un véhicule thermique ou hybride non rechargeable. Le foyer doit aussi avoir un revenu fiscal de référence (RFR) (Montant inscrit sur l'avis d'impôt, utilisé par l'administration pour attribuer certaines aides selon les revenus du foyer.) 2024 inférieur ou égal à 16 880 euros par part.
Il faut, en outre, effectuer plus de 15 kilomètres par trajet et par jour entre le domicile et le travail, ou parcourir plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de son activité professionnelle. Une seule indemnité peut être versée par demandeur et par véhicule. Les redevables de l'impôt sur la fortune immobilière 2024, les véhicules de fonction ou de service et les poids lourds sont notamment exclus.
Attention
L'ouverture du guichet jusqu'au 30 septembre ne crée pas une seconde aide de 100 euros. Elle permet seulement aux personnes qui remplissent les conditions et n'ont pas encore demandé l'indemnité de déposer leur dossier.
Les soutiens professionnels changent selon le secteur
Les aides publiques (Soutiens financiers accordés par l'État ou une collectivité à des personnes, ménages ou entreprises selon des conditions précises.) destinées aux agriculteurs, aux pêcheurs et aux petites et moyennes entreprises du bâtiment et des travaux publics sont reconduites pour septembre et octobre. Elles restent calculées par litre de carburant éligible : 15 centimes pour l'agriculture, 25 centimes pour la pêche et 20 centimes pour le BTP.
Dans le BTP, le soutien concerne le gazole non routier (GNR) (Carburant destiné notamment aux engins agricoles, de chantier ou forestiers, distinct du gazole utilisé sur route.), utilisé notamment par les engins de chantier. Les modalités publiées pour les périodes précédentes prévoient un plafond de 4 000 euros par entreprise et ciblent les entreprises de 50 salariés au plus. Les formalités propres aux nouvelles périodes de septembre et octobre doivent encore être précisées par les administrations.
Les transporteurs ne font pas partie de cette prolongation : leur aide à la pompe s'est arrêtée à la fin août. Les aides correspondant aux périodes déjà couvertes continuent toutefois d'être versées selon le calendrier prévu.
Ces aides ne font pas baisser tous les prix à la pompe
Ces mesures ne modifient donc pas directement le prix affiché à la station pour tous les automobilistes. Elles associent une indemnité forfaitaire, à réclamer par les ménages remplissant les critères, et des soutiens destinés à des activités particulièrement dépendantes du carburant.
Pour les trois secteurs professionnels reconduits, les coûts mensuels annoncés sont de 55 millions d'euros pour l'agriculture, 6 millions pour la pêche et 8 millions pour le BTP. Leur total atteint 69 millions d'euros par mois, soit 138 millions d'euros sur les deux mois annoncés, d’après les estimations du Gouvernement.
L’indemnité des ménages reste un versement unique. Les aides professionnelles dépendent, elles, des litres éligibles et de leurs règles propres.
Le prix moyen tiré des tarifs déclarés par les stations a atteint 2,297 € le litre le 10 septembre. En trente jours, il a gagné 10,7 centimes. Le pétrole brut ne suffit pas à expliquer cette remontée.
Le Brent a clôturé à 101,21 dollars le baril le 9 septembre, après une escalade militaire dans le Golfe. Les marchés actions américains ont reculé. Le prix du brut ne suffit toutefois pas à prévoir celui des carburants en Europe.
Les prix moyens du gazole et du SP95-E10 ont fortement progressé en une semaine. Au 4 septembre, un plein de 50 litres de gazole coûtait en moyenne 2,43 € de plus qu'au relevé précédent.
La Banque centrale européenne relève son taux de dépôt à 2,50 % le 16 septembre. Cette décision peut influencer les offres de crédit et d’épargne, mais elle ne modifie pas automatiquement les contrats des particuliers.
Le gouverneur de la Banque de France a jugé le 11 septembre qu’annuler une partie de la dette française serait « illégal, dangereux et inutile ». Le scénario vise des titres détenus par la banque centrale, pas un défaut envers tous les créanciers. Le droit européen et l’organisation de l’Eurosystème en font un mécanisme très encadré.
LCL envisage de regrouper, et donc de fermer, entre 60 et 90 agences. Aucune adresse ni date de fermeture n’est annoncée : les clients ne peuvent pas encore savoir si leur agence est concernée.