L’aide carburant des grands rouleurs est prolongée d’un mois
Les travailleurs éligibles ont jusqu’au 30 septembre 2026 inclus pour demander l’aide carburant. Il faut d’abord passer par le simulateur sur impots.gouv.fr. La prolongation ne modifie ni les critères d’accès ni le fonctionnement du dispositif.
Le guichet devait fermer le 31 août. Il reste accessible jusqu’au 30 septembre 2026 inclus. La démarche commence par le simulateur d’impots.gouv.fr. S’il confirme l’éligibilité, il oriente vers le formulaire de l’espace personnel Finances publiques.
Le formulaire demande le numéro fiscal, l’immatriculation du véhicule et son numéro de carte grise. Le simulateur ne vaut pas dépôt de dossier : le formulaire doit ensuite être rempli dans cet espace. Pour un dossier éligible, le ministère de l’Économie annonce un versement en environ dix jours. Il est effectué sur le compte bancaire communiqué pour l’impôt sur le revenu (Impôt calculé à partir des revenus d’un foyer ; l’avis d’impôt indique aussi les données fiscales utilisées pour certaines aides.).
Le seuil de revenu se lit sur l’avis d’impôt
L’aide ne s’adresse pas à tous les automobilistes. Le revenu fiscal de référence (RFR) (Montant calculé par le fisc à partir des revenus du foyer ; il figure sur la première page de l’avis d’impôt.) figure sur la première page de l’avis d’impôt. Il ne doit pas dépasser 16 880 € par part pour les revenus de 2024. Ce plafond est calculé par part fiscale du foyer ; il ne correspond pas au seul revenu mensuel. Le demandeur doit être domicilié fiscalement en France et avoir au moins 16 ans au 31 décembre 2024. Il doit aussi avoir déclaré des revenus d’activité cette année-là.
Les contribuables redevables de l’impôt sur la fortune immobilière en 2024 ne sont pas éligibles. Le critère de déplacement est alternatif. Il est rempli à partir de 15 km par trajet entre le domicile et le travail, soit 30 km aller-retour. L’autre possibilité est d’avoir parcouru au moins 8 000 km professionnels dans l’année, trajets domicile-travail compris.
Les véhicules de fonction ou de service, les poids lourds et les véhicules agricoles sont exclus. Un véhicule électrique ou un hybride rechargeable ne permet pas davantage de demander cette indemnité.
Une aide forfaitaire, pas une baisse à la pompe
Les 100 € sont versés une seule fois pour un même véhicule. L’administration les présente comme l’équivalent de 20 centimes par litre sur une consommation (La consommation rassemble les achats de biens et services des ménages, du logement à l’alimentation, et les choix de budget qui les accompagnent.) moyenne de six mois. Il ne s’agit ni d’une remise générale sur les prix des carburants ni d’un remboursement des litres réellement achetés.
La prolongation donne un mois de plus aux personnes qui remplissent les critères, mais elle n’élargit pas le dispositif. Le rapport budgétaire associé à cette mesure l’évalue à 320 millions d’euros pour 2,9 millions de travailleurs potentiellement visés. Ces deux chiffres restent des prévisions : ils ne donnent pas le nombre final de demandes ni de versements.
Pour aller plus loin
Consommation — comprendre les règles et les démarches
La DGCCRF a demandé à Conforama France de cesser des pratiques jugées trompeuses sur les promotions affichées sur son site. L’avis vise les prix barrés, sans préciser les produits ni les prix concernés.
En juin, Roole Data estime le budget mensuel d’énergie d’une voiture essence à 137 €, contre environ 46 € pour une électrique. Cette comparaison ne porte ni sur le prix d’achat ni sur les autres frais du véhicule.
Les travailleurs modestes qui effectuent d’importants trajets professionnels ont jusqu’au 31 août inclus pour demander l’indemnité carburant de 100 €. Cette aide forfaitaire est soumise à des critères de revenu, d’usage du véhicule et de kilométrage. Elle ne fait pas baisser le prix affiché à la pompe.
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