Carburants : trois secteurs gardent des aides jusqu’en octobre
Les aides face à la hausse des carburants sont annoncées comme prolongées en septembre et octobre pour l’agriculture, la pêche et le BTP. Les transporteurs routiers n’en font plus partie. Les particuliers éligibles à l’aide « grands rouleurs » ont jusqu’au 30 septembre pour la demander.
La prolongation annoncée le 3 septembre vise les agriculteurs, les pêcheurs et les entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP). Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l’Énergie, chiffre le dispositif à 70 millions d’euros par mois.
Les transporteurs routiers, qui bénéficiaient du soutien précédent, sont exclus de cette nouvelle période. Selon le ministère, ils peuvent répercuter la hausse du carburant dans leurs contrats. Cette différence compte : le dispositif ne correspond pas à une baisse générale des prix à la pompe.
Les textes précisant les montants, plafonds, critères et dates de dépôt pour septembre et octobre ne sont pas encore publiés. Les anciens barèmes ne peuvent donc pas être considérés comme reconduits. Entre mai et août, l’aide agricole était de 15 centimes par litre de GNR (gazole non routier) (Carburant utilisé notamment par les engins agricoles et de chantier, différent du gazole routier des voitures et camions.). Ce carburant est utilisé par les engins agricoles et de chantier.
Les « grands rouleurs » ont jusqu’au 30 septembre
Cette prolongation sectorielle est distincte de l’indemnité carburant destinée à certains particuliers. Son guichet reste ouvert jusqu’au 30 septembre 2026. L’aide est forfaitaire : elle s’élève à 100 euros, et non à un montant calculé selon les litres achetés.
Pour en bénéficier, il faut notamment avoir un revenu fiscal de référence par part 2024 inférieur ou égal à 16 880 euros. Le trajet domicile-travail doit dépasser 15 km, ou les déplacements professionnels doivent excéder 8 000 km par an. Le véhicule doit être thermique ou hybride non rechargeable, et assuré.
Les entreprises agricoles peuvent aussi déposer, jusqu’au 31 octobre, une demande concernant le GNR livré en août. Cette échéance concerne l’ancien dispositif. Elle ne préjuge pas de la procédure qui s’appliquera aux achats de septembre et octobre.
Le prix moyen tiré des tarifs déclarés par les stations a atteint 2,297 € le litre le 10 septembre. En trente jours, il a gagné 10,7 centimes. Le pétrole brut ne suffit pas à expliquer cette remontée.
Le Brent a clôturé à 101,21 dollars le baril le 9 septembre, après une escalade militaire dans le Golfe. Les marchés actions américains ont reculé. Le prix du brut ne suffit toutefois pas à prévoir celui des carburants en Europe.
Les prix moyens du gazole et du SP95-E10 ont fortement progressé en une semaine. Au 4 septembre, un plein de 50 litres de gazole coûtait en moyenne 2,43 € de plus qu'au relevé précédent.
La Banque centrale européenne relève son taux de dépôt à 2,50 % le 16 septembre. Cette décision peut influencer les offres de crédit et d’épargne, mais elle ne modifie pas automatiquement les contrats des particuliers.
Le gouverneur de la Banque de France a jugé le 11 septembre qu’annuler une partie de la dette française serait « illégal, dangereux et inutile ». Le scénario vise des titres détenus par la banque centrale, pas un défaut envers tous les créanciers. Le droit européen et l’organisation de l’Eurosystème en font un mécanisme très encadré.
LCL envisage de regrouper, et donc de fermer, entre 60 et 90 agences. Aucune adresse ni date de fermeture n’est annoncée : les clients ne peuvent pas encore savoir si leur agence est concernée.