La Fed laisse ses taux inchangés malgré trois votes contraires
Les minutes de la Réserve fédérale américaine, publiées le 19 août, détaillent un maintien contesté des taux. Elles montrent que l'inflation reste la ligne de fracture avant la réunion de septembre.
Le compte rendu publié le 19 août éclaire la décision du 29 juillet. La Réserve fédérale américaine (Fed) avait conservé son taux directeur entre 3,50 % et 3,75 %. Le maintien a été adopté par neuf voix contre trois. Mais ce vote ne fixe pas la décision de septembre.
Beth Hammack, Neel Kashkari et Lorie Logan préféraient un relèvement immédiat d'un quart de point. Les minutes ne signifient pas pour autant qu'une hausse est acquise. Elles indiquent que « de nombreux participants » jugeraient probablement nécessaire de resserrer la politique monétaire si l'inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) ne reculait pas.
Cette formule ne chiffre pas ce groupe. Elle ne permet donc pas de déduire un nombre de voix favorable à une hausse en septembre. Le désaccord porte surtout sur la durée de la hausse des prix.
L'indicateur PCE avant la réunion de septembre
En juin, l'indice des prix PCE (Indicateur américain de l'évolution des prix des dépenses de consommation, suivi de près par la Réserve fédérale.), l'indicateur d'inflation suivi par la Fed, progressait de 3,7 % sur un an. Sa mesure hors alimentation et énergie atteignait 3,3 %, alors que l'objectif de la banque centrale est de 2 %.
La plupart des participants anticipaient un reflux de l'inflation pendant le reste de 2026. Ils attendaient l'atténuation des effets des droits de douane et des précédentes hausses de l'énergie. Beaucoup redoutaient néanmoins une inflation plus durable.
Les services de la Fed prévoyaient une inflation proche de 2 % en 2028, mais jugeaient les risques orientés à la hausse. Les données PCE de juillet seront publiées le 26 août, avant la prochaine réunion du comité de politique monétaire, prévue les 15 et 16 septembre. Elles apporteront une information plus récente que les minutes, arrêtées à la fin juillet.
La dette fédérale américaine a atteint 40 047 milliards de dollars le 18 août. Ce total comprend les titres détenus par les investisseurs et ceux conservés au sein de l'administration. Pour en mesurer la portée économique, la dette détenue par le public est la distinction décisive.
Le rendement du Trésor américain à trente ans était de 5,31 % le 17 août. Il était de 5,24 % cinq jours plus tôt. Ce mouvement déprécie les obligations existantes et pèse sur les actions dont les profits sont attendus loin dans le temps.
La Bourse de Paris reculait mardi matin, tandis que le pétrole poursuivait sa hausse. Les tensions autour de l'approvisionnement en brut ont pesé sur les actions européennes et asiatiques.
La faible part du capital mise en vente a soutenu la demande lors de la cotation. Le mouvement reflète cette rareté autant que les perspectives encore incertaines des robots humanoïdes.
Klarna a dégagé 9 millions de dollars de bénéfice net au deuxième trimestre, pour 1,042 milliard de dollars de chiffre d'affaires. Mais le groupe a abaissé sa prévision de revenus pour 2026. La révision de la trajectoire pèse davantage que ce résultat ponctuel dans la lecture boursière.
L'économie japonaise a progressé de 0,3 % au deuxième trimestre, après +0,5 % au premier. La demande intérieure a reculé, mais les échanges, les stocks et la consommation publique ont soutenu le PIB.