La Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux le 29 juillet, mais trois membres ont voté pour les relever. Ce désaccord intervient alors que l’inflation visée par la banque centrale reste nettement au-dessus de sa cible.
La Réserve fédérale américaine a conservé sa fourchette de taux directeurs entre 3,50 % et 3,75 %, par neuf voix contre trois. Beth M. Hammack, Neel Kashkari et Lorie K. Logan voulaient pourtant un relèvement immédiat de 0,25 point. Leur vote formel ne modifie donc pas les taux aujourd’hui, mais il rend visible une ligne plus stricte au sein du comité.
Une hausse de cette ampleur aurait porté la fourchette entre 3,75 % et 4,00 %. Elle n’a pas été retenue. L’enjeu immédiat est donc le rapport de forces entre les votants, plutôt qu’un changement déjà appliqué aux conditions de crédit.
Le débat se joue sur l’inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) et sur la capacité de l’économie à absorber un durcissement. La Fed décrit une activité économique solide et un chômage peu modifié. Elle estime aussi que la hausse des prix reste élevée, notamment sous l’effet de chocs d’offre dans certains secteurs, dont l’énergie.
L’inflation ralentit en juin, sans revenir à la cible
L’indice PCE, la mesure des prix suivie par la Fed, a progressé de 3,7 % sur un an en juin. Hors alimentation et énergie, la hausse atteint 3,3 %. L’indice PCE total a bien reculé de 0,1 % sur le seul mois de juin, mais son rythme annuel reste 1,7 point au-dessus de l’objectif de 2 % de la banque centrale.
La trajectoire récente éclaire la dissidence. L’indice PCE total est passé de 2,8 % en février à 4,1 % en mai. Il a ensuite reflué à 3,7 % en juin, sans retrouver la cible de la Fed. Les minutes de la réunion, attendues le 19 août, devraient préciser les arguments avancés lors de ce vote.
Après trois hausses consécutives, l’inflation PCE totale a reflué en juin, tout en restant au-dessus de la cible de 2 % de la Fed.LaBanque.org — données : U.S. Bureau of Economic Analysis (PCE)Source
Le rendement du Trésor américain à trente ans était de 5,31 % le 17 août. Il était de 5,24 % cinq jours plus tôt. Ce mouvement déprécie les obligations existantes et pèse sur les actions dont les profits sont attendus loin dans le temps.
La Bourse de Paris reculait mardi matin, tandis que le pétrole poursuivait sa hausse. Les tensions autour de l'approvisionnement en brut ont pesé sur les actions européennes et asiatiques.
Le CAC 40 reculait de moins de 0,1 % vendredi matin, à 8 648,48 points. Le reflux de l’inflation américaine soutient les marchés, mais la hausse du pétrole ravive les craintes sur l’offre.
Klarna a dégagé 9 millions de dollars de bénéfice net au deuxième trimestre, pour 1,042 milliard de dollars de chiffre d'affaires. Mais le groupe a abaissé sa prévision de revenus pour 2026. La révision de la trajectoire pèse davantage que ce résultat ponctuel dans la lecture boursière.
L'économie japonaise a progressé de 0,3 % au deuxième trimestre, après +0,5 % au premier. La demande intérieure a reculé, mais les échanges, les stocks et la consommation publique ont soutenu le PIB.
La zone euro a retrouvé de l'élan au deuxième trimestre, avec une croissance de 0,4 % après une stagnation en début d'année. La France et l'Allemagne ont avancé plus lentement, tandis que l'emploi n'a progressé que de 0,1 %.