Au Japon, la croissance ralentit à 0,3 %, tirée par les échanges
L'économie japonaise a progressé de 0,3 % au deuxième trimestre, après +0,5 % au premier. La demande intérieure a reculé, mais les échanges, les stocks et la consommation publique ont soutenu le PIB.
Le PIB (Valeur totale des biens et services produits dans un pays sur une période donnée.) réel japonais a progressé de 0,3 % entre avril et juin, après +0,5 % au trimestre précédent dans la série révisée. Publiée le 17 août par le Cabinet Office, cette première estimation correspond à 1,1 % en rythme annualisé (Projection sur un an du rythme observé pendant un trimestre ; ce n'est pas la hausse réellement constatée sur un an.). Ce rythme projette sur un an le mouvement observé sur un trimestre.
Le résultat est inférieur au consensus de +0,5 % recensé avant publication par Trading Economics. Le point faible se situe du côté de la demande intérieure. Elle a reculé de 0,2 % et retiré 0,2 point à la croissance économique (Évolution de la production de biens et services d'une économie, souvent mesurée par le PIB.). La consommation privée est restée presque stable, tandis que l'investissement productif des entreprises, hors logement, a diminué de 1,2 %.
Après le rebond engagé à la fin de 2025, la croissance japonaise ralentit de 0,5 % au premier trimestre 2026 à 0,3 % au deuxième.LaBanque.org — données : Cabinet Office of Japan, ESRISource
Cette progression succède au creux de l'été 2025, avant le rebond de fin d'année visible sur le graphique.
Les échanges soutiennent un PIB resté positif
Les exportations nettes, c'est-à-dire les exportations moins les importations, ont apporté 0,5 point à la croissance. Les exportations ont progressé de 0,5 %, alors que les importations ont baissé de 1,5 %. Dans le calcul du PIB, ce recul des importations accroît mécaniquement la contribution des échanges. Il peut aussi aller de pair avec une demande intérieure moins soutenue.
Les stocks privés ont apporté 0,3 point et la consommation publique 0,3 point. Les échanges, les stocks et la consommation publique ont ainsi soutenu un PIB resté positif, malgré une demande intérieure faible. Le commerce international (Ensemble des échanges de biens et services entre un pays et le reste du monde.) a donc joué un rôle important dans le résultat trimestriel.
Ces données restent provisoires. Les séries corrigées des variations saisonnières sont revues à chaque diffusion. Le Cabinet Office doit publier une deuxième estimation du trimestre le 8 septembre.
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