Impôts : 678 000 usagers touchés par une extraction de données
La DGFiP confirme l’accès illégitime à des données de 678 000 particuliers et professionnels. Elle indique que les mots de passe ne sont pas compromis, mais des messages frauduleux ciblés sont à redouter.
La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a confirmé, le 14 août, que 678 000 particuliers et professionnels étaient concernés. Des données ont été consultées puis extraites lors de deux intrusions, en juin et juillet. Elles reposaient sur l’usurpation des identifiants d’un agent de la DGFiP et d’un tiers habilité.
Pour les particuliers, les données citées comprennent le revenu fiscal de référence, le quotient familial et le taux de prélèvement à la source. Des adresses et des surfaces de biens immobiliers ont aussi été consultées. Pour les entreprises, la raison sociale et le numéro SIREN figurent parmi les informations citées.
La DGFiP doit encore établir l’inventaire des données extraites et leur répartition entre particuliers et professionnels.
Le risque est celui de messages frauduleux
Le raccourci d’un « site des impôts piraté » masque une distinction importante. Selon la DGFiP, les espaces Finances publiques, ainsi que les identifiants et mots de passe des usagers, n’ont pas été compromis.
Le risque le plus concret est donc l’hameçonnage (Message frauduleux qui imite un organisme de confiance pour obtenir des données, des codes ou un paiement.). Ce message frauduleux imite un organisme de confiance pour obtenir des informations, des codes ou un paiement. Des fraudeurs peuvent s’appuyer sur des données exactes pour rendre leurs courriels ou SMS plus crédibles.
Attention
Ne cliquez pas sur un lien reçu dans un courriel ou SMS inattendu, même si le message semble connaître votre situation. Ne transmettez pas de nouvelles informations personnelles ni de justificatifs. Pour consulter votre dossier, passez directement par impots.gouv.fr.
La DGFiP a saisi la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Elle a aussi coupé préventivement certains accès à des systèmes sensibles et prévoit de déposer plainte. Les personnes concernées doivent être contactées individuellement dès la semaine du 17 août, avec les données susceptibles d’avoir été consultées ou extraites.
Les notaires proposent de réduire de moitié certains droits de donation. La mesure n'est pas en vigueur et devrait passer par la loi. Elle viserait des transmissions précises, sous conditions d'âge, de forme et de montant.
La taxe sur les transactions financières est bien en vigueur à 0,4 % sur certains achats d’actions françaises. La Cour des comptes constate qu’elle rapporte 2,5 milliards d’euros en 2025, mais régule peu les marchés. Pour un particulier, elle s’ajoute aux frais du courtier lors d’un achat taxable.
Les notaires proposent de diviser par deux les droits de donation sur les transmissions familiales. Cette proposition ne modifie pas les règles fiscales actuelles et n’a pas de date d’application.