Le PIB français progresserait de 0,2 % au troisième trimestre
La Banque de France anticipe une hausse de 0,2 % du produit intérieur brut français au troisième trimestre. Le rythme serait le même qu'au printemps. Il ne signale pas une accélération générale de l'activité.
La prévision prolonge le faible rebond du printemps
Pour le troisième trimestre 2026, la Banque de France prévoit une hausse de 0,2 % du produit intérieur brut (PIB). Le PIB mesure la valeur des biens et services produits. Cette progression est calculée par rapport au trimestre précédent. Elle prolongerait le rebond de 0,2 % estimé par l'Insee au deuxième trimestre, après un recul de 0,1 % au premier.
Le chiffre du troisième trimestre est une prévision issue de l'enquête de conjoncture de la Banque de France, et non un résultat mesuré. La première estimation de l'Insee est attendue le 30 octobre. Cette évolution mesure l'activité de l'ensemble de l'économie, pas les revenus de chaque ménage.
Après un sommet de 0,5 % au troisième trimestre 2025, la croissance a reculé jusqu'à -0,1 % au premier trimestre 2026, puis reviendrait à 0,2 %. Le dernier point est une prévision de la Banque de France.LaBanque.org — données : Insee ; Banque de FranceSource
L'industrie résiste, le bâtiment reste en retrait
Les indicateurs de juillet dessinent une économie à deux vitesses. Le climat des affaires a gagné deux points sur un mois, à 97, mais demeure sous sa moyenne de longue période, fixée à 100. Dans l'industrie manufacturière, il atteint 101 ; il s'établit à 98 dans les services et à 95 dans le bâtiment.
Cette prévision décrit une stabilisation, plutôt qu'un redémarrage net. En juin, la Banque de France avait ramené à 0,5 % sa prévision de croissance pour l'ensemble de 2026. C'était 0,4 point de moins qu'en mars. Elle invoquait la faiblesse surprise du premier trimestre et des hypothèses de prix de l'énergie plus défavorables.
L'Insee doit publier le 28 août les résultats détaillés du deuxième trimestre. Ils préciseront les composantes du rebond du printemps. Le détail permettra de distinguer le rôle de la consommation, de l'investissement et du commerce extérieur, et d'apprécier la solidité de la hausse. Il aidera à juger de la durée du rebond.
Avec seulement 29 000 créations d'emplois en septembre 2026, le marché du travail américain ralentit nettement plus vite que prévu. Ce coup de frein écarte la perspective d'un nouveau tour de vis monétaire et conforte les investisseurs dans le scénario d'un maintien des taux directeurs de la Réserve fédérale.
Le TEC10 français a atteint 4,903 % le 1er octobre, tandis que le rendement de l'emprunt français à dix ans a brièvement grimpé à 4,9629 %. Cette tension renchérit progressivement le financement de l'État, qui prévoit 340 milliards d'euros d'émissions à moyen et long terme en 2027.
L'inflation annuelle dans la zone euro a atteint 3,8 % en septembre 2026, son plus haut niveau depuis trois ans. Cette poussée provient presque exclusivement des cours de l'énergie, alors que le reste du panier de consommation reste modéré.