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Illustration d'une entrée d'administration financière française, avec drapeau tricolore et accueil aperçu derrière les portes vitrées.
Fiscalité

La DGFiP confirme un accès illégitime à son système

La Direction générale des Finances publiques confirme qu'un accès illégitime à son système a permis de consulter et d'extraire des données, sans bilan précis à ce stade. Les personnes concernées doivent recevoir une information individuelle de la DGFiP. Celle-ci doit préciser les données susceptibles d'avoir été consultées ou extraites, ainsi que les mesures de vigilance nécessaires.

Par Paul Vidal2 min de lecture
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L'intrusion est confirmée, pas son ampleur

La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a confirmé, le 13 août, un accès illégitime à son système d'information. L'intrusion est intervenue fin juin après une usurpation d'identité (Utilisation frauduleuse de l'identité ou des accès d'une autre personne pour entrer dans un système.), soit l'utilisation frauduleuse d'une identité ou d'accès légitimes.

L'accès a été coupé lors d'un contrôle, à la fin juin. Les premières investigations confirment néanmoins la consultation et l'extraction de données de particuliers et de professionnels. La DGFiP ne précise ni la nature de ces données ni le nombre d'usagers concernés.

« Des investigations approfondies se poursuivent afin de déterminer précisément les données et le nombre d'usagers concernés », indique l'administration. Elle dit avoir renforcé les restrictions d'accès. Elle annonce une notification à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), ainsi que le dépôt d'une plainte. Aucun calendrier n'est publié.

Le total de 678 438 reste une revendication

Le chiffre de 678 438, souvent arrondi à près de 700 000, est attribué à la revendication du pirate relayée par la presse. La DGFiP ne le confirme pas. Il s'agit de lignes de données alléguées, et non d'un décompte officiel de contribuables touchés.

Le risque le plus concret est celui d'un hameçonnage, via un message, un appel ou un site imitant un organisme. La CNIL cite ce risque parmi les conséquences possibles d'une violation de grande base de données. Toute sollicitation qui invoque l'incident appelle donc à la vigilance.

Les personnes concernées doivent recevoir une information individuelle de la DGFiP. Celle-ci doit préciser les données susceptibles d'avoir été consultées ou extraites, ainsi que les mesures de vigilance nécessaires. À ce stade, aucune consigne officielle ne demande à tous les usagers de modifier leurs accès ou leurs coordonnées bancaires.

Sources

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