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Ampoule LED allumée posée près de pièces en euros sur une table sombre, symbolisant le coût de l’électricité.
Consommation

Électricité : +2,5 % au 1er août, combien ?

Le tarif réglementé de l’électricité doit augmenter de +2,5 % TTC en moyenne au 1er août 2026 selon la CRE. Pour une consommation moyenne de 4,5 MWh, l’ordre de grandeur officiel est d’environ 26 € TTC de plus par an.

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À retenir

  • La CRE propose +2,5 % TTC au 1er août 2026.
  • Pour 4,5 MWh, la facture passerait de 1 046 € à 1 072 € TTC.
  • Le surcoût moyen publié est d’environ 26 € TTC/an.
  • 19,37 millions de clients résidentiels étaient au TRV au 31 mars 2026.
  • Le chèque énergie 2026 va de 48 € à 277 €.

De combien augmente la facture ?

Le tarif réglementé de vente de l’électricité (TRV, le prix fixé par l’État pour le tarif bleu d’EDF) doit augmenter de +2,5 % TTC en moyenne au 1er août 2026 selon la CRE. Pour 4,5 MWh par an, la facture passe de 1 046 € à 1 072 € TTC : environ 26 € de plus.

En chiffres

Repère officielValeur
Hausse moyenne proposée+2,5 % TTC
Écart moyen+5,98 € TTC/MWh
Facture moyenne CRE1 046 € → 1 072 € TTC/an
Accise ≤ 36 kVA30,85 € → 30,62 €/MWh

Le déclencheur est daté : la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié le 16 juillet 2026 sa proposition pour les tarifs applicables au 1er août. Le mégawattheure (MWh) vaut 1 000 kWh, le kilowattheure étant l’unité facturée sur les consommations d’électricité.

Cette hausse ne signifie pas que chaque facture grimpera de 2,5 % exactement. Le TRV combine abonnement, prix de l’énergie, coûts de réseau et taxes. La CRE précise aussi que la structure tarifaire évolue, notamment avec l’ouverture des heures pleines/heures creuses à 3 kVA.

Qui est concerné par la hausse ?

Sont directement concernés les ménages au TRV, c’est-à-dire au tarif bleu d’EDF ou d’une entreprise locale de distribution. La CRE dénombrait 19,37 millions de clients résidentiels au TRV en France métropolitaine continentale au 31 mars 2026. Les foyers en zone non interconnectée restent aussi aux TRV, avec une fiscalité locale variable.

Situation du ménageEffet probable au 1er août
Tarif bleu EDF en métropoleHausse directe du barème TRV
Entreprise locale de distributionHausse directe si contrat au TRV
Offre de marché indexée TRVEffet possible selon la formule contractuelle
Offre de marché à prix fixeEffet variable selon contrat et taxes
Offre de marché libreÀ vérifier dans les conditions tarifaires

Une offre de marché, contrat dont le fournisseur fixe les prix, peut suivre le TRV, rester fixe pendant une période ou évoluer selon d’autres règles. Le médiateur national de l’énergie rappelle qu’il faut comparer le prix du kWh et l’abonnement, pas seulement les mensualités.

Quel impact selon votre consommation ?

L’impact dépend surtout du volume consommé : chauffage électrique, taille du logement, isolation, eau chaude et usages du foyer. En appliquant l’écart moyen CRE de 5,98 € TTC/MWh, un petit logement subit quelques euros par an, tandis qu’un logement chauffé à l’électricité peut approcher plusieurs dizaines d’euros.

Profil indicatifConsommation annuelleSurcoût annuel arrondi
Petit logement, hors chauffage électrique2 MWh12 €
Appartement moyen3 MWh18 €
Moyenne retenue par la CRE4,5 MWh26 à 27 €
Maison avec usages électriques élevés7 MWh42 €
Logement très consommateur10 MWh60 €

Ces montants sont des ordres de grandeur, pas une simulation personnalisée. Une facture réelle dépend aussi de la puissance souscrite, de l’option base ou heures creuses, de la date de relève et de l’offre signée.

Exemple

Un foyer qui consomme 4,5 MWh/an subit un écart moyen de 5,98 € TTC/MWh. Calcul : 4,5 × 5,98 = 26,91 €. La CRE arrondit l’effet publié à environ 26 € TTC/an, avec une facture moyenne de 1 072 € TTC.

Comment limiter la note ?

Le levier le plus concret est de vérifier son contrat avant de consommer moins à l’aveugle : comparer les offres, contrôler la puissance souscrite, suivre les kWh consommés et vérifier les aides. Aucun geste ne neutralise mécaniquement la hausse, mais chacun peut réduire une partie de la facture ou éviter un contrat mal adapté.

Comment ça marche

  1. Comparer sur le comparateur officiel du médiateur national de l’énergie, indépendant des fournisseurs.
  2. Regarder le prix du kWh, l’abonnement, l’évolution du prix et les frais annexes.
  3. Vérifier la puissance souscrite, le niveau maximal que le compteur peut appeler.
  4. Suivre sa consommation mensuelle pour repérer chauffage, eau chaude ou appareils coûteux.
  5. Tester l’éligibilité au chèque énergie si les revenus du foyer sont modestes.

La puissance souscrite influe surtout sur l’abonnement. La réduire n’est utile que si elle est réellement trop élevée : trop bas, le compteur peut couper lorsque plusieurs appareils fonctionnent en même temps. Le bon réflexe est donc de s’appuyer sur l’historique de puissance appelée et sur les conseils du fournisseur ou du gestionnaire de réseau.

Le chèque énergie, une aide publique pour payer les dépenses d’énergie du logement, reste un filet utile pour les ménages modestes. En 2026, Bercy indique un montant compris entre 48 € et 277 €, avec un plafond de revenu fiscal de référence 2024 par unité de consommation inférieur à 11 000 €.

Faut-il changer d’offre ?

Changer d’offre peut valoir la peine si le contrat actuel est plus cher ou mal indexé, mais ce n’est pas automatique. Le bon critère n’est pas la promesse commerciale : il faut comparer le coût annuel estimé, le mode d’évolution du prix, les services, les frais et la possibilité de revenir au TRV.

Le changement de fournisseur d’électricité est possible sans coupure et, pour les particuliers, sans frais de résiliation. Cela ne dispense pas de lire les conditions : certaines offres affichent une remise limitée dans le temps, d’autres un prix fixe mais avec une fiscalité qui peut évoluer.

Attention

Information pédagogique datée du 18 juillet 2026, non personnalisée. Les chiffres sont fondés sur les sources officielles consultées, surtout la CRE. Au moment de vérification, l’arrêté ministériel définitif ou la publication au Journal officiel n’a pas été identifié. Vérifiez toujours votre contrat, les barèmes officiels et refusez tout démarchage suspect.

Questions fréquentes

Quand la hausse s’applique-t-elle ?

La hausse proposée vise le 1er août 2026. La CRE a publié sa proposition le 16 juillet 2026, avec des barèmes datés du 1er août. Pour une facture, l’effet peut apparaître progressivement selon la période de relève, l’échéancier mensuel et la régularisation annuelle du fournisseur.

Le tarif bleu d’EDF est-il le seul touché ?

Le tarif bleu est directement touché, car c’est le TRV résidentiel. Des offres de marché peuvent aussi bouger si elles sont indexées sur ce tarif ou si le fournisseur modifie sa grille. Une offre à prix fixe peut limiter la variation du prix hors taxes, mais pas toujours celle des taxes.

Comment savoir combien je consomme ?

La consommation annuelle figure sur les factures et dans l’espace client du fournisseur. Elle est exprimée en kWh. Pour estimer l’effet de la hausse, divisez vos kWh par 1 000 pour obtenir des MWh, puis multipliez par 5,98 € TTC/MWh comme ordre de grandeur moyen.

Puis-je revenir au tarif réglementé ?

Oui, un particulier peut en principe revenir au tarif réglementé d’électricité, hors options supprimées ou situations particulières. Le médiateur national de l’énergie le rappelle dans ses fiches pratiques. Avant de changer, comparez le prix du kWh, l’abonnement et la durée de validité des conditions.

Le chèque énergie compense-t-il la hausse ?

Le chèque énergie peut aider à payer une facture, mais il n’est pas conçu pour compenser précisément cette hausse. En 2026, son montant va de 48 € à 277 € selon les revenus et la composition du foyer. Il faut vérifier l’éligibilité sur les canaux officiels, sans transmettre de coordonnées bancaires.

Sources

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