Aller au contenu principal
Clés de logement posées sur un plan vierge avec une maquette de maison, pour illustrer un premier achat immobilier financé avec un PTZ.
Crédits

PTZ 2026 : jusqu’à 180 000 € sans intérêts

Depuis le 1er avril 2025, le prêt à taux zéro élargi permet aux primo-accédants d’acheter un logement neuf, appartement ou maison, partout en France jusqu’au 31 décembre 2027. En 2026, il peut financer jusqu’à 50 % d’un appartement neuf, sous plafonds de revenus.

8 min de lecture
Partager

À retenir

  • Le PTZ élargi s’applique au neuf jusqu’au 31 décembre 2027.
  • Le neuf est ouvert aux appartements et maisons sur tout le territoire.
  • Un appartement neuf peut être financé jusqu’à 50 % selon les revenus.
  • Le plafond théorique atteint 180 000 € pour les dossiers les plus favorables.
  • Dans l’ancien, les travaux doivent représenter au moins 25 % du coût.

Qu’est-ce qui change en 2026 ?

En 2026, le prêt à taux zéro (PTZ, prêt immobilier sans intérêts payés par l’emprunteur) reste dans le cadre élargi ouvert le 1er avril 2025. Jusqu’au 31 décembre 2027, il peut financer un logement neuf individuel ou collectif sur tout le territoire, et plus seulement un appartement en zone tendue.

La réforme issue de la loi de finances 2025 change surtout le champ du dispositif. Pour un achat neuf classique, la maison individuelle redevient éligible, y compris en zone B2 ou C, ces zones A/B/C correspondant au classement des communes selon la tension du marché immobilier. Le PTZ reste toutefois réservé à une résidence principale et complète un autre prêt.

En chiffres

  • 1er avril 2025 : entrée en vigueur de l’élargissement.
  • 31 décembre 2027 : fin prévue du cadre temporaire.
  • 360 000 € : coût maximal retenu pour 5 occupants ou plus en zone A/A bis.
  • 180 000 € : PTZ maximal théorique pour un appartement neuf en tranche 1.

La nouveauté ne transforme donc pas le PTZ en financement intégral. Il reste un coup de pouce ciblé : l’État compense l’absence d’intérêts, mais la banque vérifie la solvabilité, le projet, les revenus et le reste du plan de financement.

Qui peut en bénéficier ?

Le PTZ vise les primo-accédants, c’est-à-dire les ménages qui n’ont pas été propriétaires de leur résidence principale pendant les 2 années précédant l’offre, sauf exceptions. L’éligibilité dépend aussi d’un plafond de ressources, un seuil de revenus à ne pas dépasser, fixé par zone et taille du foyer.

Les revenus retenus correspondent au plus élevé entre le revenu fiscal de référence des occupants et le coût de l’opération divisé par 9. Comme la règle vise l’année N-2, une demande déposée en 2026 regarde en pratique les revenus fiscaux de référence 2024, sous réserve des justificatifs demandés par la banque.

Personnes logéesZone A/A bisZone B1Zone B2Zone C
149 000 €34 500 €31 500 €28 500 €
273 500 €51 750 €47 250 €42 750 €
388 200 €62 100 €56 700 €51 300 €
4102 900 €72 450 €66 150 €59 850 €
5117 600 €82 800 €75 600 €68 400 €
6132 300 €93 150 €85 050 €76 950 €
7147 000 €103 500 €94 500 €85 500 €
8 ou plus161 700 €113 850 €103 950 €94 050 €

Ce tableau donne les plafonds officiels consultés le 18 juillet 2026. Le zonage de la commune reste déterminant : deux ménages aux revenus identiques peuvent avoir une réponse différente si l’un achète en zone A et l’autre en zone C.

Combien finance-t-il ?

Le PTZ ne finance jamais tout l’achat : il applique une quotité, c’est-à-dire une part maximale du coût retenu, après plafonnement de l’opération. Pour un appartement neuf, la quotité va de 20 % à 50 % selon la tranche de revenus ; pour une maison neuve, elle va de 10 % à 30 %.

Projet neuf depuis avril 2025Tranche 1Tranche 2Tranche 3Tranche 4
Appartement en bâtiment collectif50 %40 %40 %20 %
Maison individuelle30 %20 %20 %10 %
Personnes logéesZone A/A bisZone B1Zone B2Zone C
1150 000 €135 000 €110 000 €100 000 €
2225 000 €202 500 €165 000 €150 000 €
3270 000 €243 000 €198 000 €180 000 €
4315 000 €283 500 €231 000 €210 000 €
5 ou plus360 000 €324 000 €264 000 €240 000 €

Comment ça marche

  1. Identifier la zone de la commune et le nombre d’occupants.
  2. Retenir le plus élevé entre les revenus du foyer et le coût divisé par 9.
  3. Diviser ce revenu par le coefficient familial : 1 pour 1 personne, 1,5 pour 2, 1,8 pour 3, 2,1 pour 4, 2,4 à partir de 5.
  4. Trouver la tranche de revenus, puis appliquer la quotité au coût plafonné.

Le maximum de 180 000 € correspond à un appartement neuf : coût plafonné de 360 000 € en zone A/A bis, quotité de 50 %. Pour une maison individuelle neuve, le maximum théorique est plus bas : 360 000 € x 30 %, soit 108 000 €.

Comment l’ajouter au prêt principal ?

Le PTZ se place à côté du crédit principal : la banque monte un plan de financement avec apport, prêt classique et PTZ. Comme le PTZ ne porte pas intérêts, il peut réduire la part empruntée au taux du marché, mais il reste remboursable et intégré à l’analyse de solvabilité.

Exemple

Un couple achète un appartement neuf en zone B1 pour 220 000 € hors frais d’acte. Revenus retenus : 35 000 € ; coefficient 1,5 ; 35 000 € / 1,5 = 23 333 €, donc tranche 2. Coût plafonné B1 pour 2 personnes : 202 500 €. PTZ maximal : 202 500 € x 40 % = 81 000 €. Plan possible : apport 25 000 €, PTZ 81 000 €, prêt principal 114 000 €.

Dans cet exemple, le prêt principal reste supérieur au PTZ, ce qui respecte la limite applicable aux tranches 2, 3 et 4. En tranche 1, la règle est un peu plus souple : le PTZ ne doit pas dépasser de plus de 25 % le montant des autres prêts de plus de 2 ans.

Que vérifier avant de signer ?

Avant de bâtir le dossier, il faut vérifier le type de logement, la zone, le revenu retenu et le calendrier de remboursement. Le PTZ est une aide d’accession, pas une subvention : il doit être remboursé, parfois après un différé de remboursement, période où aucune mensualité de PTZ n’est due.

Dans le neuf, l’élargissement concerne à la fois les appartements et les maisons. Dans l’ancien, le PTZ reste surtout réservé aux logements situés en zone B2 ou C, avec des travaux d’amélioration ou d’économie d’énergie représentant au moins 25 % du coût total de l’opération.

Le remboursement peut aller jusqu’à 25 ans. La durée dépend des revenus : plus ils sont élevés, plus le remboursement est court. En cas de revente, un transfert du PTZ peut être demandé pour un nouveau logement, mais il dépend des conditions prévues et de l’accord de l’établissement prêteur.

Attention

Les chiffres et conditions sont vérifiés au 18/07/2026 sur sources officielles. Cet article est pédagogique et ne constitue pas un conseil personnalisé. L’éligibilité dépend du dossier, du logement, du zonage, de la banque et des textes applicables à la date de l’offre.

Outils utiles

Questions fréquentes

Le PTZ remplace-t-il un prêt immobilier ?

Non. Le PTZ complète au moins un autre prêt, par exemple un crédit immobilier bancaire classique. Il ne porte pas intérêts, mais son capital doit être remboursé. La banque l’intègre donc au plan de financement et à l’étude de solvabilité, même si son coût est plus favorable qu’un prêt classique.

Peut-on financer une maison neuve avec un PTZ ?

Oui, depuis les offres émises à partir du 1er avril 2025, le PTZ peut financer une maison individuelle neuve sur tout le territoire. La quotité maximale est cependant différente de celle d’un appartement neuf : elle atteint 30 % en tranche 1, contre 50 % pour un logement collectif.

Quels revenus sont pris en compte ?

La règle retient le plus élevé entre le revenu fiscal de référence des personnes destinées à occuper le logement et le coût total de l’opération divisé par 9. Pour une demande en 2026, le revenu fiscal de référence N-2 correspond en pratique à celui de 2024.

Le PTZ existe-t-il pour l’ancien ?

Oui, mais le cadre est plus restrictif que pour le neuf. L’ancien doit notamment être situé en zone B2 ou C et inclure des travaux d’amélioration ou d’économie d’énergie représentant au moins 25 % du coût total de l’opération. Les travaux doivent ensuite respecter les délais prévus.

Quand l’élargissement du PTZ prend-il fin ?

Le cadre élargi s’applique aux offres de prêt émises jusqu’au 31 décembre 2027, selon les textes officiels consultés. Sauf prolongation ou réforme ultérieure, c’est la prochaine date clé à surveiller pour les primo-accédants qui envisagent un achat neuf avec PTZ.

Sources

À lire aussi

Tout voir →
Stéthoscope générique posé près de piles de pièces en euros sur une table claire, pour illustrer la hausse du coût des complémentaires santé.

Mutuelle santé : +106 € en moyenne en 2026

En 2026, l'appel à témoignages de Que Choisir Ensemble fait ressortir une hausse moyenne de 106,21 € par an chez les répondants. La facture varie fortement selon le contrat, l'âge et la prise en charge par l'employeur.

Macro abstraite d'un disque métallique vierge sur des motifs lumineux bleus et dorés, évoquant la finance numérique encadrée.

MiCA : plateformes crypto agréées depuis le 1er juillet

Depuis le 1er juillet 2026, les plateformes crypto servant des clients de l'Union européenne doivent être agréées sous MiCA. Pour un particulier, le réflexe clé est de vérifier l'autorisation AMF/ESMA, sans confondre régulation et garantie du capital.

Des piles de pièces en euros à côté d’un réveil analogique sur une table claire, symbole du temps et des pensions de retraite.

Agirc-Arrco : +1,2 % à +2 % attendu en novembre

La pension complémentaire Agirc-Arrco des salariés du privé pourrait être revalorisée au 1er novembre 2026, après le gel de 2025. La fourchette mécanique va de +1,2 % à +2 %, mais le taux définitif sera décidé mi-octobre.