Fitch maintient la note A+ de la France malgré ses déficits
Fitch conserve la note A+ de la France et sa perspective stable. L'agence ne relève pas son appréciation et prévoit des déficits publics supérieurs à 5 % du PIB jusqu'en 2028.
Fitch Ratings a confirmé, le 28 août, la note de long terme attribuée à la France : A+, avec une perspective stable. Une note souveraine (Appréciation par une agence de la capacité d'un État à rembourser sa dette.) est l'appréciation d'une agence sur la capacité d'un État à rembourser sa dette.
Il ne s'agit pas d'une amélioration. Fitch avait déjà retenu le même niveau le 6 mars 2026. Le maintien de la perspective stable ne vaut donc pas validation du budget. Fitch conserve des prévisions de déficit élevées et d'une dette publique (Ensemble des emprunts des administrations publiques. La dette négociable de l'État en constitue une partie.) en hausse.
La dette et les déficits restent le point de vigilance
Fitch prévoit des déficits publics de 5,2 % du produit intérieur brut (PIB) en 2026, 5,5 % en 2027, puis 5,2 % en 2028. Elle anticipe une dette publique à 122,7 % du PIB en 2028, contre 115,7 % en 2025. Ces chiffres sont des projections de l'agence, non des réalisations.
Dans un scénario où les politiques publiques resteraient inchangées, l'agence estime que le déficit pourrait approcher 7 % du PIB en 2030. Cette hypothèse conditionnelle ne constitue pas une prévision certaine. Fitch estime aussi la croissance potentielle de la France à environ 1,1 % par an entre 2025 et 2029. Elle juge que la fragmentation politique complique un ajustement budgétaire durable.
Les prochaines revues programmées sont celles de Moody's, le 23 octobre, puis de S&P Global Ratings, le 27 novembre. Elles ne découlent pas automatiquement de la décision de Fitch : chaque agence applique sa propre méthode.
Le dernier repère observé est distinct de ces prévisions. Fin mars 2026, la dette au sens de Maastricht s'élevait à 3 536,1 milliards d'euros, soit 117,5 % du PIB, selon l'Insee.
Le gouverneur de la Banque de France a jugé le 11 septembre qu’annuler une partie de la dette française serait « illégal, dangereux et inutile ». Le scénario vise des titres détenus par la banque centrale, pas un défaut envers tous les créanciers. Le droit européen et l’organisation de l’Eurosystème en font un mécanisme très encadré.
Le taux français à dix ans a monté plus vite que l’allemand le 10 septembre. L’écart atteint 93,27 points de base, son plus haut niveau depuis 2012. Il renchérit surtout les futures émissions de dette de l’État.
Mardi 9 septembre, le rendement de l’OAT française à dix ans a touché 4,3067 % en séance. Il s’agit d’un pic inédit depuis l’automne 2008. Le TEC 10 officiel s’est établi plus bas, à 4,245 %.
La Banque centrale européenne relève son taux de dépôt à 2,50 % le 16 septembre. Cette décision peut influencer les offres de crédit et d’épargne, mais elle ne modifie pas automatiquement les contrats des particuliers.
LCL envisage de regrouper, et donc de fermer, entre 60 et 90 agences. Aucune adresse ni date de fermeture n’est annoncée : les clients ne peuvent pas encore savoir si leur agence est concernée.
Le prix moyen tiré des tarifs déclarés par les stations a atteint 2,297 € le litre le 10 septembre. En trente jours, il a gagné 10,7 centimes. Le pétrole brut ne suffit pas à expliquer cette remontée.