Pasqal entre au Nasdaq avec 360 millions de dollars disponibles
La société française Pasqal est désormais cotée au Nasdaq sous le code PSQL. Après sa fusion avec une SPAC, elle annonce environ 360 millions de dollars de trésorerie disponible à la clôture, et non une levée de fonds unique.
Pasqal Holding SA est cotée au Nasdaq depuis le 28 août, sous le code PSQL. La société française a finalisé la veille son rapprochement avec Bleichroeder Acquisition Corp. II, une SPAC (Société cotée sans activité opérationnelle, créée pour fusionner avec une entreprise et la faire entrer en Bourse.).
Une SPAC est une société déjà cotée conçue pour fusionner avec une entreprise non cotée. Cette voie d'accès au marché est donc différente d'une introduction en Bourse classique organisée directement par Pasqal.
Les anciens titres de Bleichroeder, dont les actions de classe A (Titres qui représentent une fraction du capital d'une entreprise cotée.), les bons et les unités, cessent d'être négociés. Les bons de Pasqal utilisent désormais le code PSQLW.
Les 360 millions ne sont pas une levée unique
À la clôture de l'opération, Pasqal annonce disposer d'environ 360 millions de dollars de trésorerie. Le communiqué ne présente pas cette somme comme une levée de fonds unique : elle désigne les liquidités disponibles une fois le rapprochement terminé.
L'entreprise prévoit de financer davantage de production et de déploiement de ses processeurs quantiques. Elle veut aussi développer sa plateforme cloud et logicielle, ainsi que ses activités commerciales à l'international. Ces emplois des fonds sont des priorités annoncées, pas des résultats acquis.
Une présentation déposée en juin auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur boursier américain, envisageait 645,2 millions de dollars de trésorerie au bilan. Ce scénario supposait l'absence de rachats de titres par les actionnaires de la SPAC.
Le montant finalement annoncé est inférieur de 285,2 millions de dollars. Les documents consultés ne permettent pas d'attribuer cet écart à un poste précis. Pasqal avait déclaré 16,5 millions d'euros de revenus commerciaux en 2025. Cette cotation donne ainsi des moyens financiers à une entreprise encore en phase d'industrialisation et de déploiement commercial.
Le CAC 40 gagnait 0,3 % dans la matinée du 10 septembre, après sa baisse de 1,94 % la veille. Les marchés attendaient les annonces de la Banque centrale européenne prévues dans l'après-midi. Ce rebond restait un instantané de séance.
La taxe sur les transactions financières est bien en vigueur à 0,4 % sur certains achats d’actions françaises. La Cour des comptes constate qu’elle rapporte 2,5 milliards d’euros en 2025, mais régule peu les marchés. Pour un particulier, elle s’ajoute aux frais du courtier lors d’un achat taxable.
Un rapport de la Cour des comptes, publié le 9 septembre, juge la taxe sur les transactions financières peu efficace pour réguler les marchés. Elle a néanmoins rapporté 2,5 milliards d’euros en 2025. L’écart s’explique par une assiette qui ne couvre qu’une part limitée des échanges.
La Banque centrale européenne relève son taux de dépôt à 2,50 % le 16 septembre. Cette décision peut influencer les offres de crédit et d’épargne, mais elle ne modifie pas automatiquement les contrats des particuliers.
Le gouverneur de la Banque de France a jugé le 11 septembre qu’annuler une partie de la dette française serait « illégal, dangereux et inutile ». Le scénario vise des titres détenus par la banque centrale, pas un défaut envers tous les créanciers. Le droit européen et l’organisation de l’Eurosystème en font un mécanisme très encadré.
LCL envisage de regrouper, et donc de fermer, entre 60 et 90 agences. Aucune adresse ni date de fermeture n’est annoncée : les clients ne peuvent pas encore savoir si leur agence est concernée.