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Recul du PIB français au troisième trimestre — fuselages d'avions commerciaux sur des bâtis d'assemblage dans un grand hangar industriel aéronautique.
Bourse

Le PIB français recule de 0,1 % au troisième trimestre

Le produit intérieur brut de la France a reculé de 0,1 % au troisième trimestre 2026. Publiée le 30 octobre par l'Insee, cette première estimation confirme l'essoufflement de l'activité. Plombée par les exportations et l'investissement, la croissance compromet désormais la cible gouvernementale de 0,5 % sur l'année.

Par Julien Marchal2 min de lecture
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L'économie française marque de nouveau le pas entre juillet et septembre 2026. La contraction de 0,1 % enregistrée cet été succède à une stagnation au printemps et à un fléchissement identique l'hiver dernier. Ce coup de frein rompt avec la dynamique régulière constatée tout au long de 2025.

Le commerce extérieur et l'investissement en repli

Ce repli trimestriel provient avant tout du décrochage des échanges internationaux. Les exportations françaises de biens et de services chutent de 1,7 %, pénalisées par les difficultés de l'aéronautique et des matériels de transport. Après avoir soutenu l'activité de 0,6 point au printemps, le commerce extérieur (Échanges de biens et de services entre un pays et le reste du monde, mesurés par l'écart entre les exportations et les importations.) retranche cette fois 0,6 point au PIB (Produit intérieur brut : richesse totale créée sur le territoire national par l'ensemble des acteurs économiques sur une période donnée.).

En parallèle, les entreprises réduisent leurs dépenses d'équipement face aux incertitudes fiscales et au coût des financements. L'investissement total recule ainsi de 0,6 % sur le trimestre, prolongeant le recul de 0,5 % constaté au deuxième trimestre.

Deux composantes ont toutefois évité un coup de frein plus marqué de l'activité. Les dépenses de consommation des ménages progressent de 0,4 %, contre une hausse de 0,2 % au deuxième trimestre. Les variations de stocks apportent par ailleurs une contribution positive de 0,4 point au PIB, sans laquelle la contraction globale aurait atteint 0,5 %.

PIB français du premier trimestre 2025 au troisième trimestre 2026 : la variation trimestrielle passe de +0,2 % début 2025 à un pic de +0,5 % à l'été 2025, avant de reculer à -0,1 % au troisième trimestre 2026.
Variation trimestrielle du produit intérieur brut (PIB) français en volume, en pourcentage. Source : Insee.LaBanque.org — données : InseeSource

La cible de croissance annuelle hors de portée

À l'issue de ce troisième trimestre, l'acquis de croissance (Croissance annuelle qui serait enregistrée si l'activité économique stagnait (0,0 %) lors des trimestres restants de l'année.) pour l'ensemble de l'année 2026 redescend à 0,2 %, contre 0,3 % fin juin. Le gouvernement avait déjà abaissé sa prévision annuelle de 1,0 % à 0,5 % dans le cadre budgétaire. Pour atteindre cet objectif révisé, le PIB devrait désormais bondir de plus de 1,1 % au quatrième trimestre.

Ce ralentissement menace les rentrées fiscales alors que les députés examinent le budget pour 2027. Ce projet de loi de finances vise à ramener le déficit public (Situation dans laquelle les dépenses annuelles de l'État, des collectivités locales et de la Sécurité sociale dépassent leurs recettes.) sous 5 % du PIB. Sur France Info, le ministre de l'Économie Roland Lescure a prévenu : « Aujourd’hui, si on n’a pas le redressement budgétaire qu’on a mis dans le budget, on ira dans le mur. »

Sources

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