Crédit Agricole : les activités de marché portent le bénéfice
Crédit Agricole S.A. dégage un bénéfice net de 1,99 milliard d'euros au troisième trimestre 2026, en hausse de 11 % à périmètre comparable. La banque profite du rebond de ses activités de marché, sollicitées par les entreprises face aux variations des taux d'intérêt.
En intégrant les éléments exceptionnels, dont la cotation en bourse (Marché réglementé où s'échangent les actions et les obligations émises par les entreprises et les États.) de la coentreprise indienne SBI FM, le bénéfice publié grimpe de 17,9 %. Le produit net bancaire de l'entité cotée atteint 7,09 milliards d'euros sur le trimestre, en hausse de 7,5 % sur un an. Avec les 39 Caisses régionales, le groupe dans son ensemble dégage 2,78 milliards d'euros de bénéfice net (+23 %).
Un trimestre record pour la banque d'investissement
La banque de financement et d'investissement Crédit Agricole CIB réalise un troisième trimestre record à 1,75 milliard d'euros de revenus, en hausse de 10,4 %. Cette branche concentre près d'un quart de l'activité totale de l'entité cotée. En son sein, les métiers de marché et d'investissement progressent de 14,1 %, à 858 millions d'euros.
Les opérations sur les taux d'intérêt (Pourcentage rémunérant un placement ou mesurant le coût d'un emprunt sur une période donnée.), les devises et les matières premières progressent de 8,3 % sur un an. Ce dynamisme tranche avec le ralentissement ou la stagnation observés sur ces métiers chez les autres grandes banques françaises au troisième trimestre.
Les grandes entreprises et les investisseurs institutionnels ont multiplié les opérations de protection face aux incertitudes monétaires. Jérôme Grivet, directeur général délégué de Crédit Agricole S.A., a salué une « performance remarquable » sur les taux et les devises. Ces métiers ont accompagné « les besoins de couverture (Opération financière permettant à une entreprise de se protéger contre une variation défavorable des taux d'intérêt ou des devises.) accrus de nos clients entreprises dans un contexte de volatilité des taux ».
Des charges maîtrisées malgré les provisions
Au-delà des salles de marché, la banque profite de la bonne tenue de son réseau LCL et de sa filiale de gestion d'actifs Amundi. Ses charges d'exploitation n'augmentent que de 2,4 %, à 3,93 milliards d'euros, soit trois fois moins vite que ses revenus. Le résultat brut d'exploitation progresse de 14,6 % pour s'établir à 3,16 milliards d'euros.
En contrepartie, le coût du risque s'alourdit de 19,6 % pour atteindre 585 millions d'euros, contre 489 millions un an plus tôt. Ces provisions restent principalement préventives, sans dégradation brutale des remboursements de crédits. À fin septembre 2026, le ratio de solvabilité atteint 11,2 % pour l'entité cotée et 17,3 % pour l'ensemble du groupe.
Le groupe parlementaire LIOT propose de créer un « Livret D » rémunéré à 3,50 % net pour financer la dette publique. Ce placement bloquerait entre 1 000 € et 60 000 € pendant dix ans. Malgré son taux attractif, ce mécanisme ne réduit ni l'endettement de l'État ni le coût réel de son financement.
La Banque centrale européenne (BCE) a laissé son principal taux directeur inchangé à 2,50 % le 29 octobre 2026. Après deux hausses consécutives cet été face au rebond de l'inflation, l'institution marque une pause pour évaluer le ralentissement du crédit en zone euro.
Les épargnants ont versé 15,4 milliards d'euros sur leurs contrats d'assurance-vie en septembre 2026, un record historique pour ce mois selon France Assureurs. Ce mouvement profite de l'écart de rendement avec le Livret A, ramené à 1,70 % en août.
Le produit intérieur brut de la France a reculé de 0,1 % au troisième trimestre 2026. Publiée le 30 octobre par l'Insee, cette première estimation confirme l'essoufflement de l'activité. Plombée par les exportations et l'investissement, la croissance compromet désormais la cible gouvernementale de 0,5 % sur l'année.
Le réassureur français SCOR dégage un bénéfice net de 206 millions d'euros au troisième trimestre 2026. Ce résultat dépasse de 30 millions d'euros la prévision moyenne des analystes. Malgré les catastrophes naturelles estivales, la solidité financière du groupe se renforce avant son plan stratégique du 3 décembre.
Christine Lagarde quittera la présidence de la Banque centrale européenne le 7 février 2027, près de neuf mois avant le terme de son mandat. Ce départ anticipé ouvre dès maintenant la course à sa succession entre les capitales de la zone euro, avant l'élection présidentielle française du printemps 2027.