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Dossier

prêt à taux zéro (PTZ)

Le prêt à taux zéro peut réduire le coût d’un achat immobilier. Conditions, calcul, projets éligibles et démarches pour vérifier votre dossier.

7 min de lecture
prêt à taux zéro (PTZ) — un couple étudie le plan de son futur logement avec des clés et une calculatrice.

Le prêt à taux zéro, ou PTZ, est un prêt aidé par l’État qui finance une partie de l’achat ou de la construction de votre résidence principale sans intérêts ni frais de dossier. Il compte parce qu’il peut alléger le coût du crédit, à condition que votre projet, vos revenus et le financement global passent aussi l’examen de la banque.

À retenir

  • Le PTZ complète toujours un autre prêt immobilier ; il ne finance pas seul l’opération.
  • Depuis les offres émises en avril 2025, l’achat neuf classique ouvre le PTZ dans toutes les zones, pour une maison comme pour un appartement.
  • L’ancien avec travaux reste réservé aux communes B2 et C, avec des travaux représentant au moins 25 % du coût de l’opération.
  • La banque vérifie votre solvabilité et vos garanties : une simulation donne une estimation, pas un accord.

Commencez par situer votre projet

prêt à taux zéro (PTZ) — une personne situe un projet immobilier à l’aide d’un plan, d’une maison et de clés.
Type de logement, localisation et composition du foyer sont les premiers repères d’un projet PTZ.

Le premier filtre porte sur le bien. Le PTZ couvre l’achat ou la construction d’un logement neuf, y compris certaines opérations de location-accession, de bail réel solidaire ou d’accession sociale. Il peut aussi accompagner l’achat d’un logement social occupé par son locataire ou la transformation d’un local en logement. Pour une offre de prêt émise depuis avril 2025, le neuf classique est éligible dans les zones A, A bis, B1, B2 et C.

L’ancien suit une autre voie : le logement se situe en zone B2 ou C et le programme comporte des travaux d’amélioration, notamment énergétiques. Leur montant représente au moins un quart du coût total de l’opération. La commune, et donc la zone retenue, se vérifie avec le simulateur officiel de zonage avant de monter le plan de financement.

Le logement devient votre résidence principale dans l’année qui suit l’achat ou la fin des travaux. Vous y vivez habituellement au moins huit mois par an. Le départ différé à la retraite constitue un cas prévu : l’occupation peut commencer au plus tard six ans après l’achat ou les travaux, selon les conditions applicables à la location pendant cette période.

L’accès vise d’abord les nouveaux propriétaires

Des acquéreurs vérifient leur éligibilité au prêt à taux zéro autour d’un dossier immobilier.
Le PTZ vise en principe les ménages qui n’ont pas été propriétaires de leur résidence principale récemment.

Le PTZ s’adresse en principe aux personnes qui n’ont pas été propriétaires de leur résidence principale durant les deux années précédant l’offre de prêt. Cette règle s’apprécie pour les occupants du futur logement : préparez donc les informations de chaque personne appelée à y vivre.

Des situations particulières ouvrent aussi l’accès. Le titulaire de l’usufruit ou de la nue-propriété de sa résidence principale peut demander un PTZ. Le dispositif couvre également certains ménages comptant une personne titulaire d’une carte mobilité inclusion avec mention invalidité, d’une carte d’invalidité de 2e ou 3e catégorie, ou percevant l’allocation aux adultes handicapés ou l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé. Après une catastrophe naturelle ou technologique ayant rendu le logement définitivement inhabitable, la demande intervient dans les deux ans suivant la publication de l’arrêté correspondant.

Cette condition de propriété décrit l’entrée dans le dispositif ; elle ne remplace pas l’étude de revenus ni le contrôle bancaire. Un achat à deux exige ainsi de regarder les avis fiscaux des deux futurs occupants, même si un seul signe l’offre principale.

Les quatre variables du montant

Une personne calcule un prêt à taux zéro à partir de quatre éléments d’un projet immobilier.
Coût du projet, zone, revenus et type de logement déterminent ensemble le montant finançable.

Le montant maximal résulte de la composition du foyer, de la zone, du coût de l’opération et d’une tranche de revenus. Pour les demandes déposées en 2026, la banque regarde le revenu fiscal de référence de l’année 2024, figurant sur l’avis d’impôt 2025, pour toutes les personnes qui habiteront le logement. Elle compare ce total au neuvième du coût TTC de l’opération et retient le montant le plus élevé. Les revenus de l’étranger entrent également dans le dossier, justificatifs à l’appui.

Repères

  • Au 1er août 2026, le plafond de ressources d’une personne va de 28 500 € en zone C à 49 000 € en zones A et A bis.
  • Pour deux personnes, il va de 42 750 € en zone C à 73 500 € en zones A et A bis.
  • Le coût pris en compte pour deux personnes est plafonné entre 150 000 € en zone C et 225 000 € en zones A et A bis.
  • Pour un appartement neuf, la quotité est de 20 %, 40 % ou 50 % selon la tranche de revenus ; pour une maison neuve, elle est de 10 %, 20 % ou 30 %.

Le calcul applique ensuite un coefficient familial : 1 pour une personne, 1,5 pour deux, 1,8 pour trois, 2,1 pour quatre et 2,4 à partir de cinq. Ce mécanisme classe le foyer dans une tranche. Le coût du projet compte lui aussi, mais seulement jusqu’au plafond associé à la zone et au nombre d’occupants. Le montant final dépend enfin des autres prêts de plus de deux ans qui financent l’achat.

Exemple

Cas pédagogique, purement illustratif : deux personnes achètent un appartement neuf en zone C pour 163 000 €. Le coût retenu est plafonné à 150 000 €. Si leurs revenus les placent dans une tranche ouvrant 40 %, le plafond théorique du PTZ atteint 60 000 €. La banque ajuste ensuite ce montant au prêt principal et à la capacité de remboursement du ménage.

Le plafond théorique sert donc de point de départ, pas de promesse de financement. Un apport élevé, la durée ou le montant du prêt principal peuvent influencer le montant finalement mobilisable. Le PTZ se rembourse sur une durée maximale de vingt-cinq ans ; certains ménages bénéficient d’un différé, pendant lequel le remboursement du PTZ commence plus tard.

Montez le dossier avec la banque

Un dossier de prêt à taux zéro est organisé avec les plans et les justificatifs du logement.
La banque vérifie l’éligibilité et la capacité de remboursement à partir d’un dossier complet.

Seuls les établissements financiers conventionnés par l’État accordent un PTZ. La banque construit le financement avec au moins un autre prêt, puis évalue librement la solvabilité et les garanties. Elle peut donc refuser le prêt même lorsque les critères réglementaires semblent réunis. Le simulateur de l’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL) constitue un excellent point de départ : il reste indicatif et sans valeur contractuelle.

Étapes

  1. Identifiez le type de bien et vérifiez la zone de la commune avec le simulateur officiel.
  2. Réunissez les avis d’impôt des personnes qui habiteront le logement et chiffrez le coût TTC, travaux compris lorsque le projet porte sur l’ancien.
  3. Simulez le PTZ, puis demandez à une banque conventionnée un plan incluant le prêt principal et les assurances.
  4. Transmettez les pièces demandées et comparez le coût total, les mensualités et la période de différé avant de signer l’offre.

Préparez le compromis ou le descriptif de construction, les devis de travaux pour l’ancien, les justificatifs de situation et les documents de ressources. Pour certains projets, des attestations dédiées accompagnent la demande, par exemple sur le programme de travaux. Cette préparation évite de confondre l’éligibilité réglementaire avec la faisabilité budgétaire du projet.

Habiter, louer, vendre : ce qui suit l’achat

prêt à taux zéro (PTZ) — une personne examine les choix possibles pour un logement acheté avec un prêt à taux zéro.
Occupation, location et revente restent encadrées après l’achat financé par un PTZ.

Le PTZ accompagne une résidence principale. Une mise en location ou une vente appelle donc une vérification préalable auprès de la banque, car les règles dépendent du motif et de la date de l’opération. Le départ à la retraite prévu au moment de l’achat offre un cadre spécifique, avec occupation reportée et location possible sous conditions.

En cas de vente suivie d’un nouvel achat, vous pouvez demander le transfert du PTZ vers le nouveau logement. La demande ne produit pas un transfert automatique : la banque examine la nouvelle opération et ses garanties. Gardez les documents du premier prêt, du compromis de vente et du futur achat afin qu’elle puisse instruire cette demande.

Questions fréquentes

Une personne prépare ses questions sur le prêt à taux zéro devant un projet de logement.
Une simulation ne remplace pas l’examen du projet et des justificatifs par l’établissement prêteur.

Le PTZ finance-t-il tout le prix du logement ?

Le PTZ finance une partie du projet et s’ajoute à au moins un autre prêt immobilier. Son montant dépend aussi de ce prêt complémentaire.

Un propriétaire peut-il encore y avoir droit ?

Oui, dans les exceptions prévues, notamment pour l’usufruit ou la nue-propriété, certains handicaps et un logement devenu inhabitable après une catastrophe.

Quelle année de revenus compte pour une demande en 2026 ?

La banque prend le revenu fiscal de référence de 2024, inscrit sur l’avis d’impôt 2025, et l’additionne pour les futurs occupants.

Peut-on acheter de l’ancien avec un PTZ partout ?

L’ancien avec travaux est ouvert en zones B2 et C. Les travaux d’amélioration représentent au moins 25 % du coût total de l’opération.

Le résultat du simulateur garantit-il le prêt ?

Le simulateur fournit une estimation indicative. La banque conserve l’examen de votre capacité de remboursement et de vos garanties.

Peut-on garder son PTZ en changeant de logement ?

Vous pouvez demander son transfert lors d’une vente suivie d’un nouvel achat. La banque étudie alors le nouveau financement.

Sources et mise à jour

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