Simulateur PTZ 2026 : montant et éligibilité
Calcul gratuit du montant indicatif du prêt à taux zéro.
Dossier
Le prêt à taux zéro peut réduire le coût d’un achat immobilier. Conditions, calcul, projets éligibles et démarches pour vérifier votre dossier.

Le prêt à taux zéro, ou PTZ, est un prêt aidé par l’État qui finance une partie de l’achat ou de la construction de votre résidence principale sans intérêts ni frais de dossier. Il compte parce qu’il peut alléger le coût du crédit, à condition que votre projet, vos revenus et le financement global passent aussi l’examen de la banque.
À retenir

Le premier filtre porte sur le bien. Le PTZ couvre l’achat ou la construction d’un logement neuf, y compris certaines opérations de location-accession, de bail réel solidaire ou d’accession sociale. Il peut aussi accompagner l’achat d’un logement social occupé par son locataire ou la transformation d’un local en logement. Pour une offre de prêt émise depuis avril 2025, le neuf classique est éligible dans les zones A, A bis, B1, B2 et C.
L’ancien suit une autre voie : le logement se situe en zone B2 ou C et le programme comporte des travaux d’amélioration, notamment énergétiques. Leur montant représente au moins un quart du coût total de l’opération. La commune, et donc la zone retenue, se vérifie avec le simulateur officiel de zonage avant de monter le plan de financement.
Le logement devient votre résidence principale dans l’année qui suit l’achat ou la fin des travaux. Vous y vivez habituellement au moins huit mois par an. Le départ différé à la retraite constitue un cas prévu : l’occupation peut commencer au plus tard six ans après l’achat ou les travaux, selon les conditions applicables à la location pendant cette période.

Le PTZ s’adresse en principe aux personnes qui n’ont pas été propriétaires de leur résidence principale durant les deux années précédant l’offre de prêt. Cette règle s’apprécie pour les occupants du futur logement : préparez donc les informations de chaque personne appelée à y vivre.
Des situations particulières ouvrent aussi l’accès. Le titulaire de l’usufruit ou de la nue-propriété de sa résidence principale peut demander un PTZ. Le dispositif couvre également certains ménages comptant une personne titulaire d’une carte mobilité inclusion avec mention invalidité, d’une carte d’invalidité de 2e ou 3e catégorie, ou percevant l’allocation aux adultes handicapés ou l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé. Après une catastrophe naturelle ou technologique ayant rendu le logement définitivement inhabitable, la demande intervient dans les deux ans suivant la publication de l’arrêté correspondant.
Cette condition de propriété décrit l’entrée dans le dispositif ; elle ne remplace pas l’étude de revenus ni le contrôle bancaire. Un achat à deux exige ainsi de regarder les avis fiscaux des deux futurs occupants, même si un seul signe l’offre principale.

Le montant maximal résulte de la composition du foyer, de la zone, du coût de l’opération et d’une tranche de revenus. Pour les demandes déposées en 2026, la banque regarde le revenu fiscal de référence de l’année 2024, figurant sur l’avis d’impôt 2025, pour toutes les personnes qui habiteront le logement. Elle compare ce total au neuvième du coût TTC de l’opération et retient le montant le plus élevé. Les revenus de l’étranger entrent également dans le dossier, justificatifs à l’appui.
Repères
Le calcul applique ensuite un coefficient familial : 1 pour une personne, 1,5 pour deux, 1,8 pour trois, 2,1 pour quatre et 2,4 à partir de cinq. Ce mécanisme classe le foyer dans une tranche. Le coût du projet compte lui aussi, mais seulement jusqu’au plafond associé à la zone et au nombre d’occupants. Le montant final dépend enfin des autres prêts de plus de deux ans qui financent l’achat.
Exemple
Cas pédagogique, purement illustratif : deux personnes achètent un appartement neuf en zone C pour 163 000 €. Le coût retenu est plafonné à 150 000 €. Si leurs revenus les placent dans une tranche ouvrant 40 %, le plafond théorique du PTZ atteint 60 000 €. La banque ajuste ensuite ce montant au prêt principal et à la capacité de remboursement du ménage.
Le plafond théorique sert donc de point de départ, pas de promesse de financement. Un apport élevé, la durée ou le montant du prêt principal peuvent influencer le montant finalement mobilisable. Le PTZ se rembourse sur une durée maximale de vingt-cinq ans ; certains ménages bénéficient d’un différé, pendant lequel le remboursement du PTZ commence plus tard.

Seuls les établissements financiers conventionnés par l’État accordent un PTZ. La banque construit le financement avec au moins un autre prêt, puis évalue librement la solvabilité et les garanties. Elle peut donc refuser le prêt même lorsque les critères réglementaires semblent réunis. Le simulateur de l’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL) constitue un excellent point de départ : il reste indicatif et sans valeur contractuelle.
Étapes
Préparez le compromis ou le descriptif de construction, les devis de travaux pour l’ancien, les justificatifs de situation et les documents de ressources. Pour certains projets, des attestations dédiées accompagnent la demande, par exemple sur le programme de travaux. Cette préparation évite de confondre l’éligibilité réglementaire avec la faisabilité budgétaire du projet.

Le PTZ accompagne une résidence principale. Une mise en location ou une vente appelle donc une vérification préalable auprès de la banque, car les règles dépendent du motif et de la date de l’opération. Le départ à la retraite prévu au moment de l’achat offre un cadre spécifique, avec occupation reportée et location possible sous conditions.
En cas de vente suivie d’un nouvel achat, vous pouvez demander le transfert du PTZ vers le nouveau logement. La demande ne produit pas un transfert automatique : la banque examine la nouvelle opération et ses garanties. Gardez les documents du premier prêt, du compromis de vente et du futur achat afin qu’elle puisse instruire cette demande.

Le PTZ finance une partie du projet et s’ajoute à au moins un autre prêt immobilier. Son montant dépend aussi de ce prêt complémentaire.
Oui, dans les exceptions prévues, notamment pour l’usufruit ou la nue-propriété, certains handicaps et un logement devenu inhabitable après une catastrophe.
La banque prend le revenu fiscal de référence de 2024, inscrit sur l’avis d’impôt 2025, et l’additionne pour les futurs occupants.
L’ancien avec travaux est ouvert en zones B2 et C. Les travaux d’amélioration représentent au moins 25 % du coût total de l’opération.
Le simulateur fournit une estimation indicative. La banque conserve l’examen de votre capacité de remboursement et de vos garanties.
Vous pouvez demander son transfert lors d’une vente suivie d’un nouvel achat. La banque étudie alors le nouveau financement.