BforBank supprime 140 postes par départs volontaires
BforBank engage une rupture conventionnelle collective prévoyant la suppression de 140 postes sur 577 salariés. Pour endiguer ses pertes, la banque en ligne filiale du Crédit Agricole renonce à son expansion en Allemagne et se recentre sur le marché français.
Officialisé ce 25 septembre 2026 après une présentation aux représentants du personnel le 18 septembre, le projet concerne 24,3 % des effectifs. Pour supprimer ces 140 postes, la filiale du Crédit Agricole (Premier groupe bancaire mutualiste français, présent dans la banque de détail, l'assurance et la gestion d'actifs, maison-mère de BforBank.) recourt au dispositif de rupture conventionnelle collective (Dispositif négocié avec les syndicats permettant des départs volontaires sans licenciement économique contraint.). Ce cadre juridique exclut tout licenciement contraint et repose sur le volontariat des salariés.
Les négociations syndicales s'ouvriront le 15 octobre 2026 pour fixer les indemnités de départ, avant transmission à l'administration du travail pour validation. L'objectif est de finaliser les premières sorties d'ici le 31 décembre 2026. Pour les usagers, cette réorganisation interne ne modifie pas le fonctionnement des comptes bancaires.
Quinze ans de pertes et un recentrage français
Ce plan intervient près de quatre mois après l'arrivée de Guillaume Autier à la direction générale, le 1er juin 2026. L'ancien dirigeant de Meilleurtaux hérite d'une situation financière dégradée : créée en 2009, la banque n'a jamais dégagé de bénéfice. Ses pertes nettes cumulées atteignaient 635 millions d'euros fin 2024, dont 144,9 millions d'euros sur la seule année 2024.
Pour maintenir l'activité, les actionnaires ont validé en mars 2026 une recapitalisation pouvant atteindre 140 millions d'euros d'ici l'automne. Mais la refonte commerciale menée fin 2023 n'a pas suffi. Malgré de nouvelles offres sans condition de revenus, BforBank (Banque en ligne filiale du Crédit Agricole, créée en 2009 et proposant des comptes courants, des cartes bancaires et des produits d'épargne.) compte environ 450 000 clients en 2026. Ce niveau reste très loin de l'objectif de 3 millions fixé pour 2030.
Face à une vive concurrence dans le secteur bancaire (Ensemble des établissements financiers qui gèrent les comptes, les moyens de paiement, les crédits et l'épargne des particuliers et entreprises.), la direction renonce donc à son déploiement en Allemagne. Elle indique vouloir « concentrer son ambition de développement sur son marché historique en France ». La banque en ligne (Établissement bancaire dont l'ensemble des opérations et services s'effectue à distance, principalement via Internet et application mobile.) promet d'« assurer la continuité bancaire simple et fluide aux clients actuels » résidant en Allemagne. Ce repli stratégique acte la fin des ambitions internationales pour tenter de préserver l'équilibre financier.
La banque en ligne Revolut expérimente le paiement par reconnaissance faciale dans trois cafés à Londres, du 24 au 26 septembre 2026. L'option permet de régler un achat sans carte bancaire ni smartphone, après une activation volontaire. Aucun déploiement en France n'est prévu à ce stade.
La Banque de France publie son bilan annuel sur la situation financière de 2 640 start-up françaises en 2025. Malgré une hausse de 11,6 % de leur chiffre d'affaires, leurs réserves de trésorerie reculent dans un contexte de levées de fonds plus rares. Un redressement opérationnel réel, mais exigeant.
Les vagues de chaleur de l'été 2026 amputeront la production européenne de 113 milliards d'euros, selon une estimation d'Allianz Research. Cette modélisation macroéconomique traduit un manque à gagner lié aux baisses de productivité au travail, et non une facture de dégâts matériels ou d'assurances.