Les salaires du privé accélèrent à 2 % et dépassent l'inflation
Au deuxième trimestre 2026, le salaire mensuel de base dans le secteur privé a progressé de 2,0 % sur un an. Cette évolution dépasse la hausse des prix fixée à 1,7 %. Selon la Dares, ce regain procure un gain net de pouvoir d'achat de 0,2 % en euros constants.
Après un palier prolongé à 1,7 % fin 2025 et début 2026, la rémunération fixe des salariés du secteur privé réaccélère. Selon les données de l'enquête Acemo (Enquête trimestrielle de la Dares mesurant l'évolution des salaires dans les entreprises d'au moins 10 salariés.) publiées le 25 septembre 2026, le salaire mensuel de base (Salaire brut fixé par le contrat de travail, avant cotisations et hors primes ou heures supplémentaires.) s'apprécie de 0,7 % sur le deuxième trimestre. Ce rythme égale celui des trois premiers mois de l'année. Sur un an, cette progression atteint 2,0 % et dépasse le rythme de l'inflation (Hausse générale et durable des prix des biens et des services, qui réduit la valeur de la monnaie dans le temps.) hors tabac mesurée à 1,7 % par l'Insee.
Glissement annuel en fin de trimestre : 6 points, 5 intervalles, 1 hausse, 3 baisses et 1 stabilité. Données définitives Dares, enquête Acemo.LaBanque.org — données : DaresSource
Un gain de pouvoir d'achat tiré par les employés
Cette dynamique salariale profite de manière inégale aux différentes catégories de salariés. Les employés enregistrent la plus forte revalorisation annuelle avec une hausse de 2,3 %, après un gain de 1,0 % sur le deuxième trimestre. Les ouvriers et les cadres suivent avec une progression de 1,9 % sur un an, tandis que les professions intermédiaires avancent de 1,8 %.
Pour les ouvriers et employés, l'indice du salaire horaire de base progresse de 2,1 % sur un an. Ce chiffre confère un gain de pouvoir d'achat (Quantité de biens et de services qu'un revenu permet d'acquérir, mesurée en tenant compte de l'évolution des prix.) de 0,4 % en euros constants (Valeur monétaire corrigée de l'inflation, permettant de mesurer l'évolution réelle du pouvoir d'achat.). Sur le plan sectoriel, l'industrie mène le mouvement au deuxième trimestre avec une hausse de 0,9 % des salaires (Rémunérations versées par un employeur à ses salariés en contrepartie du travail fourni, sous forme brute ou nette.) de base. Elle devance ainsi les services marchands à 0,7 % et le bâtiment à 0,5 %.
Les limites de l'indicateur sur la fiche de paie
Ce sursaut statistique ne bouleverse pourtant pas le budget des ménages. Une fois la hausse des prix déduite, le gain net en euros constants pour l'ensemble des salariés ressort à 0,2 % sur un an. Cette hausse modeste enraye les pertes récentes, sans toutefois effacer les reculs subis lors du pic d'inflation de 2021 à 2023.
Le champ de la statistique impose également de la prudence. L'enquête Acemo de la Dares cible exclusivement les entreprises de 10 salariés ou plus du secteur privé non agricole. Elle retient le salaire contractuel brut mais exclut les heures supplémentaires et les primes variables, comme la prime de partage de la valeur. L'indicateur écarte aussi les très petites entreprises de moins de dix salariés, où les revalorisations sont souvent moins systématiques.
Pour aller plus loin
Inflation — comprendre les règles et les démarches
Pour freiner la flambée du carburant, l'État mettra sur le marché dix millions de barils de gazole issus de ses réserves. Ce déstockage de trois mois vise une baisse de 12 à 18 centimes par litre à la pompe dès le 1er novembre 2026. L'économie atteindra 6 à 9 euros sur un plein de 50 litres.
Le gouverneur slovène Primož Dolenc n'exclut pas de nouvelles hausses de taux face au rebond de l'inflation à 3,8 %. Ce membre du Conseil des gouverneurs de la BCE a rappelé le 8 octobre 2026 que rien n'était acté. Cette perspective prolonge la pression sur le crédit immobilier tout en soutenant l'épargne bancaire.
Le gouvernement va libérer dix millions de barils des réserves d'État pour faire baisser le gazole de 12 à 18 centimes par litre dès novembre 2026. Cette mesure temporaire de trois mois vise à alléger le plein des automobilistes d'environ dix euros, sans toucher aux tarifs des essences.
Dans un échantillon de 62 pays, le taux d’extrême pauvreté en 2024 est supérieur de 0,8 point avec les paniers de dépenses du FMI. Le calcul fondé sur l’inflation agrégée donne un résultat inférieur. L’écart représente près de 23 millions de personnes sous le seuil, sans constituer un recensement mondial de nouveaux pauvres.
La banque centrale indienne relève son taux directeur de 0,25 point, à 5,50 %, pour répondre au retour de l’inflation. Celle-ci a atteint 4,82 % en août, mais reste sous le plafond de 6 %. Une pause reste possible lors de la prochaine décision.
La néobanque britannique Revolut atteint 103 milliards d'euros de valorisation et 80 millions de clients à l'automne 2026. L'établissement dépasse désormais des piliers comme Barclays et la Société Générale. Pourtant, son modèle repose sur des usages du quotidien et très peu sur le crédit.