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Crédit d'équipement aux entreprises en zone euro — ligne d'assemblage automatisée avec bras robotisés, convoyeur à rouleaux et blocs mécaniques dans une usine.
Crédits

Zone euro : le crédit aux entreprises ralentit en août

La croissance des prêts aux entreprises en zone euro a ralenti à 4,2 % sur un an en août 2026, après 4,4 % en juillet. En un mois, le flux net de nouveaux financements bancaires a été divisé par deux pour retomber à 11 milliards d'euros.

Par Thomas Reynaud2 min de lecture
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Un flux de nouveaux crédits divisé par deux

En juillet 2026, la progression des prêts aux sociétés non financières (Ensemble des entreprises marchandes, privées ou publiques, hors banques et compagnies d'assurance.) culminait à 4,4 % après six mois de hausse. Ce rythme annuel est redescendu à 4,2 % en août. Ce tassement de 0,2 point masque une décélération bien plus nette sur les dossiers récemment signés.

Les banques de la zone euro ont accordé 11 milliards d'euros de crédits nets aux entreprises en août. Ce volume représente la moitié des 22 milliards d'euros prêtés en juillet. Il reste très éloigné du pic de 27 milliards atteint en juin. L'encours global des prêts bancaires accordés à ces entreprises atteint 5 500 milliards d'euros.

Le recul frappe particulièrement les crédits d'équipement d'une durée de un à cinq ans. Sur cette tranche, les remboursements ont dépassé les nouveaux emprunts, avec un flux net négatif de 2 milliards d'euros. Leur progression annuelle retombe ainsi à 3,7 %, contre 4,2 % un mois plus tôt. Pour financer leurs besoins courants, les entreprises ont puisé 7 milliards d'euros dans leurs dépôts bancaires.

Taux de croissance annuel des prêts aux entreprises en zone euro de septembre 2025 à août 2026 : creux à 2,8 % en janvier, pic à 4,4 % en juillet et repli à 4,2 % en août.
Taux de croissance annuel des prêts corrigés accordés aux sociétés non financières (source : BCE).LaBanque.org — données : Banque centrale européenneSource

Les entreprises temporisent sur leurs investissements

Cette modération traduit un attentisme des chefs d'entreprise face au niveau des taux d'intérêt (Pourcentage appliqué au capital emprunté ou placé, déterminant le coût du crédit pour l'emprunteur ou la rémunération pour l'épargnant.). La politique monétaire (Ensemble des mesures prises par une banque centrale pour réguler la quantité de monnaie et orienter le crédit afin de stabiliser les prix.) européenne reste restrictive, avec un taux de facilité de dépôt (Taux d'intérêt de la BCE rémunérant les liquidités que les banques commerciales y placent pour 24 heures.) fixé à 2,50 % par la BCE. Les sociétés privilégient désormais leur trésorerie disponible plutôt que de souscrire de nouveaux emprunts pour investir.

La situation contraste nettement avec la trajectoire observée chez les particuliers. Le crédit bancaire (Somme d'argent prêtée par un établissement financier à un emprunteur, particulier ou entreprise, remboursable avec intérêts sur une durée fixée.) aux ménages a maintenu une croissance annuelle stable à 3,1 % en août, identique à celle de juillet. Ce segment a généré un flux mensuel de 19 milliards d'euros, porté par 14 milliards d'euros de prêts immobiliers. Enfin, la progression annuelle de l'agrégat monétaire large M3 s'est légèrement redressée à 3,5 %.

Pour aller plus loin

Sources

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