Zone euro : le crédit aux entreprises ralentit en août
La croissance des prêts aux entreprises en zone euro a ralenti à 4,2 % sur un an en août 2026, après 4,4 % en juillet. En un mois, le flux net de nouveaux financements bancaires a été divisé par deux pour retomber à 11 milliards d'euros.
En juillet 2026, la progression des prêts aux sociétés non financières (Ensemble des entreprises marchandes, privées ou publiques, hors banques et compagnies d'assurance.) culminait à 4,4 % après six mois de hausse. Ce rythme annuel est redescendu à 4,2 % en août. Ce tassement de 0,2 point masque une décélération bien plus nette sur les dossiers récemment signés.
Les banques de la zone euro ont accordé 11 milliards d'euros de crédits nets aux entreprises en août. Ce volume représente la moitié des 22 milliards d'euros prêtés en juillet. Il reste très éloigné du pic de 27 milliards atteint en juin. L'encours global des prêts bancaires accordés à ces entreprises atteint 5 500 milliards d'euros.
Le recul frappe particulièrement les crédits d'équipement d'une durée de un à cinq ans. Sur cette tranche, les remboursements ont dépassé les nouveaux emprunts, avec un flux net négatif de 2 milliards d'euros. Leur progression annuelle retombe ainsi à 3,7 %, contre 4,2 % un mois plus tôt. Pour financer leurs besoins courants, les entreprises ont puisé 7 milliards d'euros dans leurs dépôts bancaires.
Taux de croissance annuel des prêts corrigés accordés aux sociétés non financières (source : BCE).LaBanque.org — données : Banque centrale européenneSource
Les entreprises temporisent sur leurs investissements
Cette modération traduit un attentisme des chefs d'entreprise face au niveau des taux d'intérêt (Pourcentage appliqué au capital emprunté ou placé, déterminant le coût du crédit pour l'emprunteur ou la rémunération pour l'épargnant.). La politique monétaire (Ensemble des mesures prises par une banque centrale pour réguler la quantité de monnaie et orienter le crédit afin de stabiliser les prix.) européenne reste restrictive, avec un taux de facilité de dépôt (Taux d'intérêt de la BCE rémunérant les liquidités que les banques commerciales y placent pour 24 heures.) fixé à 2,50 % par la BCE. Les sociétés privilégient désormais leur trésorerie disponible plutôt que de souscrire de nouveaux emprunts pour investir.
La situation contraste nettement avec la trajectoire observée chez les particuliers. Le crédit bancaire (Somme d'argent prêtée par un établissement financier à un emprunteur, particulier ou entreprise, remboursable avec intérêts sur une durée fixée.) aux ménages a maintenu une croissance annuelle stable à 3,1 % en août, identique à celle de juillet. Ce segment a généré un flux mensuel de 19 milliards d'euros, porté par 14 milliards d'euros de prêts immobiliers. Enfin, la progression annuelle de l'agrégat monétaire large M3 s'est légèrement redressée à 3,5 %.
Le CAC 40 gagnait 0,26 % à 8 102,24 points vendredi 25 septembre en milieu de matinée. Ce timide rebond découle du repli des cours du pétrole et d'un apaisement sur les taux d'intérêt, sans dissiper la prudence des investisseurs.
Aux États-Unis, le taux moyen des emprunts immobiliers à 30 ans a atteint 7,03 % le 24 septembre 2026. Ce retour au-dessus du seuil des 7 % marque un sommet depuis l'investiture de Donald Trump. Pour les acheteurs américains, cette hausse alourdit directement les mensualités.
Wall Street a ouvert dans le rouge ce jeudi 24 septembre 2026, freinée par la remontée du pétrole au-dessus de 104 dollars et la tension des rendements obligataires. Les marchés craignent un regain d'inflation et surveillent le sommet entre Donald Trump et Xi Jinping.
L’État annule définitivement 500 millions d’euros de crédits budgétaires et gèle 783 millions supplémentaires. Ces mesures, qui totalisent 1,283 milliard d’euros, doivent notamment financer le plan d’urgence agricole. Les crédits de personnel ne sont pas visés, selon Bercy.
Les taux des crédits immobiliers remontent dans les barèmes de septembre. Sur vingt ans, les moyennes observées vont de 3,43 % à 3,54 % selon les courtiers ; un retour vers 4 % reste un scénario, pas un taux déjà appliqué.
Les taux proposés pour un nouveau crédit immobilier repartent légèrement à la hausse en septembre. Sur 200 000 € sur vingt ans, 0,05 point de plus représente environ 5 € de mensualité supplémentaire, hors assurance.