L’Allemagne relève son estimation de croissance à 0,3 %
L’estimation détaillée relève la croissance allemande du deuxième trimestre à 0,3 %, au lieu de 0,2 %. Le commerce extérieur explique l’essentiel de ce résultat, tandis que la demande intérieure reste fragile.
Destatis, l’office fédéral de la statistique allemand, estime désormais que le produit intérieur brut (PIB) s’est accru de 0,3 % entre avril et juin 2026. Son estimation rapide du 30 juillet tablait sur 0,2 %. Ces chiffres sont corrigés des prix, des variations saisonnières et du calendrier.
La révision de 0,1 point s’appuie sur des données plus complètes du commerce et de la distribution. Les données de juin ont notamment conduit à revoir les exportations à la hausse. Elle affine donc la mesure du trimestre, plutôt que de signaler une activité nouvelle.
Les exportations de biens et services ont augmenté de 2,0 % sur le trimestre, contre 1,5 % pour les importations. Le commerce extérieur a ainsi apporté 0,2 point aux 0,3 % de croissance allemande.
Les dix points vont de -0,1 % au deuxième trimestre 2024 à +0,4 % au premier trimestre 2026. Les deux derniers indiquent +0,4 %, puis +0,3 %.LaBanque.org — données : DestatisSource
La demande intérieure ne redémarre pas
Cette amélioration ne traduit pas un redémarrage généralisé de l’économie allemande. La consommation totale (La consommation rassemble les achats de biens et services des ménages, du logement à l’alimentation, et les choix de budget qui les accompagnent.) n’a gagné que 0,1 % entre avril et juin. Les dépenses des ménages comme celles de l’État ont chacune augmenté de 0,1 %.
L’investissement fixe a reculé de 0,2 %, tandis que les dépenses en équipements ont baissé de 1,4 %. Les investissements de construction n’ont, eux, gagné que 0,1 %.
Le PIB allemand dépasse désormais de 1,0 % son niveau du deuxième trimestre 2025. Cette comparaison annuelle ne doit pas être confondue avec la hausse de 0,3 % enregistrée par rapport au trimestre précédent. Sur ce dernier rythme, l’Allemagne reste sous la moyenne de l’Union européenne, à 0,5 %, mais devant la France et l’Italie, à 0,2 % chacune.
Les comptes nationaux restent une estimation et pourront être révisés si de nouvelles informations statistiques sont reçues.
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