Le PIB français rebondit de 0,2 % au deuxième trimestre
Le produit intérieur brut français a progressé de 0,2 % au deuxième trimestre, après un recul de 0,1 %. Le rebond vient surtout du commerce extérieur, tandis que l’investissement continue de baisser.
L’économie française a renoué avec une légère croissance entre avril et juin. Le PIB en volume, qui mesure la production hors effet des prix, a progressé de 0,2 %, selon la première estimation de l’Insee. Au trimestre précédent, il avait reculé de 0,1 %. L’Insee publiera les résultats détaillés le 28 août.
Ce mouvement repose d’abord sur les échanges avec l’étranger. Le commerce extérieur a apporté 0,6 point à la croissance, après avoir retiré 0,8 point au premier trimestre. Les exportations ont augmenté de 2,6 %, davantage que les importations, en hausse de 0,8 %. Cet écart explique la contribution positive du commerce extérieur.
Stable à 0,2 % entre 2025 T1 et T2, la croissance atteint 0,4 % en 2025 T3, recule jusqu'à -0,1 % en 2026 T1, puis rebondit à 0,2 % en 2026 T2.LaBanque.org — données : InseeSource
Les matériels de transport expliquent une part importante de ce retournement. Leurs exportations ont bondi de 20,1 %, après une chute de 18,8 % en début d’année. L’Insee cite notamment l’aéronautique : le profil du trimestre reflète donc aussi un rattrapage dans ce secteur, et non une accélération uniforme de l’activité.
La demande intérieure reste peu porteuse
La demande intérieure finale n’a ajouté que 0,1 point à la croissance. La consommation des ménages a progressé de 0,2 % et celle des administrations publiques de 0,4 %, mais l’investissement total a encore diminué de 0,3 %, après -0,8 % au premier trimestre. Malgré la hausse de la consommation, l’investissement reste un frein. Le rebond du PIB ne traduit donc pas une accélération généralisée de l’activité intérieure.
Les stocks ont, à l’inverse, retiré 0,6 point au PIB après lui avoir apporté 0,9 point au trimestre précédent. Là encore, les produits aéronautiques pèsent dans le mouvement : les entreprises avaient fortement stocké en début d’année avant que les exportations ne rebondissent.
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