Présidentielle 2027 : les retraites divisent le débat du Medef
Au débat économique du Medef, les prétendants à la présidentielle de 2027 ont exposé des projets opposés sur les retraites. La consultation qui a cadré l'échange place fiscalité, réindustrialisation et simplification parmi les attentes prioritaires de ses répondants.
À Roland-Garros, le Medef a réuni jeudi sept candidats ou prétendants à l'élection présidentielle de 2027. Le débat a duré deux heures trente. Il a porté sur cinq thèmes : la dette et les dépenses publiques, la réindustrialisation, le coût du travail, les normes et la fiscalité.
Le Medef a retenu ces thèmes à partir d'une consultation en ligne menée avec OpinionWay. Elle a recueilli 65 872 réponses entre le 15 avril et le 15 juillet. Parmi les répondants, 83 % plaçaient la baisse de la fiscalité et des charges en tête de leurs attentes. La réindustrialisation suivait avec 81 %. La simplification administrative et la baisse de la dette et des dépenses publiques recueillaient chacune 75 %.
Ces pourcentages décrivent les personnes ayant répondu au questionnaire. Le Medef ne les présente pas comme les résultats d'un sondage représentatif de l'ensemble des dirigeants français.
Des propositions encore sans effet sur les règles
Les échanges n'ont pas fait émerger de programme commun. Sur les retraites, Jean-Luc Mélenchon a proposé un retour d'abord à 62 ans puis, « le plus vite possible », à 60 ans. Marine Le Pen a réaffirmé un départ à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler avant 20 ans. Il suppose 42 années de cotisations. Elle prévoit ensuite un âge légal de départ (Âge minimal à partir duquel une personne peut demander sa retraite, sous réserve des autres conditions applicables.) de 62 ans.
Bruno Retailleau défend un âge de départ lié à l'espérance de vie. Édouard Philippe propose de ramener de 18 à 12 mois la durée d'indemnisation du chômage pour les moins de 50 ans. Ces annonces sont des positions de campagne : elles ne modifient pas les règles actuelles.
Marine Le Pen a aussi annoncé un plan de 125 milliards d'euros d'économies avant le débat budgétaire de l'automne. Son contenu n'était pas détaillé lors du débat. Les dépenses concernées et les effets pour les ménages restent donc inconnus.
La Banque centrale européenne relève son taux de dépôt à 2,50 % le 16 septembre. Cette décision peut influencer les offres de crédit et d’épargne, mais elle ne modifie pas automatiquement les contrats des particuliers.
Le gouverneur de la Banque de France a jugé le 11 septembre qu’annuler une partie de la dette française serait « illégal, dangereux et inutile ». Le scénario vise des titres détenus par la banque centrale, pas un défaut envers tous les créanciers. Le droit européen et l’organisation de l’Eurosystème en font un mécanisme très encadré.
LCL envisage de regrouper, et donc de fermer, entre 60 et 90 agences. Aucune adresse ni date de fermeture n’est annoncée : les clients ne peuvent pas encore savoir si leur agence est concernée.