TotalEnergies va baisser le gazole de 8 à 12 centimes
TotalEnergies va baisser le prix du gazole de 8 à 12 centimes par litre pour les particuliers dès début novembre dans ses stations. Cet engagement fait suite au déstockage de réserves stratégiques décidé par l'État pour freiner la flambée à la pompe.
La réduction s'appliquera directement sur les prix affichés au pistolet, sans aucune démarche pour les automobilistes. Pour un plein habituel de 50 litres de diesel, l'économie oscillera entre 4 et 6 euros. Ce rabais soulagera le budget automobile (Poste de dépense des ménages regroupant l'achat, l'assurance, l'entretien et l'énergie nécessaires à l'usage d'un véhicule individuel.) des ménages, après un pic moyen supérieur à 2,40 euros le litre en septembre 2026.
Un rabais inférieur aux attentes de Matignon
L'annonce a été faite le 12 octobre 2026 par le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, après un entretien avec le Premier ministre Sébastien Lecornu. L'exécutif espérait une baisse de 12 à 18 centimes grâce à la libération de 10 millions de barils de diesel. Ce déstockage des réserves stratégiques sur trois mois visait à répercuter rapidement l'effort public à la pompe.
Le dirigeant de TotalEnergies a toutefois ramené l'effet réel à une dizaine de centimes, entre 8 et 12 centimes par litre. Il a justifié cet écart par les coûts logistiques et les contraintes d'incorporation propres au raffinage. L'enseigne maintient par ailleurs son plafonnement tarifaire à 2,25 euros sur le gazole et 1,99 euro sur l'essence.
Un effort accru sur le fioul et les professionnels
L'effort annoncé sera plus prononcé pour les professionnels de terrain et le chauffage domestique. TotalEnergies prévoit ainsi une baisse de 20 centimes par litre sur le gazole non routier (Carburant réservé aux engins agricoles et de chantier, bénéficiant d'une fiscalité réduite par rapport au diesel ordinaire.) pour les agriculteurs, le bâtiment et les pêcheurs. Pour le fioul domestique, une détente d'environ 200 euros par mètre cube interviendra dès le 1er novembre 2026. Cette réduction apporte une respiration bienvenue pour le pouvoir d'achat (Quantité de biens et de services qu'un ménage peut acquérir avec ses revenus disponibles, selon le niveau général des prix.) des ménages face aux tensions sur le cours du pétrole (Énergie fossile raffinée en carburants comme le gazole et l'essence, dont les cours dictent les tarifs à la pompe.).
Cette politique tarifaire accentue la pression sur les 5 800 stations-service indépendantes. Grâce à ses prix plafonnés, TotalEnergies a vu sa part de marché grimper de 23 % en 2025 à plus de 30 % en octobre 2026. Au nom du syndicat Mobilians, Francis Pousse réclame donc que l'ensemble du réseau bénéficie des mêmes tarifs remisés. Les distributeurs traditionnels rappellent que leur marge unitaire reste fixe et dépend exclusivement des conditions d'achat en gros.
Pour aller plus loin
Automobile — comprendre les règles et les démarches
Le gouvernement libère 10 millions de barils de réserves pour faire baisser le prix du gazole jusqu'à 18 centimes le litre dès le 1er novembre 2026. L'opération durera trois mois et s'appliquera directement à la pompe, mais exclut totalement l'essence.
Une aide de 100 euros arrive sur le compte de 1,6 million d’automobilistes dès le 16 octobre 2026. Le gouvernement élargit aussi le public éligible et mobilise ses stocks stratégiques. Cette seconde mesure doit réduire le prix du gazole de 12 à 18 centimes en novembre.
Des prix du diesel frôlant les 3 euros le litre sont apparus sur des autoroutes françaises, mais la moyenne métropolitaine reste à 2,352 euros. Pour soulager le budget des ménages, l'État mobilise ses réserves avec une baisse attendue de 12 à 18 centimes dès novembre.
L'indicateur d'incertitude de la Banque de France est reparti à la hausse en septembre 2026, brisant six mois d'accalmie. Alimentée par le prix des carburants, cette inquiétude freine les investissements et les commandes. Dans ce contexte, la croissance du PIB reste estimée à +0,1 % au troisième trimestre.
Le gouvernement débloque des réserves de carburant et crée une enveloppe de 50 millions d'euros pour près de 9 000 communes rurales. Cette opération vise une baisse de 12 à 18 centimes par litre de gazole pendant trois mois, avec un soutien pour 339 stations isolées.
Frappées par la flambée des carburants, les auto-écoles prévoient de répercuter leurs coûts sur le permis B. D'après les professionnels, le forfait moyen pourrait augmenter de 150 à 200 euros dans les prochaines semaines. Cette hausse menace d'alourdir une facture déjà prohibitive pour de nombreux jeunes.