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Adaptation des logements français aux canicules — façade d’un immeuble résidentiel sous un soleil intense, protections solaires posées sur plusieurs fenêtres et artisan anonyme au rez-de-chaussée.
Immobilier

Canicules : jusqu’à 53 milliards pour adapter les logements

Une estimation de l’Institut français pour la performance du bâtiment chiffre entre 46 et 53 milliards d’euros l’adaptation des logements français aux fortes chaleurs d’ici 2050. Ce montant couvre des travaux ciblés, hors climatisation, et ne constitue pas une dépense publique déjà votée.

Par Thomas Reynaud3 min de lecture
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Un investissement total, pas une facture publique

L’Institut français pour la performance du bâtiment (Ifpeb) retient trois leviers : les protections solaires extérieures, les brasseurs d’air (Ventilateurs, souvent fixés au plafond, qui accélèrent l’air et améliorent la sensation de fraîcheur sans produire de froid.) et l’isolation des toitures. La climatisation est exclue du calcul, même si des équipements de rafraîchissement actif pourraient être nécessaires dans les territoires où les nuits restent très chaudes.

Selon l’Ifpeb, ce socle permettrait de rendre environ 70 % du parc résidentiel acceptable pendant les fortes chaleurs. La fourchette de 46 à 53 milliards d’euros correspond à l’investissement total du parc immobilier existant. Sa répartition entre ménages, bailleurs et pouvoirs publics n’est pas arrêtée.

La Cour des comptes relevait en 2024 qu’aucune étude prospective n’avait encore évalué le coût global de l’adaptation des logements ni sa répartition entre financeurs. Le chiffre de l’Ifpeb doit donc se lire comme un scénario de travaux, pas comme un budget public arrêté.

Un calendrier proposé, sans financement arrêté

L’Ifpeb propose de commencer par un million de logements en 2027, pour 3,5 à 4 milliards d’euros. Il cible ensuite 6,5 millions de logements dans les territoires les plus exposés en cinq ans, puis 5,3 millions supplémentaires sur 10 à 15 ans. Ce calendrier est proposé par l’Ifpeb, sans obligation réglementaire.

Exemple

Répartis sur 1 million de logements, les 3,5 à 4 milliards d’euros donnent environ 3 500 à 4 000 € par logement. Cette moyenne indicative ne dit pas quelle part serait payée par un ménage, un bailleur ou la puissance publique.

Le chantier recoupe parfois la rénovation énergétique (Travaux qui réduisent les besoins d’énergie d’un logement ou améliorent sa performance énergétique.), notamment avec l’isolation des toitures, mais son objectif premier est la protection contre la chaleur. Les aides au logement (Soutiens publics ou financiers qui réduisent le coût du logement ou de certains travaux, sous conditions.) existantes restent ciblées.

Depuis janvier 2024, certaines aides de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) intègrent, sous conditions, les protections solaires mobiles extérieures et les brasseurs d’air. Dans le logement social, un bonus de 3 000 € par logement porte le plafond de l’éco-prêt social à 46 000 €.

Un autre chiffrage donne un ordre de comparaison. La Fondation pour le Logement évalue à 48,2 milliards d’euros, d’ici 2040, un plan plus étroit consacré aux volets et aux brasseurs d’air. Les périmètres et les horizons diffèrent : ces montants ne se confondent pas.

Sources

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