Budget 2027 : l’effort devra dépasser le texte initial
David Amiel appelle à renforcer l’effort budgétaire pour 2027, en dépenses et en recettes. Cette orientation intervient après le recul de 0,1 % du produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre ; le chiffrage supplémentaire reste à débattre.
Le 30 octobre, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a demandé un effort accru pour le budget 2027. Pour justifier cette orientation, il a évoqué la dégradation économique et financière depuis l’été et appelé à « redoubler d’efforts, tant en matière de dépenses que de recettes ». Il n’a chiffré ni enveloppe supplémentaire ni mesure précise. Le montant devra être construit pendant l’examen du budget.
Le projet de loi de finances (PLF (Projet de budget de l’État pour l’année suivante, examiné et amendé par le Parlement avant son adoption.)) initial visait déjà un déficit public (Écart entre les recettes et les dépenses de toutes les administrations publiques, rapporté au PIB.) de 5,0 % du PIB (Valeur de tous les biens et services produits dans un pays sur une période donnée.) en 2027, contre une prévision révisée à 5,4 % en 2026. Le gouvernement avait chiffré à 43 Md€ les mesures nouvelles des textes budgétaires, ou à 54 Md€ en comptant des mesures antérieures. La charge d’intérêts devait passer de 79,2 à 91,2 Md€ en un an, soit 12,0 Md€ de plus.
Le recul de l’activité renforce la contrainte
Cette inflexion intervient après la première estimation de l’Insee : le produit intérieur brut (PIB) français a reculé de 0,1 % au troisième trimestre 2026, après une stabilité au deuxième. La demande intérieure finale hors stocks a apporté 0,1 point, mais le commerce extérieur a retiré 0,6 point et l’investissement a baissé de 0,6 %.
Le scénario initial retenait une croissance de 1,0 % en 2027, une hypothèse formulée avant cette publication.
Le débat peut aussi modifier le volet recettes. Le texte initial prévoyait une contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, pour un rendement de 5,0 Md€. L’article 15, qui portait notamment cette contribution, a été supprimé en séance le 28 octobre. Cette suppression n’est pas définitive : l’Assemblée doit encore voter la première partie le 3 novembre, puis l’ensemble du PLF en première lecture le 17 novembre.
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Le gouvernement et l'Élysée écartent toute revalorisation discrétionnaire du Smic au-delà de la formule légale. Si une hausse anticipée au 1er décembre 2026 reste à l'étude, l'exécutif renvoie les hausses durables aux 122 branches professionnelles dont les grilles débutent sous le minimum légal.
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