Coface a dégagé 107,8 millions d’euros de bénéfice net au premier semestre, en baisse de 13,2 % sur un an. L’activité est restée presque stable, mais les coûts et les charges financières d’assurance ont pesé sur le résultat.
Les coûts ont absorbé l’amélioration des sinistres
Coface a dégagé 107,8 millions d’euros de bénéfice net, part du groupe, au premier semestre 2026. Un an plus tôt, ce résultat atteignait 124,2 millions d’euros. Son chiffre d’affaires consolidé a atteint 939,3 millions d’euros. Il a progressé de 0,3 % en données publiées et de 0,8 % à périmètre et taux de change constants.
Le résultat opérationnel a diminué de 9,3 %, à 168,7 millions d’euros. Le coût des sinistres, rapporté aux primes, a baissé de 2,7 points, à 37,4 %. La hausse de même ampleur du ratio de coûts net l’a neutralisée, à 33,9 %. Coface l’attribue notamment à l’inflation et à ses investissements.
Les charges financières d’assurance sont passées d’un produit de 6,7 millions d’euros à une charge de 29,1 millions. Le produit des placements financiers nets a pourtant progressé à 47,7 millions d’euros.
Après deux baisses et un point bas au quatrième trimestre 2025, le résultat trimestriel s’est redressé sur les deux premiers trimestres de 2026, sans retrouver le niveau du début 2025.LaBanque.org — données : CofaceSource
Les services d’information gagnent du terrain
Les revenus de l’assurance-crédit n’ont progressé que de 0,1 % à change et périmètre constants. Cette assurance couvre les entreprises lorsque leurs clients ne règlent pas leurs factures. Les activités hors assurance ont augmenté de 8,8 %, à 88,6 millions d’euros. Xavier Durand, directeur général de Coface, relève que « les entreprises fournissent un effort accru de contrôle de leurs coûts », ce qui pèse sur les principaux métiers du groupe.
Coface juge désormais non pertinent un objectif de rendement à court terme pour 2027. Les services d’information devaient y ajouter 50 points de base à la rentabilité des fonds propres. Le groupe prévoit de compenser cet effet par environ quatre points supplémentaires de taux de distribution pour le dividende 2027, versé en 2028. Cette intention ne constitue pas une décision définitive de distribution.
Le ratio de solvabilité estimé atteint 194 %, au-dessus de la cible comprise entre 155 % et 175 %. Ce calcul préliminaire n’est pas audité et son niveau définitif peut différer.
La Bourse de Paris ouvre la semaine en hausse, le CAC 40 reprenant 0,77 % vers 10h30 à 8 103,85 points. Ce redressement est soutenu par la détente des cours pétroliers et par la progression du secteur bancaire.
À Londres, Société Générale relève sa cible de rentabilité des fonds propres tangibles entre 13 % et 14 % d'ici 2029. Sa nouvelle feuille de route prévoit plus de 13 milliards d'euros de dividendes et rachats d'actions sur quatre ans.
Le ministère de l'Économie anticipe une dette publique record à 121,7 % du PIB en 2027, après 119,3 % en 2026. Malgré un tour de vis budgétaire annoncé, la hausse des taux de marché alimente une progression mécanique de l'endettement.