Société Générale relève son objectif de rentabilité pour 2029
À Londres, Société Générale relève sa cible de rentabilité des fonds propres tangibles entre 13 % et 14 % d'ici 2029. Sa nouvelle feuille de route prévoit plus de 13 milliards d'euros de dividendes et rachats d'actions sur quatre ans.
Le directeur général de la banque, Slawomir Krupa, a présenté sa nouvelle feuille de route le 21 septembre 2026 à Londres. Cette trajectoire dépasse le plan de 2023, qui visait 9 % à 10 % de rentabilité pour 2026. Le groupe table sur une hausse annuelle de ses revenus de 3 % d'ici 2029, tirée par le réseau français et BoursoBank. Il ambitionne ensuite de porter sa rentabilité des fonds propres tangibles (ROTE (Rentabilité des fonds propres tangibles rapportant le bénéfice net aux capitaux propres de la banque, hors actifs incorporels.)) au-dessus de 15 % dès 2030.
Ce redressement prolonge l'exercice 2025, marqué par un bénéfice net record de 6,0 milliards d'euros et un ROTE de 10,2 %. Le conseil d'administration a renouvelé le mandat de Slawomir Krupa pour quatre ans à compter de 2027. Le dirigeant résume ce cap : « Aujourd'hui, nous entrons dans une nouvelle phase. Notre ambition est claire : accélérer notre croissance rentable et maintenir une discipline rigoureuse en matière de risques et de coûts. »
La série compte quatre hausses consécutives : le ROTE passe de 4,2 % en 2023 à 10,2 % en 2025, avant des cibles de 11,0 % en 2026 et 13,5 % en 2029.LaBanque.org — données : Société GénéraleSource
Des coûts resserrés et un retour massif de capital
Pour atteindre ses cibles, l'établissement compte abaisser ses charges d'exploitation sous 16,3 milliards d'euros en 2029. Cette baisse d'environ 2 % par rapport à 2026 doit ramener le coefficient d'exploitation sous la barre des 55 %. Le ratio de solvabilité (CET1) atteignait 13,2 % à la fin juin 2026, soit 290 points de base au-dessus des exigences réglementaires.
Cette discipline budgétaire profite directement aux actionnaires. La banque s'engage à distribuer 50 % de son résultat net annuel jusqu'en 2029, soit plus de 13 milliards d'euros en dividendes et rachats d'actions (Titres qui représentent une fraction du capital d'une entreprise cotée.). L'enveloppe totale pourrait franchir 21 milliards d'euros en redistribuant le capital excédant un ratio CET1 de 13 %.
Pour les porteurs de titres, un acompte sur dividende de 0,75 euro par action est programmé. Son détachement interviendra le 5 octobre 2026, avant une mise en paiement le 7 octobre.
La Bourse de Paris progressait jeudi après le relèvement des taux de la Réserve fédérale américaine. Le recul du pétrole allégeait une partie de la pression sur les marchés, sans effacer les risques d'approvisionnement.
La Réserve fédérale américaine a relevé son taux directeur, et Wall Street a fini en baisse le 16 septembre. Les investisseurs ont surtout retenu des taux attendus plus élevés en 2026, un signal défavorable aux actions.
Le CAC 40 gagnait 0,08 % mercredi à 10 h 13, après son repli de la veille. La décision de la Réserve fédérale américaine, attendue à 20 h, sera le rendez-vous décisif pour les marchés.
Le ministère de l'Économie anticipe une dette publique record à 121,7 % du PIB en 2027, après 119,3 % en 2026. Malgré un tour de vis budgétaire annoncé, la hausse des taux de marché alimente une progression mécanique de l'endettement.
La dette publique de l'Espagne est retombée à 99,9 % du PIB en juillet 2026. Ce seuil symbolique n'avait plus été franchi depuis février 2020. Portée par une croissance solide, Madrid emprunte désormais à dix ans à de meilleures conditions que la France.
La Banque du Japon a relevé son principal taux directeur à 1,25 %, son plus haut niveau depuis 1995. Ce relèvement de 25 points de base entend freiner des tensions inflationnistes nourries par le pétrole et la faiblesse de la devise. Sur le marché des changes, le yen a pourtant reculé après l'annonce.