Bruno Le Maire veut relever la TVA et désindexer les pensions
Bruno Le Maire propose de relever la TVA. Il veut aussi désindexer les pensions, les aides sociales et le barème de l'impôt sur le revenu. Ces mesures ne sont pas en vigueur : aucun taux précis, calendrier ou public concerné n'est détaillé.
Publié le 23 août, le manifeste « L'An I — Manifeste pour une autre France » est une contribution au débat public. « Mon objectif est simple : lancer le débat sur la France que nous voulons », écrit Bruno Le Maire, ancien ministre de l'Économie, sur le site qui l'héberge.
Il propose notamment de désindexer (Ne plus relever automatiquement un montant ou un seuil au rythme de l'inflation ; sa valeur réelle baisse alors si les prix montent.) les pensions de retraite, les aides sociales et le barème de l'impôt sur le revenu. Désindexer, c'est ne plus relever automatiquement un montant ou un seuil au rythme de l'inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.). Si les prix montent, la valeur réelle du montant concerné recule.
Aucun seuil de revenu, durée ou exemption n'est annoncé. Il est donc impossible de savoir quelles pensions ou aides seraient concernées, et dans quelle proportion. Ces orientations ne sont ni des règles en vigueur ni un projet de loi déposé.
Un basculement envisagé vers la consommation
Le manifeste prévoit aussi de relever la TVA de 2 à 3 points. En contrepartie, il promet de réduire les prélèvements sur les salaires et d'augmenter le salaire net. Le principe est de déplacer une partie du financement de la protection sociale du travail vers la consommation (La consommation rassemble les achats de biens et services des ménages, du logement à l’alimentation, et les choix de budget qui les accompagnent.).
La TVA y contribue déjà. En 2025, les cotisations représentaient 49 % des recettes des régimes de base et du Fonds de solidarité vieillesse. Les contributions, impôts et taxes en représentaient 38 %, dont 10 % de TVA nette.
Le taux normal de TVA est aujourd'hui de 20 % en métropole. Des taux de 10 % et de 5,5 % s'appliquent aussi à certains biens et services. Le manifeste ne précise ni les taux visés, ni les prélèvements qui baisseraient, ni les salariés concernés. On ne peut donc pas chiffrer l'effet pour un ménage ou une fiche de paie.
Le texte évoque enfin un fléchage de grandes fortunes vers certains services publics, comme la rénovation d'hôpitaux ou d'universités. Aucun taux, seuil patrimonial ou rendement n'est publié.
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