Recrutement des cadres : les grandes structures freinent
Les grandes structures sont moins nombreuses à prévoir d’embaucher au moins un cadre au troisième trimestre. L’indicateur de l’Apec retombe à 42 %, un niveau déjà observé fin 2020. Il mesure des intentions, pas les embauches réalisées.
Au troisième trimestre 2026, 42 % des grandes structures interrogées prévoient d’embaucher au moins un cadre. C’est 6 points de moins qu’au trimestre précédent et 1 point de moins qu’au quatrième trimestre 2025.
L’indicateur avait atteint 51 % au premier trimestre, avant de redescendre à 48 % au deuxième. Ce niveau est identique à celui du quatrième trimestre 2020 pour les ETI et grandes entreprises, un périmètre très proche.
Après une hausse au premier trimestre 2026, les intentions ont baissé pendant deux trimestres consécutifs.LaBanque.org — données : ApecSource
Toutes tailles confondues, 7 % des entreprises sondées prévoient d’embaucher au moins un cadre dans les trois mois. Ces intentions correspondent à des projets déclarés par les employeurs. Elles ne comptent donc ni les postes effectivement ouverts ni les embauches réalisées.
L’enquête, menée du 2 au 17 juin, porte sur 1 000 entreprises employant au moins un cadre.
Une prudence liée au manque de visibilité
L’Apec relie ce recul à la visibilité plus faible des entreprises sur leur activité. Elles sont 56 % à dire pouvoir l’anticiper à court terme, contre 63 % un an auparavant. Dans ce contexte, 61 % anticipent des difficultés de recrutement, le niveau le plus bas des cinq dernières années selon l’association.
Le baromètre décrit aussi des cadres plus réservés face à un changement d’employeur : 13 % envisagent une mobilité externe dans les trois mois, contre 15 % un an plus tôt. Pour les personnes qui cherchent un poste, ce signal décrit donc des projets d’embauche moins fréquents, surtout dans les grandes structures.
La prévision annuelle de l’Apec, publiée en avril, reste de 305 800 recrutements de cadres en 2026, soit 4 % de plus qu’en 2025. Elle n’a pas été révisée dans ce baromètre et demeure soumise à des aléas économiques et géopolitiques.
La Banque centrale européenne relève son taux de dépôt à 2,50 % le 16 septembre. Cette décision peut influencer les offres de crédit et d’épargne, mais elle ne modifie pas automatiquement les contrats des particuliers.
Le gouverneur de la Banque de France a jugé le 11 septembre qu’annuler une partie de la dette française serait « illégal, dangereux et inutile ». Le scénario vise des titres détenus par la banque centrale, pas un défaut envers tous les créanciers. Le droit européen et l’organisation de l’Eurosystème en font un mécanisme très encadré.
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