Le cours du pétrole a bondi jeudi 8 octobre, portant le baril de Brent à 104,28 dollars en clôture. Cette hausse combine des craintes d'escalade en Iran et l'arrêt préventif de plateformes américaines. Les prix ont ensuite marqué le pas vendredi après des déclarations de Donald Trump, tandis que les marchés d'actions restaient sous tension.
Le marché de l'or noir a connu une vive accélération jeudi 8 octobre. En séance, le Brent (Pétrole brut de référence extrait en mer du Nord, servant d'étalon pour fixer le prix d'une large part du brut mondial.) et le WTI (Pétrole brut américain coté à New York, servant de baromètre pour la production et le marché aux États-Unis.) ont chacun gagné plus de 5 dollars par baril. Le Brent a clôturé à 104,28 dollars, en hausse de 4,08 dollars, son plus haut niveau depuis le 29 septembre. Le WTI américain a terminé à 91,49 dollars, en gain de 3,21 dollars.
Cette poussée s'explique par deux menaces directes sur l'offre disponible. D'abord, des informations de presse ont fait état d'options militaires étudiées par Washington contre l'Iran. Selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie, le détroit d'Ormuz (Passage maritime stratégique reliant le golfe Persique aux océans, essentiel au transit pétrolier international.) ne voyait déjà plus passer que 4,9 millions de barils quotidiens au deuxième trimestre 2026. Ce flux atteignait encore 21,6 millions fin 2025.
Dans le golfe du Mexique, l'ouragan Isaias a provoqué des arrêts préventifs massifs. Les exploitants ont suspendu 62,89 % de la production offshore, soit 1 282 879 barils par jour. L'évacuation de 121 plateformes a temporairement réduit les flux américains.
Cours de clôture en dollars par baril du contrat à terme sur le Brent.LaBanque.org — données : Investing.com, historique du Brent LCOZ6Source
Une détente politique et des marchés contrastés
La flambée a trouvé un coup d'arrêt provisoire dans la soirée. Donald Trump a affirmé que les États-Unis n'attaqueraient pas l'Iran avant les élections du 3 novembre. Les cours se sont détendus dès le vendredi 9 octobre au matin. Le baril de Brent a cédé 1,0 % à 103,28 dollars, tandis que le WTI reculait de 0,8 % à 90,75 dollars.
La secousse sur le pétrole (Matière première énergétique fossile échangée sur les marchés mondiaux, servant de base aux carburants et à de nombreux produits industriels.) s'est néanmoins transmise aux places financières avec le retour des craintes d'inflation (Hausse généralisée et durable des prix des biens et services, qui entraîne une perte de pouvoir d'achat de la monnaie.). Les marchés d'actions ont toutefois réagi en ordre dispersé.
À New York, le S&P 500 a reculé de 0,5 % à 7 765,36 points. Le Nasdaq, dominé par la technologie, a lâché 1,3 % à 27 193,34 points. À l'inverse, le Dow Jones a grappillé 0,1 % à 51 231,64 points. En Europe, le Stoxx Europe 600 a perdu 0,9 %, tandis qu'en Asie, le Nikkei cédait 1,4 % et le Kospi 2,6 %.
Le soulagement actuel reste suspendu à deux jalons immédiats. Le passage d'Isaias, attendu dans la nuit du 9 au 10 octobre, permettra d'inspecter les plateformes fermées. Plus au large, la trêve politique promise par Washington ne garantit rien au-delà du scrutin de novembre.
La CGT a appelé à 24 heures de grève chez TotalEnergies le 8 octobre 2026 pour réclamer des hausses de salaires et des embauches. Si des expéditions et quelques dizaines de stations ont été perturbées, les stocks évitent à ce stade une pénurie nationale pour les automobilistes.
Après deux séances consécutives de baisse, l'indice CAC 40 progresse de 0,92 % ce vendredi 9 octobre en matinée. La Bourse de Paris profite du repli des cours du pétrole et d'une détente sur les taux d'intérêt. Ce répit intervient après les annonces américaines écartant toute frappe militaire immédiate contre l'Iran.
Le Premier ministre réunit les distributeurs de carburants lundi 12 octobre à Matignon pour caler une baisse de 12 à 18 centimes par litre de gazole. Issu du déblocage de réserves stratégiques, ce rabais de trois mois doit apparaître à la pompe dès les premiers jours de novembre.
L'indice CAC 40 recule à 8 055 points ce jeudi 24 septembre 2026 à Paris. La remontée brutale des rendements obligataires mondiaux et un baril de pétrole au-delà de 100 dollars bousculent les marchés actions. Ce double choc ravive la crainte d'un resserrement monétaire durable.
Le CAC 40 progressait de 0,47 % à 8 193,13 points mercredi matin. Le reflux du pétrole apaise la crainte d'une inflation importée, mais les taux directeurs déjà relevés et la vigueur de l'activité européenne limitent la portée du rebond.
La Bourse de Paris progressait jeudi après le relèvement des taux de la Réserve fédérale américaine. Le recul du pétrole allégeait une partie de la pression sur les marchés, sans effacer les risques d'approvisionnement.