Le PIB américain progresse de 2,2 % au deuxième trimestre
Au deuxième trimestre 2026, le PIB réel américain a progressé de 2,2 % en rythme annualisé, selon la troisième estimation du Bureau of Economic Analysis. Ce chiffre nettement révisé à la hausse témoigne d'une consommation des ménages et d'un investissement plus solides que prévu.
La troisième estimation des comptes nationaux américains publiée le 30 septembre 2026 modifie sensiblement la lecture de l'activité. D'avril à juin, le PIB réel (Valeur totale de la production nationale ajustée de la hausse des prix, mesurant le volume réel d'activité.) des États-Unis a atteint un rythme annualisé de 2,2 %, contre 1,5 % annoncé lors de l'estimation précédente. Ce relèvement de 0,7 point de pourcentage découle d'une révision annuelle plus large. Celle-ci a également porté la croissance (Variation positive de la production de biens et services d'une économie sur une période donnée.) du premier trimestre 2026 de 2,1 % à 2,5 %.
Aux États-Unis, la publication officielle s'exprime en taux annualisé (Rythme de progression trimestriel recalculé comme s'il se répétait pendant quatre trimestres consécutifs.). Ce mode de calcul extrapole la performance d'un seul trimestre sur une année entière. En pratique, l'activité a augmenté de 0,6 % sur les trois mois du printemps par rapport au trimestre d'hiver.
Une demande intérieure portée par les ménages
Le détail des comptes révèle une dynamique sous-jacente plus vigoureuse que le chiffre global. Les ventes finales réelles aux acheteurs privés domestiques, qui mesurent la demande interne privée, ont avancé de 4,6 % en rythme annuel. La consommation des ménages a augmenté de 3,8 %, tandis que l'investissement fixe des entreprises a bondi de 9,0 %. Ce dernier poste a notamment bénéficié de la construction de centres de données.
En parallèle, le revenu intérieur brut (Indicateur mesurant l'activité économique par l'ensemble des revenus générés, en contrepartie du PIB.) réel a gagné 2,6 % au deuxième trimestre. La vitalité simultanée des dépenses et des revenus confirme la vigueur de la conjoncture (État général de l'activité économique à un instant donné, mesuré par plusieurs indicateurs.) américaine au cours du premier semestre.
Taux de croissance du PIB réel des États-Unis en rythme annualisé par trimestre (source : BEA via FRED).LaBanque.org — données : BEA via FREDSource
Le frein commercial des importations
L'appétit de consommation a toutefois pesé sur le calcul du produit intérieur brut via le commerce extérieur. Au deuxième trimestre, les importations de biens et de services ont bondi de 12,6 % en rythme annualisé. En comptabilité nationale, ces achats à l'étranger ne reflètent pas une production locale : ils ont ainsi retiré 1,66 point de pourcentage à la croissance. Le Bureau of Economic Analysis publiera sa première estimation du troisième trimestre le 29 octobre 2026.
Pour aller plus loin
Consommation — comprendre les règles et les démarches
Le gouvernement allemand a demandé à l'énergéticien public SEFE d'acheter et d'injecter 8 TWh de gaz d'ici au 15 décembre 2026. Cette consigne d'actionnaire vise à consolider les réserves face aux risques géopolitiques, alors que les réservoirs nationaux ne sont remplis qu'à 57,7 %.
Les dépenses de consommation des ménages en biens ont reculé de 0,5 % en août 2026 selon l'Insee, après une hausse de 0,4 % en juillet. Ce repli s'explique principalement par une baisse de 2,3 % des achats d'énergie, pénalisés par la hausse des prix des carburants à la pompe.
Le gouvernement veut porter la taxe sur les grandes infrastructures de transport à 1,4 milliard d'euros par an dans le budget 2027. Les sociétés d'autoroutes dénoncent un prélèvement record. Le ministère assure que cette charge ne sera pas répercutée sur les péages.
Le 30 septembre en milieu de séance, le CAC 40 cédait 0,39 % à 8 004,85 points. L'indice parisien pâtit de l'accélération de l'inflation française à 3,0 % et des vives tensions sur les emprunts d'État. Ce repli traduit l'inquiétude des investisseurs face aux coûts d'emprunt et au calendrier budgétaire national.
La hausse des prix à la consommation en Allemagne a atteint 3,3 % sur un an en septembre 2026, selon l'estimation provisoire de Destatis. Ce rebond mensuel de 0,6 % s'explique par les tensions sur l'énergie, tandis que l'inflation sous-jacente reste contenue à 2,4 %.
Selon l'estimation provisoire de l'Insee, l'inflation atteint 3,0 % sur un an en France en septembre 2026, après 2,4 % en août. Cette poussée, la plus forte depuis février 2024, provient principalement d'une flambée des prix de l'énergie et des produits frais.