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Recul de la consommation des ménages — pistolet de distribution de carburant reposant sur sa borne dans une station-service.
Consommation

Les carburants font reculer la consommation de 0,5 % en août

Les dépenses de consommation des ménages en biens ont reculé de 0,5 % en août 2026 selon l'Insee, après une hausse de 0,4 % en juillet. Ce repli s'explique principalement par une baisse de 2,3 % des achats d'énergie, pénalisés par la hausse des prix des carburants à la pompe.

Par Éloïse Lefort2 min de lecture
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Les carburants au cœur du repli mensuel

Publiés par l'Insee, les chiffres de la consommation des ménages en biens traduisent un coup de frein ciblé. En volume CVS-CJO (Quantités achetées à prix constants, corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables pour mesurer l'évolution réelle.) (corrigé des variations saisonnières et jours ouvrables), les dépenses totales ont atteint 46,42 milliards d'euros en août. Ce résultat efface une partie du rebond de juillet, dont la hausse a été révisée de +0,5 % à +0,4 %.

Le recul provient surtout de la facture énergétique, en chute de 2,3 % sur le mois. Les achats de produits raffinés (Carburants et fiouls issus de la transformation industrielle du pétrole brut consommés par les ménages.) issus du pétrole (Matière première fossile raffinée pour produire les carburants et fiouls utilisés au quotidien.) diminuent de 4,6 %. L'institut statistique souligne que « cette baisse est portée par le repli des dépenses en carburants dans un contexte de nouvelles hausses des prix ». Face aux tarifs élevés, les automobilistes ont réduit leurs passages à la pompe pour préserver leur pouvoir d'achat (Quantité de biens et services qu'un ménage peut acheter avec ses revenus, selon le niveau des prix.).

L'alimentation enregistre également un repli de 0,4 % en août, après une légère hausse de 0,2 % en juillet. Cette diminution touche les boissons, le tabac et les produits laitiers, après leur pic d'achats estival. Dans le panier de biens de 2024, l'alimentation représentait 37 % des dépenses, contre 21 % pour l'énergie.

Consommation des ménages en biens, d'août 2025 à août 2026 : évolution oscillant entre un plancher à 45,7 Md€ en février 2026 et un sommet à 46,7 Md€ en juillet, avant le repli à 46,4 Md€.
Consommation mensuelle des ménages en biens en volume (données CVS-CJO en milliards d'euros aux prix de 2020).LaBanque.org — données : InseeSource

Une consommation de biens qui résiste sur un an

Ce ralentissement d'août n'affecte pas l'ensemble des rayons. La consommation de biens fabriqués, qui représente 42 % du panier de biens, progresse encore de 0,3 % sur un mois. Les achats de matériels de transport augmentent de 1,4 %, soutenus par les véhicules neufs. À l'inverse, l'équipement du logement recule de 0,3 %, après avoir chuté de 2,7 % en juillet.

À plus grande échelle, la trajectoire des dépenses reste orientée à la hausse. Sur les trois mois achevés en août 2026, la consommation de biens progresse de 1,0 % par rapport au trimestre précédent. Sur un an, le niveau des achats dépasse de 0,8 % celui d'août 2025. Le mouvement d'août illustre ainsi un arbitrage immédiat face au prix du plein plutôt qu'un recul généralisé des achats.

Pour aller plus loin

Sources

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