Une taxe sur les produits sucrés est à l'étude pour 2027
Le ministre du Commerce Serge Papin confirme qu'une taxe sur les produits sucrés est envisagée pour le budget 2027. Cette option fiscale n'est pas encore arbitrée dans le texte budgétaire. Elle viserait plusieurs catégories d'aliments transformés.
Invité sur LCI le 30 septembre 2026, Serge Papin a déclaré qu'une taxe comportementale (Prélèvement fiscal conçu pour renchérir un produit jugé néfaste, incitant les fabricants à modifier leurs recettes et les consommateurs à réduire leurs achats.) sur les produits sucrés figurait parmi les pistes pour 2027. Le ministre du Commerce justifie cette réflexion par un impératif sanitaire : « il y a trop d’obésité, trop de diabète ». Il a toutefois modéré son propos en rappelant : « Je ne suis pas pour les taxes ».
Ce prélèvement n'est pas encore consigné dans la version officielle du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (Système public qui protège les assurés contre les risques liés à la santé, la famille, la vieillesse et les accidents professionnels.) (PLFSS). Au 30 septembre 2026, Matignon n'avait d'ailleurs pas confirmé l'intégration de la mesure dans le texte initial. La conférence de presse budgétaire est programmée à Bercy le 1er octobre 2026 à 8 h 30. Elle précisera si l'exécutif retient ce dispositif avant l'ouverture des débats au Parlement.
Quels aliments transformés pourraient être ciblés ?
La fiscalité (Ensemble des impôts, taxes et prélèvements obligatoires perçus par l'État et les collectivités publiques.) nutritionnelle en vigueur ne vise aujourd'hui que les boissons contenant des sucres ajoutés. Son barème applique en 2026 des tarifs de 4,07 à 35,63 € par hectolitre selon la teneur en sucre. L'exécutif étudierait l'extension de ce principe à plusieurs rayons d'épicerie solide. Seraient visées cinq ou six catégories d'aliments transformés, notamment les biscuits, les gâteaux industriels, les pâtes à tartiner et les céréales du petit-déjeuner.
Le seuil d'imposition et le barème applicable ne sont pas encore arrêtés à ce stade. Les médias évoquent un rendement attendu de 200 millions d'euros par an, calqué sur un amendement parlementaire déposé pour le budget 2026. Face à cette perspective, l'Association nationale des industries alimentaires (ANIA), représentant environ 23 000 entreprises, exprime son opposition. L'organisation professionnelle prévient qu'une telle contribution pèsera directement sur le ticket de caisse et le pouvoir d'achat (Quantité de biens et de services qu'un ménage peut acquérir en fonction de son revenu disponible.).
Une piste budgétaire transmise au Conseil d'État envisage de moduler la revalorisation des retraites de base au 1er janvier 2027. Le gel complet ne débuterait qu'à 2 034 euros de pension globale par mois, précédé d'une sous-indexation dès 1 260 euros. Ce projet reste non arbitré avant sa présentation officielle.
Selon l'estimation provisoire de l'Insee, l'inflation atteint 3,0 % sur un an en France en septembre 2026, après 2,4 % en août. Cette poussée, la plus forte depuis février 2024, provient principalement d'une flambée des prix de l'énergie et des produits frais.
Les dépenses de consommation des ménages en biens ont reculé de 0,5 % en août 2026 selon l'Insee, après une hausse de 0,4 % en juillet. Ce repli s'explique principalement par une baisse de 2,3 % des achats d'énergie, pénalisés par la hausse des prix des carburants à la pompe.
Édouard Philippe propose de reporter l'âge légal de départ à 65 ans avec 45 annuités de cotisation en moins de dix ans. Gabriel Attal rejette ce schéma et défend un modèle fondé sur la durée cotisée et la capitalisation. Ces pistes de campagne ne modifient pas les règles actuellement en vigueur.
Édouard Philippe propose de reporter l'âge de la retraite à 65 ans et d'exiger 45 annuités de cotisation. Cette proposition politique dépasserait le barème en vigueur, sans qu'aucun projet de loi ne soit déposé.
Le gouvernement souhaite relever la taxe sur les grandes infrastructures de transport de 4,6 % à 12,2 % dans le projet de budget 2027. Cette proposition vise 800 millions d'euros de recettes supplémentaires pour l'État, sans autoriser de hausse automatique du prix des péages pour les automobilistes.