Le prix repère du gaz augmente de 6,6 % en novembre
Au 1er novembre 2026, le prix repère du gaz passe à 194,90 €/MWh, en hausse de 6,6 %. Seules les offres indexées paient ce supplément. Le même jour, les retraites complémentaires du privé gagnent 1,4 % et la trêve hivernale commence.
Au 1er novembre, seule la part approvisionnement du prix repère bouge. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) constate des prix de marché plus hauts en septembre qu'en août. Taxes et réseaux ne changent pas.
Le repère n'est pas une offre à souscrire. Il passe à 194,90 € le mégawattheure, toutes taxes comprises, contre 182,88 € en octobre, soit 6,6 %. La CRE évalue l'effet moyen à 12 € sur la facture de novembre des offres indexées. Les contrats à prix fixe, environ 40 % des consommateurs résidentiels à fin 2025, gardent le prix signé.
La CRE conditionne son estimation à des prix à peu près stables jusqu'à la fin de l'année. Pour une facture calée sur le repère, l'écart serait d'environ 135 € toutes taxes comprises, soit 11 % en moyenne. Les prix de début d'année étaient bas.
Euros toutes taxes comprises par mégawattheure. Août 2026 n'est pas affiché. Sur six écarts : cinq hausses et une baisse, celle de juin.LaBanque.org — données : CRESource
La série compte cinq hausses et une baisse, celle de juin.
Les pensions déjà versées gagnent 1,4 %
Le 14 octobre 2026, le conseil d'administration de l'Agirc-Arrco a relevé de 1,4 % la retraite (Pension versée après la vie professionnelle. Elle comprend souvent une base et, pour les salariés du privé, une complémentaire.) complémentaire déjà versée, avec effet au 1er novembre. Ce régime obligatoire des salariés du privé compte 14 millions de retraités. Le coût, financé par le régime, atteint 1,4 milliard d'euros en année pleine.
L'accord du 5 octobre 2023 part d'une inflation hors tabac estimée à 2 %, moins 0,4 point, soit 1,6 %. La fourchette allait de 1,2 % à 1,9 %, sans dépasser le salaire moyen par tête. Le taux retenu, 1,4 %, est 0,2 point sous ces 1,6 %.
Aucune revalorisation n'avait été décidée en 2025. Le prix du point pour les salariés encore en activité attend l'accord 2027-2030.
La trêve suspend l'expulsion jusqu'au 31 mars
Du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027 inclus, l'expulsion est suspendue. Cela vaut pour des loyers impayés et pour un jugement déjà rendu. La dette ne disparaît pas. La procédure peut avancer, mais l'exécution attend le lendemain du 31 mars.
La trêve ne couvre pas les occupants déjà relogés selon leurs besoins. Elle laisse aussi de côté un logement sous arrêté de mise en sécurité et les squatteurs d'un domicile. Le juge aux affaires familiales peut encore ordonner une expulsion pour divorce ou violences.
Jusqu'au 31 mars, le gaz naturel et l'électricité de la résidence principale ne peuvent pas être coupés pour impayé. La puissance peut descendre à 3 kVA (Unité de puissance d'un contrat d'électricité. Plus elle est basse, moins d'appareils peuvent fonctionner en même temps.) pour un contrat d'au moins 6 kVA, et à 2 kVA en dessous. L'attestation de chèque énergie, si elle a été transmise, empêche cette baisse. Le fioul, le bois, le gaz en citerne et les résidences secondaires sont exclus.
Colis, arrêts et crédit : les autres dates
Dès le 1er novembre, 2 € de frais de traitement sont dus par catégorie d'article. Ils visent un achat en ligne expédié hors de l'Union européenne, sans seuil de valeur. Deux objets identiques, au classement douanier, forment une seule catégorie.
Ces 2 € s'ajoutent au droit forfaitaire de 3 € par catégorie, dû depuis le 1er juillet 2026 sur un envoi d'au plus 150 €. Au-delà, les droits ordinaires s'appliquent, et les 2 € aussi.
Attention
Plateformes, vendeurs ou transporteurs règlent ces frais et peuvent les inclure dans le prix. Un message de paiement au nom de la douane est une arnaque.
Le décret n° 2026-909 du 30 septembre 2026 vise les arrêts qui débutent à compter du 1er novembre. L'indemnité journalière (Somme versée pour chaque jour d'arrêt. En accident du travail, elle dépend du salaire, dans la limite d'un plafond.) d'accident du travail ou de maladie professionnelle se calcule dans la limite de 1,8 Smic. Pour une maladie ordinaire, le plafond est de 1,4 Smic.
Sous 1,8 Smic, le montant ne change pas. Au-dessus, l'Assurance maladie couvre une plus faible part du salaire. L'employeur complète si un maintien de salaire s'applique.
Le crédit (Somme prêtée à un particulier, à rembourser selon un calendrier, en général avec des intérêts.) à la consommation s'élargit le 20 novembre 2026 aux offres gratuites, à moins de 200 € et à moins de trois mois. Il inclut aussi les crédits de 75 000 à 100 000 € et la location avec option d'achat, pas les cartes à débit différé.
Un découvert de moins de 200 € ou de moins d'un mois suppose une analyse de la capacité à rembourser. Une autorisation antérieure au 20 novembre se poursuit.
Entrée en vigueur le 1er septembre 2026, la suspension de la réforme des retraites provoque 70 000 départs supplémentaires cette année. Les assurés nés en 1964 peuvent liquider leurs droits dès 62 ans et 9 mois. Cet afflux impose d'anticiper sa demande de quatre à six mois.
En vigueur depuis le 1er juillet 2026, le droit de douane européen de 3 € par article freine les importations à bas prix. Entre juin et août, la TVA déclarée sur les petits colis a chuté de 48 % en France. Une redevance de 2 € s'y ajoutera le 1er novembre pour les achats hors Union européenne.
Un projet d'arrêté fixe à 0,8 % la cotisation obligatoire qui financera la garantie émeutes dès le 1er janvier 2027. Tous les contrats habitation, automobile et professionnels alimenteront ce fonds doté de 400 millions d'euros par an. Le surcoût moyen atteindra 7 à 8 € par ménage.