Le gazole baisse, d'un montant différent selon la station
Depuis le 1er novembre 2026, les distributeurs rendent l'avantage tiré des stocks de gazole. L'écart avec le prix du marché change chaque jour, dépôt par dépôt. Le montant s'affiche en euros par litre avant le plein.
Le 31 octobre, le litre de gazole vaut encore 2,380 € en moyenne, en baisse. Le SP95-E10 est à 2,111 € et le SP98 à 2,226 €, tous deux en hausse.
Il passe au-dessus du SP95-E10 le 27 février. Il n'en redescend que sept jours, entre le 27 juin et le 5 juillet. En 2025, il était resté moins cher que cette essence chaque jour compté.
L'archive des prix déclarés par les stations donne 1,596 € le litre le 1er janvier. Le 30 septembre, ce litre vaut 2,380 €, soit 78,4 centimes de plus. Le plus haut relevé est 2,398 €, le 22 septembre.
Moyenne mensuelle des prix déclarés par les stations, sans pondération par les volumes vendus.LaBanque.org — données : CarbuFrance, d'après le ministère de l'ÉconomieSource
La moyenne mensuelle part de 1,651 € en janvier et atteint 2,337 € en septembre. D'un mois à l'autre, la série compte six hausses et deux baisses, en mai puis en juin.
Combien ça baisse vraiment ?
Le montant de la baisse doit être indiqué en euros par litre avant le paiement.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a évalué, le 7 octobre, une baisse de 12 à 18 centimes le litre. Ce n'est pas un tarif fixé par décret. L'écart se recalcule chaque jour, dépôt par dépôt.
Le calcul prend la moyenne des cinq cotations précédentes du gazole, dans la zone du dépôt. Trois zones comptent : Anvers-Rotterdam-Amsterdam, la Méditerranée, et le Nord-Ouest de l'Europe, autour du Havre. Cette moyenne est diminuée du coût moyen pondéré d'acquisition de la SAGESS (Société des opérateurs pétroliers qui conserve la part mutualisée des stocks stratégiques français.), le prix de revient des stocks déjà achetés.
Cette société garde, pour les distributeurs, la part mutualisée des stocks de pétrole (Matière première raffinée en carburants et en fioul. Son cours pèse directement sur le prix payé à la pompe.). Si cette moyenne passe sous ce coût, la remise tombe à zéro. Deux stations peuvent alors afficher des montants différents, sans que l'une ait oublié la mesure.
E.Leclerc retire 21 centimes par litre dans 742 stations dès le 1er novembre. Le prix continue de suivre le marché. L'enseigne dit reporter l'écart « sans en garder une part en marge ». Sur 50 litres, ces 21 centimes font 10,50 €.
TotalEnergies affiche 2,15 € depuis le 31 octobre dans 705 stations Access, soit 60 % de ses ventes de carburant. Ce prix est à 10 centimes sous son plafond de 2,25 €, maintenu dans tout le réseau en France. L'écart avec la moyenne du 31 octobre, 2,380 €, est de 23 centimes. Hors autoroutes, les autres stations du groupe commencent le 2 novembre, selon les marchés.
Sur 50 litres, 12 centimes font 6 € et 18 centimes font 9 €. Pour le pouvoir d'achat, ce gain ne rattrape pas les 39,20 € de plus qu'en janvier sur le même plein.
Le fioul, les tracteurs et la pêche aussi
L'essence n'est pas concernée. Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l'Énergie, justifie le choix du seul gazole. Elle invoque l'accord international, le niveau des prix et les tensions sur le raffinage.
Le décret du 23 octobre 2026 propose les volumes au prorata des mises à la consommation de 2025. Il vise le gazole, le fioul domestique et le pétrole lampant (Combustible liquide proche du fioul, visé lui aussi par la remise sur les stocks de gazole.). Le cumul est plafonné à 1,6 million de m³, soit 1,6 milliard de litres. Les cessions au coût historique vont jusqu'au 31 janvier 2027.
Ce plafond reprend les 10 millions de barils annoncés le 7 octobre.
La remise peut précéder l'arrivée du produit dans la cuve. Cet écart hors taxes doit être rendu en totalité au plus tard le 31 mars 2027. Le décret court jusqu'au 15 avril 2027. Le montant indiqué avant le plein, en euros par litre, comprend les taxes dues sur cet écart.
TotalEnergies baisse le fioul domestique de 200 € par mètre cube, soit 20 centimes le litre. Le gazole non routier, celui des tracteurs et des chantiers, baisse de 20 centimes le litre face au prix international. Le ministère de la Transition écologique annonce jusqu'à 18 centimes de moins par litre de carburant de pêche. La baisse peut durer trois mois, dès le début de novembre.
Des stocks prévus pour une pénurie
Les distributeurs doivent détenir 29,5 % des mises à la consommation de l'année précédente. François Boussagol, PDG de la SAGESS, a indiqué qu'ils supportent l'intégralité des coûts, sans incidence sur le budget de l'État. La mise à disposition se fait sur injonction de l'État.
Le 11 mars 2026, Roland Lescure, ministre de l'Économie, situait les réserves françaises à 100 millions de barils. En octobre, Maud Bregeon en attribue la moitié au gazole, soit 50 millions de barils. La consommation sur trois mois est de 54 millions de barils, et les 10 millions libérés en représentent environ 20 %. Elle estime que cette sortie ne menace pas la sécurité d'approvisionnement.
En mars, le président de la République Emmanuel Macron avait déjà annoncé 14,5 millions de barils français. La sortie de novembre ajoute une revente intérieure au coût historique, avec répercussion obligatoire. Lecornu dit vouloir utiliser ces réserves « de manière nouvelle, pour agir sur les prix ».
Lecornu rattache l'opération à un accord du G7 conclu la semaine précédente. Cet accord vise 100 millions de barils de produits pétroliers en quatre mois, un volume distinct des réserves françaises. La fiscalité (Impôts et taxes prélevés par l'État. Sur le carburant, ils s'ajoutent au prix du produit avant l'affichage.) des carburants ne change pas : il écarte une baisse générale des taxes. Le pays ne peut pas, dit-il, rouvrir les mêmes dépenses à chaque crise, surtout avec des taux d'intérêt plus élevés.
L'économiste Patrice Geoffron juge ce recours « pas anodin ». Ces stocks sont, dit-il, une « sorte d'épargne qui a été constituée pour les moments difficiles ». Il ajoute : « Il n'y a pas encore de menace de pénurie. »
Le décret ne date pas la reconstitution des cuves. L'obligation de détention demeure. Les volumes sortis seront rachetés plus tard, au prix alors en vigueur.
L'inflation française accélère à 3,4 % sur un an en octobre 2026 selon l'Insee, au plus haut depuis janvier 2024. Ce rebond est tiré par un bond de 24,1 % de l'énergie. Il active les formules de calcul des retraites de base, du Livret A et de la taxe foncière pour 2027.
Les projets de textes transmis au Conseil d'État fixent à 0,8 % la cotisation de la future garantie émeutes. À compter du 1er janvier 2027, cette couverture intégrera tous les contrats d'assurance habitation, auto et professionnels. La répercussion sur les assurés atteindra en moyenne 7 à 8 € par an par foyer.
La hausse des prix à la consommation atteint 3,4 % sur un an en France en octobre 2026, au plus haut depuis début 2024. La flambée de l'énergie et la tenue des services effacent l'accalmie observée sur l'alimentation et les biens industriels.
TotalEnergies abaisse le prix du diesel à 2,15 € le litre dès ce samedi 31 octobre 2026 dans ses 705 stations Access. Cette baisse découle de la libération par l'État de 10 millions de barils issus des réserves nationales. Les autres stations du groupe et le fioul domestique suivront le 2 novembre.
Le prix du gazole recule de 12 à 18 centimes par litre dès le dimanche 1er novembre 2026 grâce au déblocage des réserves stratégiques. Toutes les stations-service françaises doivent répercuter cette baisse et l'afficher clairement. Les moteurs à essence restent exclus de la mesure.
Dès le 1er novembre 2026, les stations-service devront afficher au dixième de centime la baisse du gazole issue des réserves stratégiques. Attendue entre 12 et 18 centimes par litre pendant trois mois, cette remise concerne le diesel et le fioul, mais exclut l'essence.