Raphaël Glucksmann, candidat déclaré à l'élection présidentielle, propose de taxer davantage les « méga-héritages ». Dans un entretien publié le 26 août, il a indiqué viser les 1 % d'héritages les plus élevés, avec « un barème progressif à partir de 2 millions d'euros ».
Le candidat dit vouloir financer ainsi une baisse des prélèvements sociaux sur les salaires. Il avance 15 milliards d'euros de recettes annuelles. Ce montant est une estimation politique : aucune étude de chiffrage n'a été publiée.
La proposition n'est pas une nouvelle règle fiscale. Aucun texte, barème détaillé ou base de calcul n'est disponible. Le seuil de 2 millions d'euros ne dit pas encore s'il viserait la succession entière ou la part reçue par chaque héritier. Il est donc impossible de chiffrer un éventuel droit supplémentaire pour une succession donnée.
Les droits actuels sont calculés par héritier
Aujourd'hui, les droits de succession sont calculés sur la part nette reçue par chaque bénéficiaire, et non sur l'ensemble du patrimoine laissé par le défunt. En ligne directe, chaque enfant ou ascendant bénéficie d'un abattement de 100 000 € avant le calcul de l'impôt.
Le barème est déjà progressif. Le taux de 45 % ne concerne que la fraction de la part nette taxable qui dépasse 1 805 677 € ; il ne s'applique donc pas à l'intégralité de la somme reçue. Le conjoint survivant et le partenaire de Pacs sont exonérés de droits de succession dans le régime de droit commun.
Tant qu'aucun texte n'est déposé, ces règles restent celles applicables. La portée réelle de la proposition dépendra notamment de la définition retenue pour le seuil et de son barème futur.
Le groupe socialiste propose de réduire la CSG des salariés jusqu’à 2 700 € nets mensuels et de financer la mesure par une contribution sur les gros héritages. Cette proposition n’a aucun effet immédiat : le projet de loi de finances du gouvernement est attendu au plus tard le 6 octobre.
La CFDT veut que tout héritage soit taxé dès le premier euro. C'est une revendication syndicale, pas une loi ni un projet du gouvernement. Elle pourrait soumettre au prélèvement dès le premier euro des transmissions aujourd'hui couvertes par l'abattement applicable aux enfants.
La taxe foncière a augmenté de 93,4 % en moyenne entre 2005 et 2025 en France, soit 2,5 fois plus vite que l'inflation. Pour les propriétaires, la facture moyenne atteint désormais 635 € hors ordures ménagères, et 976 € dans les cinquante plus grandes villes.
La commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale a approuvé, mercredi 14 octobre 2026, l'extension de la taxe soda aux aliments sucrés préemballés. Prévue au 1er janvier 2027 pour les fabricants et importateurs, la mesure représente quelques centimes par paquet avant son examen dans l'hémicycle.
La revalorisation des petites retraites a rapporté en moyenne 52 € bruts par mois en 2024 à 1,3 million d'assurés. Deux tiers des bénéficiaires sont des femmes. Seuls 6 % des pensionnés concernés atteignent toutefois le plafond de 100 € bruts.