Les fabricants de puces chutent sur fond de doutes sur l’IA
Les fabricants de puces ont décroché à Wall Street lundi 14 septembre, alors que Dario Amodei, patron d’Anthropic, appelle à ralentir les progrès des modèles d’IA. Les investisseurs redoutent un décalage des dépenses de calcul, sans qu’aucune baisse de commandes ni règle sectorielle ne soit annoncée.
Le Nasdaq Composite a cédé 0,6 % lundi 14 septembre, à 26 186,41 points. Nvidia a perdu 3,4 %, tandis que l’indice Philadelphia Semiconductor, qui regroupe les fabricants de puces, a chuté de 5,86 %. Les investisseurs ont donc vendu en priorité les entreprises qui fournissent la puissance de calcul utilisée par l’intelligence artificielle.
Cette réaction traduit une inquiétude sur le rythme futur des investissements dans les centres de données et les puces. Si des contrôles retardaient les progrès ou le déploiement des modèles, une partie des dépenses attendues pourrait être décalée. Ce n’est toutefois pas l’annonce d’une baisse des commandes.
Le débat sur l’IA n’explique pas seul la séance. Le rendement de l’emprunt américain à dix ans a brièvement atteint 5 %, tandis que le Brent a clôturé à 105,68 dollars le baril. Ces deux facteurs ont également pesé sur les actions.
La seule mesure immédiate concerne Anthropic
Dario Amodei, cofondateur et directeur général d’Anthropic, a appelé le 12 septembre à ralentir l’amélioration des modèles les plus avancés. « We must slow the pace at which we improve the capabilities of AI models », a-t-il écrit. Son texte ne réclame ni l’arrêt de l’entraînement ni l’abandon du progrès technique.
L’engagement concret concerne son entreprise. Anthropic prévoit d’accueillir des évaluateurs tiers avec un accès continu à ses travaux afin de contrôler ses pratiques de sûreté et de signaler d’éventuels incidents. Les deux autres volets du plan, une coordination entre laboratoires des démocraties puis une coordination mondiale, ne sont pas décidés. Ils dépendraient d’autres entreprises et, possiblement, des pouvoirs publics.
Pour les marchés, la nuance est essentielle. L’appel ouvre un débat sur la vitesse des investissements dans l’IA, mais il ne crée pas de règle applicable à tout le secteur.
Les principales sociétés cotées françaises ont versé 70,4 milliards de dollars de dividendes au deuxième trimestre, selon l'indice Janus Henderson. La France arrive première en Europe, mais ce classement saisonnier inclut 4,2 milliards d'euros exceptionnels distribués par Bolloré.
Au deuxième trimestre 2026, les sociétés françaises cotées ont versé 70,4 milliards de dollars de dividendes, selon Janus Henderson. La France arrive en tête en Europe, mais le versement exceptionnel de Bolloré pèse dans ce total.
Le CAC 40 reculait de 0,8 % lors des premiers échanges européens du 14 septembre. Le pétrole montait après l’arrêt préventif d’un oléoduc saoudien, tandis que les actions liées à l’intelligence artificielle reculaient sur les marchés mondiaux.