Carburants : 13 % des stations en difficulté
Le suivi de l’État recensait 13 % de stations en difficulté le 14 septembre. Le gouvernement écarte une pénurie nationale, mais chaque carburant n’est pas forcément disponible à la pompe.

Le prix moyen du SP95-E10 a atteint 2,11 € le litre le 11 septembre, son plus haut dans la série nationale. À ce tarif, un plein de 50 litres représente 105,50 €. Une aide de 100 € est encore demandable jusqu'au 30 septembre par certains travailleurs éligibles.
Le relevé du 11 septembre place le SP95-E10 (Essence sans plomb contenant jusqu'à 10 % de bioéthanol, compatible avec la plupart des voitures essence récentes.) à 2,11 € le litre, son niveau le plus élevé dans la série suivie par l'administration depuis 1985. Le SP95-E5 atteint aussi un record, autour de 2,17 € le litre.
Ce chiffre ne correspond pas forcément à celui affiché dans la station la plus proche. La base publique retient les prix moyens du vendredi, publiés le lundi, pour la France métropolitaine hors Corse.

Entre le 7 août et le 11 septembre, le prix moyen a augmenté lors des cinq relevés successifs, passant de 1,9762 € à 2,11 € le litre. Sur cinq semaines, cela représente une hausse de plus de 13 centimes par litre. Le mouvement s'inscrit dans un renchérissement des produits pétroliers : le Brent hebdomadaire est monté de 90,54 à 93,12 dollars le baril entre le 28 août et le 4 septembre. Ce cours n'explique toutefois pas, à lui seul, le prix payé à la pompe, qui dépend aussi du raffinage, de la distribution et des taxes.
Au prix moyen actuel, 50 litres de SP95-E10 coûtent 105,50 €. C'est 21 € de plus que le même volume valorisé au prix moyen annuel de 2025, qui était de 1,69 € le litre. Cette comparaison donne un ordre de grandeur : chaque conducteur paie selon sa station, son véhicule et la quantité achetée.
Aucune remise générale ne s'applique à la pompe. En revanche, les travailleurs « grands rouleurs » qui remplissent les conditions peuvent encore demander une indemnité carburant de 100 € jusqu'au 30 septembre. Cette aide ciblée ne diminue pas automatiquement le montant affiché par la station.
Le suivi de l’État recensait 13 % de stations en difficulté le 14 septembre. Le gouvernement écarte une pénurie nationale, mais chaque carburant n’est pas forcément disponible à la pompe.
Les flux d’Ormuz restent sévèrement contraints. Le diesel-gazole, produit déjà raffiné, est plus rare que le brut. En France, la moyenne nationale du litre avait gagné 39 centimes au dernier relevé officiel, entre le 3 juillet et le 4 septembre.
Le CAC 40 reculait de 0,8 % lors des premiers échanges européens du 14 septembre. Le pétrole montait après l’arrêt préventif d’un oléoduc saoudien, tandis que les actions liées à l’intelligence artificielle reculaient sur les marchés mondiaux.
Le rendement des obligations américaines à dix ans a brièvement franchi 5 % le 14 septembre. La référence quotidienne du Trésor est toutefois restée à 4,97 %. La décision de la Réserve fédérale est attendue le 16 septembre.
Des pêcheurs bloquent depuis mardi matin la sortie du dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer. Environ cinquante camions-citernes sont immobilisés, sans pénurie d’essence établie à ce stade.
La facture annuelle moyenne de gaz pourrait dépasser d'environ 120 € celle de 2025, selon la Commission de régulation de l'énergie. Cette projection dépend des prix d'ici à la fin de l'année et ne concerne pas tous les contrats.