Le rendement américain à dix ans franchit 5 % en séance
Le rendement des obligations américaines à dix ans a brièvement franchi 5 % le 14 septembre. La référence quotidienne du Trésor est toutefois restée à 4,97 %. La décision de la Réserve fédérale est attendue le 16 septembre.
Un seuil franchi en séance, pas dans la référence quotidienne
Le rendement des obligations du Trésor américain à dix ans a atteint 5,014 % en séance le 14 septembre, selon le Seoul Economic Daily. Reuters a également fait état d’un franchissement de 5 %, une première depuis octobre 2023.
Ce seuil ne correspond toutefois pas à la référence quotidienne officielle. Le Trésor américain a publié 4,97 % pour l’échéance à dix ans. Cette référence est construite à partir de cotations indicatives de fin d’après-midi ; elle ne rend donc pas compte du pic de séance. Elle est le repère comparable d’une journée à l’autre, tandis qu’un pic décrit une tension ponctuelle.
Le taux à trente ans était de 5,34 % le même jour. La tension concernait donc aussi les échéances très longues.
La série de neuf références quotidiennes officielles passe de 4,79 % le 1er septembre à 4,97 % le 14 septembre 2026.LaBanque.org — données : U.S. Department of the TreasurySource
Les attentes autour de la Fed soutiennent les taux longs
Un rendement obligataire (Taux calculé à partir du prix de marché d’une obligation : il augmente lorsque ce prix baisse.) est le taux obtenu à partir du prix de marché d’une obligation : quand ce prix baisse, le rendement monte. Il ne s’agit ni du taux directeur fixé par la Réserve fédérale américaine, ni du coupon versé par une obligation précise.
Les références officielles montrent que le taux à dix ans est passé de 4,79 % le 1er septembre à 4,97 % le 14 septembre. Reuters relie cette hausse aux craintes d’une inflation ravivée (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) par le pétrole, ainsi qu’à l’abondance des émissions de dette publique (Ensemble des emprunts des administrations publiques. La dette négociable de l'État en constitue une partie.) et d’obligations d’entreprises. Ces éléments sont des explications de marché, sans mesure de leur poids respectif.
La Réserve fédérale réunit son comité de politique monétaire les 15 et 16 septembre. La décision, les projections économiques et la conférence de presse prévues le 16 septembre peuvent modifier les anticipations qui influencent ces taux de marché.
Le gouverneur de la Banque de France a jugé le 11 septembre qu’annuler une partie de la dette française serait « illégal, dangereux et inutile ». Le scénario vise des titres détenus par la banque centrale, pas un défaut envers tous les créanciers. Le droit européen et l’organisation de l’Eurosystème en font un mécanisme très encadré.
Le taux français à dix ans a monté plus vite que l’allemand le 10 septembre. L’écart atteint 93,27 points de base, son plus haut niveau depuis 2012. Il renchérit surtout les futures émissions de dette de l’État.
Mardi 9 septembre, le rendement de l’OAT française à dix ans a touché 4,3067 % en séance. Il s’agit d’un pic inédit depuis l’automne 2008. Le TEC 10 officiel s’est établi plus bas, à 4,245 %.
Bruno Le Maire propose de déplacer une partie du financement de la protection sociale du salaire vers la consommation. Hausse de TVA, désindexation et allègement des successions : aucune de ces pistes ne modifie aujourd'hui les règles applicables.
La dette fédérale américaine a atteint 40 047 milliards de dollars le 18 août. Ce total comprend les titres détenus par les investisseurs et ceux conservés au sein de l'administration. Pour en mesurer la portée économique, la dette détenue par le public est la distinction décisive.
Le rendement de l'obligation française à dix ans a atteint 4,493 % en séance, lundi 14 septembre. Le mouvement reflète aussi la hausse des taux en zone euro. Mais l'écart avec l'Allemagne souligne une pression particulière sur la dette française.